Catégorie : doigts

octobre 12, 2017
desinjections peuvent traiter certaines affections de la main sans opérer
desinjections peuvent traiter certaines affections de la main sans opérer

traitement des affections rhumatismales de la main par injection de corticides retard

Chirurgie esthétique et réparatrice  de la main

par VLADIMIR MITZ

chirurgien de la main à Paris

 

Le traitement de la maladie arthrosique  au niveau des mains est rendu plus difficile,en ce moment,  car nous ne disposons  plus des injections du produit “ALTIM”, devenu introuvable dans les pharmacies parisiennes!

C’est un produit cortisonique retard qui a été très utilisé en rhumatologie, et aussi par nous en chirurgie esthétique;

Ce corticoïde retard d’action locale prolongée permettait  de traiter non seulement des douleurs articulaires liée à l’arthrose déformante des doigts de la main, mais était  aussi utilisé pour des injections dans les cicatrices chéloïdiennes, et  hypertrophiques, afin de diminuer la composante hyper épaisse de collagène localement accumulé;

Dans ces conditions il nous a fallu trouver un produit corticoïde retard  de substitution sur le marché.

Il faut se méfier, car certaines substances  sont très puissantes et peuvent entraîner une dépression sous-cutanée voir une atrophie cutanée très laide esthétiquement; en chirurgie de la main, l »emploi des corticoides retard est un adjuvant puissant et très utile en complément ou parfois en substitution initiale au bistouri.

Nous ignorons actuellement les raisons pour lesquelles le produit altim n’est plus sur le marché  il semble que cela soit définitif;

À l’heure où l’on parle d’injection transcutanée dans la graisse pour faire maigrir des zones d’accumulation graisseuses que les patients jugent indésirables,  il est bien dommage qu’un produit efficace ait été retiré brutalement de notre pharmacopée.

Bonne nouvelle toutefois: l’utulisation du produit K…….. 40 retard , dilué à bon escient nous permet des injections efficaces de corticoide retard!

Chirurgie de la main à paris par Vladimir Mitz: les indications des infiltrations sans opérer nécessairement

L’utilisation de ce traitement par infiltrations de corticoide retard ultra-puissant -qui est très utile dans le traitement de cicatrices chéloides invétérées-nous donne de grandes satisfactions dans des indications variées en chirurgie de la main courante, mais sans forcémént opérer; seules les échecs des infiltations faites au cabinet passeront au bloc opératoire:

-kystes synoviaux

-kystes mucoides

-doigts à ressaut

-maladie de Dupuytren stade 0 ou 1

syndromes canalaires sensitifs au début(canal carpien, cubital au coude) et sans atteinte motrice à l’EMG

-déformations rhumatismales des doigts

douleurs articulaires des pianistes et violonistes-

douleurs des sportifs

-manifestations articulaires de la  chondrocalcinose peu évolée

tennis elbow au début

Chirurgie de la main à paris par Vladimir Mitz: conclusion

tout ce qui peut éviter le passage sur la table d’opération est bon à prendre pour le patient! Mais seule une grande expérience permet de conseiller un programme thérapeutique raisonnable et adapté à chaque cas particulier.

avril 27, 2015
incision pour libération nerf médian à la paume
incision pour libération nerf médian à la paume

tracé de l’incision pour canal carpien compressif

« canal carpien » signifie canal étroit, rétréci, à la partie basse du poignet où le nerf médian peut être comprimé pour diverses raisons qui ont conduit à sa libération chirurgicale;

Vous venez d’être opéré(e) d’une libération du nerf médian comprimé dans un tunnel étroit dans le talon de la main: .

(ce peut être aussi de façon équivalente une libération du nerf cubital au coude,mais avec une minicicatrice sous le coude concerné)

 

L’incision se fait le long de la ligne de vie : la cicatrice sera donc invisible à moyen ou à long terme.

Par cette incision, le chirurgien peut décomprimer le nerf qui souvent se trouve coincé pour des raisons anatomiques, notamment par un épaississement de la paroi antérieure du tunnel.

 

Lorsque le nerf a été libéré, le sang circule mieux à l’intérieur du nerf et les douleurs nocturnes vont pratiquement disparaître le lendemain de l’intervention. Par contre, des petits signes de régénération à l’intérieur du nerf vont entraîner des fourmillements locaux qui vont persister pendant plusieurs mois.

 

Un nerf se régénère à la vitesse de 3 mm par semaine ; ce qui vous explique qu’il faut 3 à 4 mois avant que le résultat soit stabilisé. Mais, pendant toute cette période vous pourrez vous servir normalement de votre main.

Le premier pansement sera fait sur demande du chirurgien et bien souvent vers le 10ème jour. Vous aurez simplement à faire la toilette de la paume de la main avec de l’eau du robinet et la sécher au sèche-cheveux mis sur le tiède.

Les fils seront enlevés au 10ème jour ou tomberont seuls (si fils résorbables).

 

Les croûtes pourront être au mieux enlevées après application, pendant quelques heures, ou de crème CICABIO,ou de vaseline médicinale.

Une rééducation très douce et volontaire est nécessaire car la main est en rodage.

Il faut donc laisser le nerf respirer un peu et s’attendre à avoir une gêne fonctionnelle et une diminution de la force de la main pendant 2 ou 3 mois après l’intervention.

 

Tout rentrera dans l’ordre progressivement, notamment la possibilité d’élévation du pouce, fonction qui est commandée par un rameau du nerf médian qui va directement au muscle. Parfois, il est possible de libérer, également, certains tendons qui peuvent être entourés par une gaine fibreuse épaissie (synovectomie).

 

Il s’agit donc d’une opération extrêmement valable et très efficace qui supprime rapidement les douleurs de la nuit, qui sont les plus gênantes et empêchent de dormir. L’opération du canal carpien doit être préférée dès que les infiltrations ont échoué par calmer les douleurs.

 

Les récidives absolument exceptionnelles peuvent néanmoins survenir des mois ou des années après l’opération initiale. Un nouveau contrôle clinique et électromyographie sera alors déterminant dans l’éventualité d’une reprise chirurgicale.