Catégorie : mammaire

janvier 2, 2018
cicatrices courtes après réduction mammaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Docteur Vladimir Mitz chirurgien d’expérience en esthétique à paris:

jusqu’à quel âge peut on opérér?

Docteur vous n’allez pas arrêter de travailler!” me disent certains patients soucieux de ma retraite que je n’envisage pas de sitôt!

Ami lecteur, patient fidèle, rassurez-vous!!

je suis en pleine forme et je continue dans ce monde convulsif à opérer avec calme et constance,  ma main est sûre et mon esprit affuté. je suis toujours ardent pour obtenir le plus joli résultat possible,  naturel et harmonieux; en cas d’insatisfaction, j ne recule pas devant une retouche opératoire!

De plus je reste innovant et je cherche des solutions techniques pour des situations complexes;récemment j’ai mis au point le microlift du visage!

chirurgie esthétique toujours: vive 2018!

Un article récent paru dans le British journal of surgery démontre que les chirurgiens de plus de 50 ans ont moins de morts sur la conscience et moins de complications que les plus jeunes, coincés dans leur imparable courbe d’apprentissage!

En matière de  chirurgie esthétique, surtout à Paris,où la concurrence est rude, il n’ y a que l’embarras du choix pour trouver un bon chirurgien esthétqiue de confiance;

Mais on gagne pas à tous les coups , il est des cas où la main même affutée ne permet pas un bon résultat…

La nature est traîtresse et ne pardonne pas aisément les petites erreurs où les anomalies tissulaires , nous surprenant , la patiente et son chirurgien,par une cicatrisation déroutante  et vengeresse!

 

 

 

 

 

Docteur Vladimir Mitz chirurgien d’expérience en esthétique à paris:

exemple :comment évoluent le sein et les cicatrices après une plastie mammaire de réduction ?

voici des cicatrices de plastie mammaire effectuée par vladimir mitz, aorès 18 mois d’évolution; elles sont beaucoup plus courtes qu’autrefois, et von encore s’atténuer pour se fondre avec les tissus avoisinants; mais notez combien la forme finale st bien sculptée et donne un sein « érotique »!

 

mais l’évolution au bout de 10 ans change la donne, car les tissus élastiques se distendent par les méfaits de programmes génétique saltérant les fibres élastiques et aussi les variation de poids qui unteragissent avec la résistance élastique du derme du pôle inférieur des seins…

Ainsi dans le cas ci dessus présenté, la cicatrice verticale de la plastie mammaire se situe dans une zone de fragilité élastique: la  distension progressive de la peau après une ptôse mammaire secondaire entraine chez la patiente concernée une insatisfaction, car sa poitrine si bien remontée en post opératoire immédiat,recommence à ptoser un petit peu: il a donc fallu  envisager de la réopérer, car elle désire des seins fermes d’adolescente! Mais est-ce bien réaliste et opportun?!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

une retouche opératoire sera donc peut-être nécessaire, si l’insatisfaction perdure!

On remarque sur cette photographie post-opératoire (18 mois s après l’opération pour hypertrophie mammaire de la poitrine) , cet affaissement de 2 cm environ:  la retouche est possible mais l’évolution restera aléatoire…

conclusion du Docteur Vladimir Mitz chirurgien d’expérience en esthétique à paris: 

Le temps qui passe est un cruel transformateur innatendu de nos efforts; parfois tout ira bien , mais parfois aussi  nous serons confrontés à une évolution délétère de la forme ou des ciacatrices; toute l’expérience accumulée vise à minimiser ces évolutions désagréables , qui néanmoins pourront être retouchées! L’éventualité d’une retouche opératoire fait ainsi partie de l’information de base QUE NOUS DEVONS DONNER A NOS PATIENTS!

avril 27, 2015

Vous venez d’être opérée d’une hypertrophie ou ptôse mammaire.
L’opération consiste à remodeler la peau et la glande pour les remettre dans une meilleure position et leur donner une forme plus avantageuse.
Il existe des cicatrices variables autour des aréoles,  verticale sous les aréoles et une courte dans le sillon sous mammaire. Ces cicatrices vont progressivement s’atténuer.

Vous n’aurez que peu de douleurs à la fin de l’intervention car le pansement qui a été fait soutient parfaitement la poitrine.

quoique léger,il est perméable à l’air ,et efficace;
Le lendemain de votre opération un nouveau pansement pourra être éventuellement refait afin que vous puissiez avoir déjà la forme des seins opérés ; dans d’autres cas, un pansement compressif sera remis en place jusqu’au 6ème 7ème jour post-opératoire. A ce moment là vous devrez prévoir et ne pas oublier un soutien-gorge qui vous maintiendra bien la poitrine en place (il permet de comprimer la cicatrice ,par exemple un soutien-gorge de sport en lycra boutonnable en avant.)
Les agrafes seront retirées  entre 7 et 14 jours post-opératoire ; il vous sera possible de vous doucher et de sécher les plaies au sèche cheveux tiède le jour même ainsi que les jours suivants.Un brumisateur d’eau fraiche fait aussi parfaitement l’affaire!
Vous aurez un deuxième rendez-vous de soin vers le 14ème jour où seront enlevés les derniers fils ; il est utile de porter un soutien-gorge  tres léger jour et nuit pendant un mois.Puis à votre guise,car il faut érotiser l’entourage!
Vous verrez votre poitrine évoluer pendant les 3 mois qui suivent.
Les seins vont en effet, un peu retomber car, en fin d’intervention, ils ont été volontairement placés trop haut et ont un aspect un peu en « concorde » c’est à dire que le mamelon louche un peu vers le bas. Mais, ceci s’amende très rapidement, et en 3 mois votre sein va prendre une forme plus naturelle du fait de la pesanteur.

La sensibilité des mamelons est diminuée pendant une période de 4 à 6 mois. Mais, vous pourrez exposer votre poitrine, sur le plan érotique, à partir de la fin du 1er mois.

en post op immédiat,encore à la clinique,Une complication à redouter, un hématome expansif très important peut se constituer : le sein gonfle rapidement, devient très douloureux et saigne au-dessus du pansement. Dans ces conditions, il faut  appeler l’infirmière car une geste chirurgical peut s’avérer nécessaire :  cette complication survient dans les heures qui suivent l’opération, pendant l’hospitalisation. ,et impose une reprise bénigne en bloc opératoire;votre chirurgien sera appelé en urgence!
Heureusement, cette complication est très rare et survient dans un cas sur 200.
Les petites complications qui peuvent survenir sont les 2 types : des petits hématomes bénins autour des mamelons et une impression de tension sur les seins ou des petites douleurs ou un petit suintement de la partie basse de la cicatrice.
Tous ces petits ennuis peuvent être facilement corrigés et ne nécessitent pas de réintervention urgente : il suffit d’appeler l’infirmière qui vous conseillera sur la meilleure conduite à tenir dans chaque cas.
Une dernière complication est à mentionner mais tout à fait exceptionnelle : c’est la nécrose du mamelon.
En effet, dans certains cas de gigantomastie par exemple, la chirurgie effectuée autour du mamelon peut entraîner des petits problèmes dans sa vascularisation. Des soins sont être nécessaires pendant une période de 6 semaines à 2 mois, tant que tous les mauvais tissus ne seront pas éliminés : une chirurgie secondaire peut être indiquée, permettant de reconstituer le mamelon.
Heureusement, avec notre technique, cette complication est absolument exceptionnelle.
Vous pourrez faire bronzer vos cicatrices dès la 6ème semaine post-opératoire.
En tout cas, dans les premières semaines post-opératoires les cicatrices sont nettes et minces et vont progressivement se modifier et devenir plus visibles, sensiblement plus grosse. Elles resteront ainsi pendant quelques mois. Pendant cette période, il faut que vous fassiez des massages : ces automassages sont très importants pour réorganiser les cellules de la cicatrice, ils permettent d’aplanir et d’affiner la cicatrice.
Considérez donc importants ces massages si vous voulez avoir les cicatrices les plus jolies possibles.
L’opération de plastie mammaire est particulièrement au point et vous donnera un bon résultat si elle est pratiquée dans de bonnes conditions tant médicales que psychologiques.
Nous avons mis au point des opérations à cicatrices limitées (parfois réduites à la seule sous mammaire ou à la seule péri-aréolaire) qui pourront vous être proposées si votre cas le permet.

Un dernier conseil : plus jeune l’opération sera pratiquée, meilleur sera le résultat !car le bénéfice physique et psychique seront présents plus vite!

ci dessous  des explications en vidéo sur la réduction  esthétique et fonctionnelle  de l’hypertrophie mammaire:

avril 27, 2015

Vous venez de subir l’implantation de prothèses mammaires pré-remplies de gel.

Les soins après Augmentation mammaire

Pour réaliser une augmentation mammaire de qualité top, nous posons actuellement des prothèses pré-remplies de gel de silicone à paroi  microtexturée pour diminuer les réactions du corps à type de coque. Elles sont très solides, fiables et résistantes à l’écrasement et au percement (gel très cohésif).Mes conseils après une opération d’augmentation mammaire correspondent à une longue pratique et visent à simplifier au maximum la gestion des suites post opératoires, tout en expliquent les quelques ennuis et inquiétudes que vous pouvez rencontrer!

le risque de coque précoce est très faible(< à 1% des cas!)

Néanmoins, il existe un petit risque de coque ; c’est à dire de cicatrices naturelles autour de la prothèse qui transforment celle-ci en sphère un peu dure (statistiquement 4 % des cas, parfois d’un seul côté !)

Ce risque est peu important mais il peut se produire sans que l’on puisse le prédire d’une patiente à l’autre.
La prothèse qui a la forme d’une galette a été introduite soit derrière la glande existante, soit parfois derrière le muscle grand pectoral.

La contraction périphérique va lui donner, petit à petit, une forme en hémisphère qui dessinera un sein naturel, le rendant plus joli qu’au début, en deux mois environ. La prothèse va aussi progressivement descendre entre 2 à 6 mois post-opératoires.

 les incisions pour augmentation mammaire:

Le plus souvent, nous utilisons une incision qui se suture dans l’aisselle, exceptionnellement, dans le sillon inférieur du sein. Parfois, une cicatrice à la jonction du rose et du blanc au pourtour de l’aréole car cette dernière incision peut conduire à blesser les nerfs de la sensibilité du mamelon.

les soins locaux après un abord axillaire(dans les plis naturels de  l’aisselle) sont réduits à une humidification douce par brumisateur, et séchage au séchoir à cheveux tiéde au travers des pansements conservés; voyez la vidéo tout en bas de l’article !

Les Pansements ne seront refiats que si nécessité ou problème

Le pansement éventuel que vous avez à la sortie de clinique sera refait au septième jour post-opératoire au cabinet,  plus précocément si se produit une hémorragie ou un écoulement à vérifier.

En cas de suppuration, il est capital de revenir consulter au plus tôt!

Des massages spécifiques seront utiles pour maintenir les implants rapprochés et souples

Ils ne sont pas essentiels si les implants ont été bien positionnés d’emblée!

Après 8 jours,Il est important, à ce moment là ,de faire des massages de votre poitrine pour maintenir les prothèses le plus bas possible dans une loge plus grande que la prothèse.

Il devient intéressant de masser sa poitrine en l’aplatissant et en tournant la main en formant un arc de cercle.
Vous pouvez même essayer de dormir sur votre poitrine quand les douleurs auront disparu.
Vous constaterez que le mamelon est un peu moins sensible ; ce qui est habituel pendant une durée de 5 à 6 mois. Parfois, à l’inverse, la sensibilité est augmentée et cela va se calmer progressivement. Tout écoulement par le mamelon doit vous inciter à revenir consulter.

augmentation mammaire : une auto-surveillance

Il est nécessaire de prendre sa température pendant quelques jours après l’intervention et de surveiller l’évolution locale. Il vous sera indiqué s’il est nécessaire de porter un soutien gorge.Mais les soutien gorge  armature ne seront conseillés qu’après 6 semaines , pour ne pas bloque le bon positionnement des implants, qui doivent en général descendre un peu après l’intervention.

Complications possibles après augmentation mammaire:

Des petites complications peuvent se produire : un hématome, c’est-à-dire, des bleus au niveau des seins qui se résorbent spontanément.

Parfois, un sein est un peu plus tendu que l’autre ce qui est lié à un épanchement de sang modéré.
Si par contre, l’hématome est un peu plus important et que le sein est tendu et très douloureux, cet hématome est expansif et il convient de l’évacuer rapidement au besoin par une reprise chirurgicale sous anesthésie locale.
La deuxième complication est constituée par l’infection qui est exceptionnelle et se traduit par des douleurs au niveau des seins, d’une rougeur assez diffuse, d’une montée de la température avec des douleurs pulsatiles (impression de coups de couteau ou de battements).

Dans ce cas, il est absolument indispensable de faire une évacuation de la prothèse et un nettoyage de la loge. Remettre la prothèse en place le même jour est un peu délicat mais possible 3 ou 4 mois après.
Le traitement antibiotique isolé n’a pratiquement aucune chance de faire céder l’infection et seule la reprise chirurgicale est concluante.
Cette infection, je le répète, est extrêmement rare et dans l’ensemble, l’implantation de prothèses donne un excellent résultat avec un galbe satisfaisant. Les massages sont importants pendant les 6 mois qui suivent l’intervention. Ils sont le gage d’une bonne souplesse et d’un bon résultat.

augmentation mammaire: les soins plus tardifs

Dans les suites opératoires, vers le 2ème ou 3ème mois, vous aurez l’impression que le sein grossit un peu. Il se produit une contraction autour de la prothèse la faisant plus saillante quelque soit sa position. Le sein a l’air de naître.
Il faut continuer les massages et la position sur le ventre la nuit de façon à garder la souplesse de votre poitrine. Il faut aussi apprendre à rapprocher les prothèses l’une contre l’autre au devant du sternum, pour obtenir une jolie vallée inter-mammaire.

N’hésitez pas à revenir en consultation en cas de problème car le suivi post-opératoire est important dans cette intervention.

Les prothèses mammaires d’aujourd’hui sont au point. Elles n’ont pas de degré zéro en matière de complications, mais lorsque l’opération est bien pratiquée techniquement et à bon escient, son résultat en est formidablement valorisant dans la vie de tous les jours !

cette vidéo complète ces informations importantes!

Augmentation mammaire après:Voici une vidéo d’explications des soins post opératoires:

avril 27, 2015

Un changement de prothèses mammaires est une opération à considérer avec attention, et précaution!

En effet, il s’agit de se recoucher sur une table d’opération pour une opération qui peut être un peu plus complexe que l’implantation des prothèses initiales, notamment s’il existe une évolution de type coque, infection, ou anomalie mammaire, qui peuvent survenir indépendamment de l’existence d’une prothèse mammaire en profondeur.

Heureusement, bien souvent le changement de prothèses mammaires est une opération qui ressemble à une simple formalité ; dans d’autres cas il revêt un certain caractère de gravité avec des risques non négligeables d’hématome et d’infection post-opératoire. Ceci s’explique par le fait que lorsque la prothèse est mal tolérée ou environnée d’une coque extrêmement calcifiée, il ne suffit pas d’enlever simplement les prothèses mais il faut retirer cette coque épaissie.

Dans certains cas également, le fait de retrouver une poitrine beaucoup plus souple qu’elle ne l’était auparavant et qui bouge beaucoup plus que des seins figés dans une coque de grade IV peut surprendre la patiente, qui s’était habituée à avoir des seins très fermes et qui tiennent en place dans n’importe quelle position ou circonstance.

prothèses mammaires:

changer mais par quelle incision?

Le changement de prothèses se fait par plusieurs voies d’abord : Soit en reprenant les anciennes incisions dans l’aisselle ; Soit à la jonction du rose et blanc de l’aréole (pourtour aréolaire inférieur) voire dans le sillon sous-mammaire. Le principe est d’enlever la prothèse ancienne pour la remplacer par une nouvelle prothèse.

prothèse mammaire:plus grosse ou plus petite?

Parfois, les patientes demandent des prothèses ou plus grosses ou plus petites ou différentes. Ceci impose alors, d’agrandir ou d’ajuster la loge interne ce qui peut être une source de petites hémorragies per ou post-opératoires. On admet qu’il y a 2 à 5 % d’hématomes post-opératoires ce qui impose une surveillance très précise de la patiente voire une reprise chirurgicale au bloc opératoire si l’hématome est important.

enlever les prothèses mammaires pour en changer peut imposer d’inciser la coque,d’élargir la loge,de décoller des adhérences:ceci explique le risque d’hématomes postopératoire accru lors du changement!

prothèses mammaires:contrôler l’environnement périprothétique

L’ablation de la prothèse est suivie par le contrôle de la qualité de la loge et par des prélèvements histologiques qui permettent d’être certain qu’il n’y a aucune évolution ou anomalie microscopique de la glande mammaire résiduelle. Une nouvelle prothèse est alors mise en place, de chaque côté.. Actuellement, notre faveur va vers les prothèses en gel de silicone dont la durée de vie sera de 15 à 20 ans en fonction des cas particuliers. Le fait que ces prothèses soient remplies avec un gel de silicone ultra-cohérent est pour nous une très bonne garantie de stabilité dans le temps.

Le changement devra alors être pratiqué une fois que les constatations histologiques et physiques montreront une petite modification de la taille, de la consistance ou de la forme de la prothèse. Toute apparition d’une coque secondaire incite plutôt à un contrôle avec un changement de prothèses. Un drainage est mis en place, et la plaie est refermée soit avec des sutures, soit dans certains cas avec des agrafes ; notamment au niveau des aisselles.

prothèses mammaires:les suites post op

L’ablation des agrafes se fait entre le 8ème et le 15ème jour en fonction de chaque cas particulier. Des petits soins sont nécessaires localement mais il faut éviter une douche trop précoce dans les cinq jours qui suivent l’opération pour éviter de faire couler de l’eau entre les points et inonder la plaie opératoire par de l’eau non stérile du robinet. Un traitement antibiotique flash est souvent institué pendant l’intervention ce qui pourrait prévenir des infections, sans garantie absolue.

Un petit régime sans sucre est également conseillé dans les jours qui suivent pour éviter d’augmenter la glycémie et diminuer l’appétit des microbes pour le sucre circulant dans le sang. Le port d’un pansement ou d’un soutien gorge varie en fonction de chaque cas particulier. Très peu inconfortable, dans l’immense majorité des cas, un changement de prothèses permet de repartir d’un bon pied, si j’ose dire, pour une nouvelle période d’une quinzaine d’années de bonheur au niveau vestimentaire, sensuel et personnel. Mais ces opérations de changement de prothèses mammaires ne doivent pas être sous-estimées dans leur sérieux et dans la nécessité de les pratiquer dans un milieu médical et chirurgical sécurisé .

avant                                     opération dr vladimir mitz                                                                          après

prothese mammaie avantprotheses mammaires apres

avril 26, 2015

Par le docteur Vladimir MITZ

S’il est une opération où il faut réussir du premier coup, c’est bien celle de l’augmentation mammaire !

En effet, cette opération d’augmentation des seins (relativement onéreuse) fait espérer aux patientes un résultat magique :

Le bon résultat d’une augmentation mammaire doit être immédiat, durable, et conforme aux attentes de la patiente par rapport aux explications qu’elle a reçu en pré-opératoire.

Or, ce n’est pas une opération facile :

Il convient en permanence de limiter les causes d’insatisfaction ou d’insuccès, voire d’erreur, qu’elle soit technique ou qu’elle soit non prévue, même pas signalée dans l’information pré opératoire.

historique

voici bien longtemps que les femmes aux petits seins rêvent d’une augmentation mammaire miraculeuse! Si l’implantation ancienne de boules en ivoire a été abandonnée très vite, d’autres procédés ont été utilisés avec des fortunes plutôt mauvaises: spaghettis de polyéthylène, fragments de derme déspécifié, lipomes recueillis ailleurs sur le corps…

Il a fallu attendre  le 20è siècle pour que l’idée de remplir de trop petits seins avec des membranes élastiques remplies de sérum physiologique marque un réel progrès: ce fut l’idée de l’inventif Dr Arion, fondateur d’une célèbre et toujours active marque de prothèses mammaires françaises!

mais l’augmentation mammaire a réellement pris son essor avec l’introduction de prothèses dont la paroi était en silicone: l’idée en revient aux américains Ger et Cronin, le premier ayant remarqué que les poches de transfusion sanguine étaient nouvellement protégées par des membranes en un nouveau matériau: la silicone!

Ces prothèses historiques en paroi silicone et remplies de gel de silicone  ont perduré pendant plus de 30 ans chez  les premières femmes ayant subi une augmentation mammaire esthétique…

Mais à long terme elles avaient tendance à donner des coques très dures, calcifiées, d’autant que Cronin leur avait adjoint un patch de dacron collant sur la face arrière, pour que ces prothèses collent aux tissus et ne s’échapassent pas!

Le taux de coques était élevé après augmentation des seins par cette méthode: près de 20% des cas; les progrès immenses des prothèses contemporaines, par la purification chimique des composants siliconés et une micro texturation de la paroi, ont abaissé le taux de coques post opératoires à moins de 2%!

les différents positionnements des prothèses mammaires

pour pouvoir comprendre les ennuis post opératoires, il faut réaliser que le chirurgien esthétique peut placer les implants de 3 manières différentes:

1)derrière la glande mammaire, ce qui est la position idéale; encore faut il qu’il existe des tissus de recouvrement satisfaisants, assez denses et épais; sinon les implants deviennent visibles, avec la formation de vagues et et des bords évidents; un lipofilling d’épaississement peut aider; sinon , il faudra placer les prothèses en rétro musculaire…

2)derrière le muscle pectoral: cette solution  a l’avantage de camoufler les prothèses derrière un rideau musculaire, et donc amoindrir sa visibilité en cas de glande mince et de peau maigre; mais l’inconvénient est que les prothèses vont bouger du fait de la contraction musculaire, parfois de façon comique pendant les exercices de gymnastique! Cette déformation s’atténue avec le temps, mais  elle peut préoccuper des patientes perfectionnistes.

de plus le placement des implants en rétro musculaire est douloureux pendant plusieurs jours, et ces implants peuvent demeurer très écartés à cause de l’action des fibres musculaires qui les repoussent sur les côtés;

3) »le dual plan »

Il s’agit de combiner les 2 techniques: les implants sont rétro musculaires dans leur pôle nord; et sous glandulaires ou sous cutanées dans leur pôle sud; Cette technique qui parait astucieuse expose en réalité à des déboires à moyen et long terme car elle peut associer les inconvénient, des 2 méthodes!!

Nous distinguerons quatre types de retouches qui nous paraissent être les plus fréquemment en cause :

1) : La mal façon immédiate, ou l’infection post opératoire

2) : L’apparition d’anomalies mammaires à type de vagues ou de coques moins fréquentes actuellement

3) L’insatisfaction à distance de l’opération mais pendant la période où les prothèses elles-mêmes sont encore parfaitement conservées et en bon état : exemple, une asymétrie mammaire persistante malgré une opération correctement pratiquée

4)le lymphome à grandes cellules, tumeur exceptionnelle liée à certains types de prothèses

1- les retouches précoces pré-opératoires :

En dehors des hématomes géants qui imposent une ré-intervention immédiate, les causes principales d’insatisfaction proviennent d’une mal-position des prothèses.

A cet égard il faut préciser que la technique qui (actuellement) me paraît la mieux adaptée aux patientes qui présentent des seins petits mais néanmoins existants est l’implantation des prothèses par voie axillaire rétro glandulaire et pré musculaire.

En cas de malposition manifeste, une réintervention doit être programmée rapidement;

En cad d’infection grave et profonde autour de la prothèse (biofilm!), la réintervention est souvent nécessaire avec parfois malheureusement un temps de dépose de l’implant, puis sa réintroduction après 4 mois.

2)  L’apparition d’anomalies mammaires à type de vagues ou de coques :

La remise en place de prothèses plus denses , plus volumineuses, et mieux remplies peut aider si des vagues apparaissent; parfois un changement de placement des implants en rétromusculaire pectoral sera la solution avec addition de lipofilling de remplissage autour de l’implant

3) L’insatisfaction à distance de l’opération :

elle peut provenir d’une asymétrie résiduelle intolérable, à corriger par changement d’implant:; un changement subit de la forme de l’implant peut être lié à une rotation de l’implant(la face avant passe en arrière, ou un implant anatomique a son bas qui se place en haut); une correction simple par manoeuvres externes peut être tentée en consultation  et réussit le plus souvent!

voyez la vidéo expliquant la manoeuvre de retournement des prothèses:    copiez dans votre moteur de recherche:http://dai.ly/x19y763

4) Une cause rare et sérieuse  de retouche nécessaire est l’apparition d’un lymphome  anaplasique à grandes cellules post opératoire tardif(LAGC)

il résulte d’une réaction cancéreuse à bas bruit à l’enveloppe siliconée de certains implants; la membrane qui entoure le gel peut être structurée de 3 façons différentes:

  • une membrane lisse , non attaquée par des produits de texturation: risque infime de lymphome!
  • une membrane filamenteuse , imitant les excroissances des couches de polyuréthane parfois employées par certains chirurgiens; ces membranes se brisent et sembleraient favoriser le LAGC
  • une membrane micro texturée, veloutée sans excroissances  qui comporte un risque très faible de LAGC; c’est mon choix favori pour une augmentation mammaire!+++

    Les signes évocateurs de LAGC  après augmentation mammaire datant de plusieurs années sont un accroissement du volume d’un sein ou des deux, l’apparition de zones dures périphériques; une écho et mammographie des  seins confirment  la présence de liquide autour des prothèses; une  ré-intervention est nécessaire pour explorer, vider le liquide, enlever l’ implant et la coque périprothètique,  et procéder à une analyse histologique de la paroi; si confirmation du LAGC il y a, un traitement chimiothérapique complémentaire sera prescrit, conduisant à la guérison dans la majorité des cas.

Heureusement ce scénario est absolument exceptionnel en matière d’augmentation mammaire; mais cela suffit pour que le suivi des patientes soit assidu et précis; nous attendons un registre national des patientes porteuses d’implants mammaires;

après les scandales PIP( le fabricant remplissait certaines prothèses avec un gel de silicone industriel, non médical!), celui des prothèses au gel trop fluide qui dissolvait les membranes protectrices dans les années 1998- ce qui avait conduit à proscrire les implants remplis de gel au profit d’implants gonflés au sérum physiologique(mais qui peuvent alors se dégonfler brutalement!), le temps semble venu d’une certaine confiance et paisibilité en ce qui concerne la technologie au point des prothèses mammaires contemporaines!

en conclusion, paix sur l’augmentation mammaire  aujourd’hui ; des progrès sont encore à prévoir; certains fabricants proposent des implants plus légers, adaptant une technologie de  l’aérospatiale pour remplir le gel de silicone de billes ultra légères; Mais prudence aussi, une technologie sûre vaut mieux que des expériences parfois désastreuses à long terme!

en tout cas , si insatisfaction il y a , une retouche s’imposera…peut être, car il faut toujours peser le bénéfice risque en matière d’augmentation mammaire.

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avril 26, 2015

résultat d’une reonstruction du sein après acancerpar implant profond, et greffe de l’aréole et du mamelon

LA RECONSTRUCTION  du sein APRES CANCER

La Reconstruction du sein après cancerest une  chirurgie réparatrice

Lorsque le cancer a conduit à une destruction partielle d’un sein, il devient important pour un certain nombre de patientes de subir une reconstruction.

 

Celle-ci va viser à réparer les dommages subis par la première opération, dommages qui sont de plusieurs ordres :

1ère reconstruction d’un volume mammaire

La reconstruction du volume se fait essentiellement par l’implantation de prothèses mammaires de forme adaptée : c’est le triomphe des prothèses dites anatomiques qui ressemblent un peu a un sein discrètement ptôsique chez une femme de la quarantaine.

 

2ème reconstruire les tissus cutanés de bonne qualité s’il y a eu une irradiation et une brûlure par les rayons X.

La reconstruction de la peau (qui peut être insuffisante ou un peu trop rétractée) se fait soit par l’implantation sous cutanée de tissus graisseux, sous forme de greffons dermo-graisseux (lipostructure ou lipofilling)) ; la présence de cellules souches dans les tissus graisseux implantés contribue à redonner une meilleure vitalité au niveau de la peau qui devra supporter l’implant prothétique.

 

La reconstruction de l’aréole

se fait par des greffes de peau que l’on prend à la face interne de la cuisse, et par un petit fragment du téton controlatéral.

 

3ème symétriser l’autre côté

il peut être normal, ou trop petit, trop gros ou tombant.On devra alors appliquer les méthodes de chirurgie esthétique bien connues pour diminuer, remonter ou augmenter le sein restant contro-latéral.

La symétrisation du sein qui est resté normal se fait après un contrôle mammographique pour vérifier qu’il n’y a pas de micro-cancer entrain de se développer de ce côté là.

 

On peut alors appliquer toutes les méthodes nécessaires, soit de réduction, d’augmentation, ou simplement de pexie (c’est à dire une remontée du sein à l’aide d’une cicatrice autour de l’aréole et d’une petite cicatrice verticale sous mammaire).

Combien de temps pour une reconstruction totale?

Actuellement la reconstruction totale d’un sein qui a été enlevé après un cancer prendra environ 9 mois : la première opération sera suivie 4 ou 5 mois après par la réfection de la plaque aréo-mamelonnaire, suivie encore au bout de 2 à 3 mois par quelques implantations de graisse sous forme de liposculpture (on peut redonner une meilleure étoffe cutanée au sein reconstruit après le cancer).

Ainsi on peut refaire un sein en 9 mois environ, le temps d’une grossesse.

Le sein reconstruit n’est pas un sein naturel ; mais globalement les résultats sont de bonne qualité et donnnt à la patiente un confort psychologique et d’habillement qui vaut d’être tenté.

les prothèses siliconées sont elles fiables  en reconstruction mammaire?

Les prothèses en silicone ont une sûreté dans le temps qui a été démontrée ; les résultats que nous avons pu suivre d’années en années attestent de la vitalité retrouvée chez des femmes qui avaient été mutilées par une opération autrefois dévastatrice.

voici ci dessous plus de précisions:

 

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CHIRURGIE MAMMAIRE REPARATRICE APRES CANCER DU SEIN.
Dr V.MITZ
Raymond Vilain avait distingué les problèmes du sein bénin, du sein malin et du sein Vilain. Aujourd’hui, la chirurgie du sein malin après l’ablation du cancer doit aboutir à un sein joli.
Ce type de reconstruction est, dans note esprit, nécessairement entouré d’une préoccupation majeure : la chirurgie doit rester sobre : elle doit aboutir à un résultat esthétique et rester efficace longtemps.
Dans les pires des cas, à la suite de l’ablation majeure de tissus (peau et muscle pectoral), il faudrait qu’en neuf mois (c’est-à-dire le temps d’une grossesse), la réparation puisse être complète. Ceci n’est pas toujours possible.
En effet, si dans la majorité des cas, la chirurgie d’exérèse du cancer se fait d’une façon complète et permet d’éviter la radiothérapie, dans d’autres cas il peut subsister une radiodermite ou des invasions tumorales par métastases cutanées qui rendent la chirurgie d’exérèse pris réparation particulièrement délicates.

Si l’on ajoute à ces problèmes le fait qu’il y a actuellement une certaine pression sociétale à pratiquer des reconstructions en un temps, le lecteur comprendra la grande diversité des techniques qui s’offrent aujourd’hui et pour lesquelles il nous paraît opportun de faire une mise au point.
LES DIFFERENTES SITUATIONS PRATIQUES de destruction du sein après chirurgie d’exerese:
Les bon cas
 L’opération consécutive à l’ablation du sein par la technique de Patey.
L’ablation de Patey résulte en une cicatrice horizontale.

La glande mammaire est enlevée avec la peau et le feuillet aponévrotique antérieur du muscle pectoral, qui est respecté. La reconstruction est ici assez facile : à supposer que le sein contro- latéral soit satisfaisant, la reconstruction comportera deux temps, chacun séparé d’environ quatre mois :
– Dans le premier temps, on mettra en place une prothèse en silicone gel qui sera glissée en arrière du muscle pectoral, en utilisant comme voie d’abord la partie latérale de la cicatrice ; celle-ci devra être excisée pour contrôle histologique :
– Trois mois après, la plaque aréolo-mamelonnaire sera reconstruite en utilisant une greffe de peau totale dans la région inguinocrurale. Le mamelon lui-même sera refait par transfert composé d’un tiers du mamelon sain controlatéral. Il n’y aura pas de déficit préjudiciable au niveau du prélèvement aréolaire.
– Parfois un décollement de peau abdominale gagnera de l’étoffe cutanée et permettra de refaire un sillon sous-mammaire.

 

Ces reconstructions donnent des seins parfaitement acceptables au niveau de leur symétrie : si ce n’était la cicatrice, on ne pourrait même pas reconnaitre qu’il s’agit d’une chirurgie après cancer du sein. Les patientes sont en général très satisfaites physiquement et psychologiquement. La reconstruction du sein ne fait absolument pas courir de risque de récidive du cancer.
Toutes les études statistiques ont montré l’innocuité de ces méthodes de reconstruction en ce qui concerne la reviviscence d’un cancer.
 Il existe une ptôse contro-latérale ou une hypertrophie mammaire contro-latérale.

Dans ce cas, il y aura également deux temps opératoires.
Le premier temps comporte la mise en place d’une prothèse et la plastie du sein hypertrophique ou ptôsique. Quatre mois après, on reconstruira la plaque aréolo-mamelonnaire selon la même technique que ci-dessus.
 Il existe une amputation mammaire bilatérale selon la technique de Patey.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, une reconstruction bilatérale donne les seins les plus symétriques. Il est possible de mettre en place une prothèse assez volumineuse (entre 340 et 380cc) qui est glissée contre la paroi thoracique.
Le galbe étant obtenu, trois à quatre mois plus tard, il suffira de refaire les plaques aréolo-mamelonnaires par une greffe de peau totale inguino-crurale et en prélevant un petit fragment de greffe composée de lobule de l’oreille. Il sera ainsi possible de refaire complètement une aréole satisfaisante.
Nous préférons faire ces reconstructions à l’aide d’éléments tissulaires qui donnent une aréole un peu plate sans le relief habituel d’une aréole normale, mais en évitant les tatouages ou les faux semblants trop médiocres quant à leur résultats esthétiques.
Les séquelles de tumorectomies déformantes.
 Un certain nombre de chirurgiens pratiquent des tumorectomies de façon à conserver un sein à la patiente en lui

promettant d’ailleurs ce qu’ils n’arrivent pas toujours à obtenir : c’est que le sein restera joli après une tumorectomie importante du tiers ou la moitié du sein. Nous n’avons guère vu de quadrandectomies ou d’hémirésections mammaires donner des séquelles esthétiques satisfaisantes, lorsqu’on laisse le sein en l’état. Dans ces cas, la reconstruction peut être assez difficile : les patientes sont souvent déçues des résultats.
Le principe fait appel bien entendu à la mise en place de prothèses en silicone gel. Ces silicones n’ont pas une capacité de s’adapter à toutes les déformations : la forme et la consistance du parenchyme mammaire normal sont extrêmement variables d’une patiente à l’autre. Or, nous ne disposons que de quelques types de prothèses, dont la consistance du gel reste toujours à peu près égale, assez stéréotypée. Ainsi, les tumorectomies peuvent poser de redoutables difficultés de reconstruction.
Une bonne solution actuelle est représentée par le lipofiling ou autogreffe de sa propre graisse : mais il faudra s’y reprendre 2 à 3 fois car à chaque fois seulement 30% des adipocytes greffés survivent !

La chirurgie oncoplastique : elle consiste à enlever le cancer du sein en même temps qu’on pratique une mammaire de réduction : on associe des techniques de chirurgie plastique et esthétique, afin de retirer la tumeur maligne tout en construisant un sein au galbe satisfaisant.
Les grandes pertes de substance thoracique postopératoires ou les séquelles de l’opération de Halstedt.
Dans ces cas, il n’y a pas de reconstruction immédiate possible.
Il est nécessaire de faire un resurfaçage thoracique préalable. Ce resurfaçage a pour ambition de refaire non seulement l’étoffe cutanée mais également de refaire le retapissage musculaire du thorax.

On peut faire appel à deux types de techniques :
Le lambeau de grand dorsal, qui est maintenant bien connu ; il consiste à transposer vers l’avant le muscle grand dorsal surélevé par un ilot cutané. C’est une superbe opération

qui avait déjà été décrite au début du siècle par Tanzini, remise à l’ordre par Olivari en 1972. Ce lambeau permet aussi bien de redonner une étoffe cutanée que de refaire le muscle manquant.
Il n’est possible que si le nerf du grand dorsal n’a pas été sectionné on irradié et que si le muscle garde une certaine consistance.
Lorsque la paroi thoracique aura été ré surfacée, on pourra se retrouver dans le cas précédent et refaire une reconstruction en deux temps.
Finalement, il faut neuf mois pour refaire totalement un sein et une poitrine à peu près symétrique chez une patiente ayant subi une chirurgie d’exérèse très importante.
 Les lambeaux de peau abdominale pédiculés sur le grand droit visant à reconstruire un sein sans prothèse.
C’est ce que les Américains appellent la technique du TRAM. Il s’agit d’opérations assez importantes pour lesquelles l’ambition est de transposer toute la paroi abdominale sous-ombilicale, recouverte de la peau qui est excédentaire vers le thorax.
Son utilisation repose sur la permanence tissulaire des artères épigastriques. Pour des raisons de sécurité on a tendance à prendre non plus un seul muscle grand droit mais les deux muscles droits : parfois, il faut des lambeaux libres avec des anastomoses vasculaires, notamment de décharge veineuse.
C’est une opération très importante dont la durée, même pour un opérateur entrainé est d’environ deux heures et demie. Elle est assez lourde et ne s’adresse que dans les cas ou il existe un excédent cutané abdominal et lorsque la patiente préfère avoir un sein reconstruit mais ptôsique, ressemblant au sein sain.

C’est une technique que nous ne faisons guère dans notre pratique, mais nous la considérons à connaitre en cas de défaite de toutes les autres techniques ou comme rattrapage quant il n’ya pas de lambeau de grand dorsal possible.
Le DIEP ou lambeau microchirurgical de peau du ventre sans abimer les muscles:
c’est une variante ultramoderne de la technique du TRAM : on prélève les rameaux perforants artériels en respectant les fibres musculaires. Un remodelage secondaire du lambeau sera souvent nécessaire. Les lambeaux inhabituels prélevé est greffés par microchirurgie : lambeaux de fesse, de cuisse, des flancs : techniques plus rares mais possibles.
Les séquelles de la radiothérapie.
 Lorsque la radiothérapie vient d’être faire, rien n’est possible ; il faut que les tissus s’assouplissent et qu’une période d’environ six mois soit écoulée pour que l’on puisse envisager une possibilité thérapeutique. Il n’y a pas tellement d’intérêt, dans ces cas à utiliser des expandeurs de façon à dilater la peau car la peau expansée a progressivement tendance à se contracter secondairement.
Il existe souvent des infections, des expositions des prothèses qui ulcèrent la peau irradiée. Lorsqu’on a impression que les tissus se sont un peu assouplis, on pourra utiliser des techniques faisant essentiellement appel à des lambeaux.
 En cas de radiothérapie ancienne avec, parfois, des radiodystrophies (télangiectasies, petites ulcérations, peau rougeâtre et atrophique…), il devient indispensable de recourir à des lambeaux. Si le lambeau de grand dorsal est possible, il aura notre préférence. Sinon, on pratiquera des lambeaux de grand droit abdominal.
Des lipofilings préparatoires peuvent améliorer la trophicité locale ! : dans certains cas de resurfaçage présternal très important, le recours au lambeau de grand épiplon pédiculé (technique de Kiricuta) devra être utilisé. Le gros problème, que nous avons rencontre dans une série d’une quinzaine de cas depuis dix ans, est qu’il existe très souvent des cellules cancéreuses qui sont piégées et qui peuvent se dissimuler dans le fond des tissus scléreux.

L’histologie systématique des pièces d’exérèse des radiodystrophies a montré la présence assez fréquente de ces cellules et même 8% de cancers radio-induits.

LA PLACE DE LA RECONSTRUCTION MAMMAIRE D’EMBLEE
Il s’agit d’un programme très intéressant : toute patiente qui subit l’ablation d’un cancer par un chirurgien généraliste peut, le jour même, bénéficier d’une reconstruction par un chirurgien plasticien présent. Celui-ci doit, non seulement fermer joliment la plaie mais éventuellement, essayer de refaire un galbe. Si l’attitude théorique est très alléchante, il faut bien admettre que les résultats de cette méthode ne justifient pas leur appellation de reconstruction d’emblée car, il est pratiquement impossible de mettre une prothèse de bonne taille sous une plaie qui vient d’être refermée.
Les études récentes ont montré qu’il fallait mettre en place un expandeur qui permettra progressivement de dilater la peau et qui secondairement devra être remplacé par une prothèse définitive et par la reconstruction du mamelon en deux temps.
Cette reconstruction en un temps est donc exceptionnellement possible d’emblée : finalement, on se retrouve dans le cas initial, c’est-à-dire une simple reconstruction en deux temps nécessitant un minimum de trois mois de délai.
La place des expandeurs.
Les expandeurs ont été en vogue dans les années 85-90 pour refaire un sein après cancer.
Le principe en est de dilater progressivement la peau par mise en place d’une prothèse en silicone gonflée petit à petit à travers un réservoir implanté à distance.
On parvient ainsi à dilater la peau, de façon considérable, ce qui autorise la mise en place de prothèses très volumineuses. Le gonflement se fait par piqure dans la peau au travers de la valve, deux fois par semaine : chaque fois, il faut injecter entre 20 et 40 cm3 de sérum physiologique à l’aide d’une aiguille ultra-fine.
C’est une sujétion pour les patientes : lors de l’ablation de l’expandeur, on s’est aperçu progressivement que le gain de peau était perdu et que la peau revenait mouler les prothèses mises en place. Or, ces techniques avaient été utilisées pour recréer certaines ptôses mammaires de façon à éviter l’opération sur le sein normal.
Finalement, le choix de notre équipe est qu’il vaut mieux réaliser des seins jolis après un cancer du sein plutôt que de refaire un sein résiduel. Nous avons abandonné, sauf cas très précis, la technique des expandeurs.
DES OPERATIONS PLUS SOPHISTIQUEES EN MATIERE DE RECONSTRUCTION DU SEIN ?
Un certain nombre d’auteurs, notamment américains (Shaw), préconisent l’emploi de lambeaux micro-chirurgicaux pris sur la fesse pour refaire un sein : par micro-chirurgie, ils anastomosent les vaisseaux au niveau d’un site receveur qui peut être intercostal ou axillaire.
Ces opérations très sophistiquées ont un peu l’inconvenance des techniques de lambeau abdominal transposé sur le grand droit. Ils sont assez longs à réaliser : l’anesthésie va durer deux heures et demie à quatre heures.

Or, pour nous, c’est un argument très important qui joue contre l’utilisation de cette méthode : en matière de reconstruction du sein après cancer, le chirurgien plasticien doit être respectueux des défenses naturelles de la patiente, et les opérations envisagées doivent être courtes et efficaces : une sorte de reconstruction éclair. C’est pour quoi nous ne favorisons pas les reconstructions par microchirurgie après un cancer du sein, au profil de technique plus simples.
CONCLUSION
La chirurgie mammaire reconstructrice après cancer du sein a fait d’immenses progrès : vouée aux gémonies il y a trente ans, considérés comme illégale et dangereuse car faisant courir un risque de cancer (voir l’hostilité qu’a subie le Pr. Pérel dans les années 50 !), elle est devenue parfaitement admise et est même un « must » chirurgical qu’il faut proposer aux patientes jeunes qui sont victimes d’un cancer du sein.
Les techniques se sont considérablement simplifiées. Nous avons appris à raccourcir les délais de reconstruction.
Enfin, l’essentiel est de travailler avec une équipe de cancérologues susceptibles, avant chaque étape, de vérifier l’état immunologique et l’imprégnation tumorale par l’étude des marqueurs nécessaires.
Mais l’association dans une même équipe d’un chirurgien généraliste et d’un cancérologue permet de donner à la patiente les meilleures chances de ne pas craindre que son image corporelle sera détruite.
Notre expérience a montré que cette chirurgie est hautement valable, très favorable au niveau physique et psychologique, et que les patientes était prêtes à largement supporter les aléas d’une reconstruction pour effacer les souvenirs amers du cancer.
Dans une série d’environ 200 patientes, nous avons eu 4% de récidives connues par nous à long terme. On peut donc affirmer qu’à cinq ans, cette chirurgie de reconstruction n’implique pas la récidive inéluctable pour des patientes condamnées.
C’est au contraire une chirurgie qui ouvre l’espérance d’une meilleure qualité de survie.