Chirurgie esthétique à Paris: l’expérience compte!

mai 8, 2018
un beau visage

visage harmonieux , dessin vladimir mitz

Chirurgie esthétique à Paris: l’expérience compte!

Un article rapporté par le professeur Charles Msika,  dans le quotidien du médecin du 7 mai 2018, explique que les chirurgiens sont plus performants avec l’âge surtout après 50 ans!

L’expérience compte grandement, selon cette étude statistique assez iconoclaste et surprenante!

L’étude a été faite par des chercheurs en santé publique,par plusieurs équipes associées dont une équipe de Harvard; pour cette publication, la modalité discriminative a été de séparer les chirurgiens en deux groupes: les plus ou moins de 50 ans; les statistiques ont porté sur plus de 900000 opérés et 46000 chirurgiens! 

une publication anglo-américaine

La publication originale se trouve dans le British médical journal du 25 avril 2018; l’idée préconçue au départ était que les différences entre les 2 groupes d’âge n’auraient pas de grandes singularités;

Les résultats sont très surprenants, car les chirurgiens de plus de 50 ans ont au final  moins de mortalité opératoire et moins de complications postopératoires que le groupe « jeunes chirurgiens de moins de 50 ans! »;

Cette étude prouve donc qu’après 50 ans, le chirurgien ne perd pas de sa  dextérité ni de contact avec les opérations et techniques plus innovantes; de plus il apporte plus de sécurité à ses patients,  car la répétition constante des opérations pratiquées quotidiennement -même en état de stress-lui permet de mieux réagir, et d’ajuster sa gestuelle complexe et rapide, dans les  situations complexes et variables qui caractérisent la variété tissus humains;

L’expérience acquis joue donc un grand rôle , pour le meilleur intérêt des patients!

L’expérience en chirurgie esthétique et réparatrice

Nous savons tous que l’expérience a une importance capitale pour la réussite des opérations; Le secret des opérations complexes à première vue, telle une simple plastie en Z déroute grandement les jeunes apprentis dont je fus…

Puis les opérations esthétiques  sophistiquées telles les  rhinoplasties, les plasties mammaires, l’augmentation mammaire, liposuccion-plus complexe qu’il n’y parait avec l’arrivée des techniques de lipofillings et greffes dermo-graisseuses-, et surtout les opérations de rajeunissement par chirurgie:liftings et blépharoplasties.

Mais en chirurgie réparatrice, notamment en chirurgie d la main et en  microchirurgie, expérience et dextérité sont étroitement associées:

Lambeau thénarien

je prends pour exemple récent la réalisation d’un lambeau Thénarien:  il consiste à réparer un bout de doigt qui a été arraché par une porte ou par un instrument tranchant; c’est une opération qui a l’air facile en apparence puisqu’il faut nider le bout du doigt blessé à la base du pouce où sera prélevé un lambeau de chair, pour reconstruire la pulpe qui manque;

chirurgie de la main

reconstruction de la pulpe de l’index par lambeau thénarien

Or après  40 ans de chirurgie  réparatrice de la main,  il m’a été donné de constater que les jeunes chirurgiens n’arrivent  pas à vraiment à bien maîtriser cette technique, qui nécessite une connaissance précise  de la pratique des dessins pré-opératoires, du positionnement des doigts à réparer et enfin de la cicatrisation secondaire,;

opération des paupières ou blépharoplastie

Un autre exemple concerne la chirurgie esthétique des paupières, où le dessin préopératoire et la quantité de peau et de graisse à enlever est  particulièrement délicate à évaluer; il m’a fallu au moins 10 ans de métier pour savoir comment réaliser des blépharoplasties supérieures ou inférieures de qualité ,dont le résultat ne me décevra plus après 25 ans d’évolution!

paupières  opérées par Vladimir Mitz ,avant et après  25 ans d’évolution!

Je me sens donc rasséréné par cette étude qui me pousse à continuer d’exercer mon métier qui me passionne toujours autant, avec ses évolutions surprenantes (la chirurgie esthétique “intime”!!)  déroutantes et ses innovations constantes !