Dernières opérations

Étiquette : obésité morbide

novembre 23, 2017

L’effet diplodocus par le dr Mitz vladimir, chirurgien esthétique à Paris

Pourquoi une telle prise de poids dans les sociétés contemporaines les plus riches, mais aussi dans certains pays où l’alimentation favorise le stockage des graisses profondes ?

c’est ce que j’ai appellé « l’effet diplodocus« !

 

 

La première explication met en cause une mutation génétique chez certains individus, qui entraînerait (dans une société poussée aux excès alimentaires) une accumulation des graisses profondes et superficielles ;

 Rappelons que le stockage de la graisse excédentaire s’effectue à trois niveaux :

  1. Au niveau sous-cutané sous la forme de petites cellules graisseuses de la taille de graines de couscous ; cet amas superficiel peut disparaître par un régime poursuivi longtemps et assidûment, ainsi que par des dépenses caloriques liées à une activité physique intensive : par exemple se muscler en état de sueur pendant une heure 3 fois par semaine ;

  2.  au niveau  plus profond que la graisse superficielle, et  séparée d’elle par le fascia superficialis,  on trouve un stockage de graisse massive à certains endroits génétiquement programmés, sous la forme de lipomérie:  il s’agit de cellules géantes, boursouflées de composants adipeux; leur taille varie de la taille d’un grain de raisin à parfois un petit abricot ,comme par exemple au niveau de la culotte de cheval;  entre ces cellules géantes, il existe des cellules plates faute de place, mais qui peuvent stocker et reproduire la déformation , expliquant les récidives régionales après liposuccion. Cette graisse profonde ne disparaît pas par une restriction alimentaire ni par des exercices physiques, elle est figée et fixée à la suite d’un programme génétique encore mal connu ; elle ne peut disparaître que par destruction (chirurgie, liposuccion, ultrasons, laser, etc…)

  3.  À l’intérieur de notre corps autour des intestins, il existe une structure normalement filamenteuse et vasculaire qu’on appelle l’épiploon : celui-ci se charge de graisse équivalente à la graisse sous-cutanée, et qui peut disparaître par le régime et les activités physiques soutenues.

L’effet diplodocus par le dr Mitz vladimir, chirurgien esthétique à Paris

Ainsi, pour des raisons encore très mal connues, il semble que la population se modifie sur le plan de son aspect extérieur : dans les sociétés européennes il existe une augmentation de la taille moyenne des sujets mais aussi une prise de poids et une augmentation du périmètre abdominal qui caractérise l’effet diplodocus ; est-ce une réaction destinée à promouvoir une disparition plus rapide de cette population, dont l’espérance de vie est diminuée par cette accumulation graisseuse ? Les grands et lourds dinosaures ont disparu de la surface de la terre pour des raisons encore mystérieuses, mais leur gigantisme n’a pas aidé à la survie de l’espèce…

A ce stade de l’évolution de la société, il est difficile d’être affirmatif ; en tout cas les progrès de la médecine préventive et curative s’acharnent à contrôler cette évolution apparemment néfaste, qui serait ainsi une simple adaptation à un mode de vie différent de celui de nos ancêtres.