La chirurgie et la médecine esthétique des lèvres : en rajouter en haut, en enlever en bas!!

- dessin bouche par vladimir mitz
La demande de modification des lèvres de la bouche ou des lèvres génitales(labiaplastie) ne cesse de croître dans le monde ;
Cette demande portée par de nouvelles normes esthétiques transmise par les médias et les influenceuses implique de la part des chirurgiens et des médecins esthétiques une attitude mesurée prudente en respect d’une éthique qui reste délicate à observer ; la règle “d’abord ne pas nuire” passe avant la demande voulez-s “voulez-vous m’épanouir » !
Augmentation des lèvres supérieures et inférieures
L’observation minutieuse de la population féminine vieillissante montre qu’il existe une atrophie de la plaque lèvres ; les lèvres supérieures et inférieures s’affinent ;
Des ridules apparaissent en forme de barre code ; les sillons nasogéniens et les plis d’amertume se marquent davantage ;
Chez l’homme, l’affinement de la lèvre peut être génétique, et des lèvres trop fines confèrent un caractère cruel au visage ce qui peut gêner certaines personnes ; mais le vieillissement de la lèvre supérieure chez l’homme est retardé car il existe une couche de glandes pileuses qui rajoutent une épaisseur au derme profond, en comparaison de la structure féminine des lèvres.
Il existe aussi une demande plus rare de diminution des lèvres supérieures ou inférieures, à la suite d’une macrochéilie congénitale, caractéristique dans certaines races de couleur.
Cette demande peut également exister à la suite d’injection de silicone ou d’acide hyaluronique dans les lèvres supérieures qui en ont déformé les contours.
Mais de loin la demande la plus fréquente concerne l’augmentation des lèvres féminines, qui s’effectue grâce à des injections d’acide hyaluronique, selon des techniques propres à chaque médecin ; pour moi le but est de préserver un caractère naturel, ce qui n’est pas toujours le cas, et pas seulement par la faute du médecin mais aussi du fait de demande exagérée de la part de patientes qui souhaitent avoir des lèvres protubérantes, d’allure parfois caricaturale.
Certaines femmes des pays de l’Est adorent avoir cette bouche synonyme d’une hypersexualité affichée, ou du moins témoignant d’une volupté buccale clairement visible par tous.
Diminution des lèvres génitales(labiaplastie)
Cette demande peut concerner des jeunes filles ou des femmes adultes qui sont complexées par la taille des petites lèvres, présentant une hypertrophie fonctionnellement gênante, soit au moment des rapports sexuels, soit par frottement au cours de la pratique du vélo ; la demande purement esthétique est plus rare, et concerne des jeunes filles dont l’idéal d’apparence provient des images pornographiques où la région génitale de la femme est rasée et laisse apparaître une anatomie idéalisée ;
La technique opératoire de réduction des petites lèvres est bien au point, se divisant en deux grandes catégories : une résection en longueur (qui est ma technique préférée), ou des résections en forme de V, dont les suites peuvent-être plus problématiques.

- labiaplastie verticale: cequ’il faut laisser
Augmentation des lèvres génitales
Il existe aussi une demande plus rare d’augmentation des grandes lèvres ou des petites lèvres, voire du clitoris chez certaines patientes, à cause d’une perte de volume liée à l’âge qui avance ; cette augmentation peut se faire également par injection d’acide hyaluronique à répéter tous les 2 ans, ou mieux encore à mon avis, par des lipofillings en prélevant la graisse nécessaire à la face interne des cuisses ;
Il faudra parfois répéter le lipofilling après 6 mois pour obtenir un résultat stable, car seulement 30 à 50 % de la graisse injectée va survivre ;
Ces méthodes d’augmentation des lèvres génitales donnent de grandes satisfactions aux patientes concernées, et ne présentent que très peu de complications ; de plus les cellules graisseuses injectées améliorent la trophicité des tissus de recouvrement.
En conclusion
L’augmentation ou la diminution des lèvres au niveau de la bouche ou des organes génitaux à crée une sorte de nouvelle spécialité en matière de Médecine et de chirurgie esthétique : Elle concerne la sphère génitale, et certains collègues rajoutent en plus l’augmentation du pénis, du clitoris, où le gonflement du point G à leur champ de compétence…
Mais cette chirurgie et médecine à tropisme génital n’est en rien fantaisiste ni évidente ; gare aux désillusions, complications, asymétries génératrices de colères et d’insatisfaction ; aussi respecter le naturel et rester dans les clous du à peine visible sont ils les impératifs de prudence à respecter en toute humilité.
Abstract
Background. Skin incision designs for rhytidectomy have changed little since Jacques Joseph’s descriptions of the 1920s, but facial rejuvenation shifted fundamentally in 1976 with Mitz and Peyronie’s description of the superficial musculo-aponeurotic system (SMAS). Deep-layer repositioning has since focused on optimizing vector dynamics. Debate nevertheless persists regarding the ideal SMAS transposition vector—vertical versus horizontal—and the interplay between SMAS incision levels, skin redraping direction, and skin tension.
Methods. This article presents an analysis of facial aging, with particular emphasis on the structural deflation, descent, and inferomedial rotation of midface fat compartments. A focused literature review contrasts horizontal, vertical, and multi-directional vectors. Against this backdrop, the author evaluates a 40-year clinical experience using diverse SMAS modification techniques, analyzing how vector selection influences longevity, structural harmony, and the prevention of an “operated” appearance.
Results. Long-term clinical observation indicates that optimal elevation with preservation of facial harmony requires a differentiated, triple-vector approach. The most reliable outcomes result from a superolateral rotational vector for the zygomatic (malar) SMAS, a vertical vector for the parotid SMAS, and an oblique postero-superior vector applied to the platysma–SMAS complex anchored toward the mastoid eminence. This tri-directional framework decouples midface repositioning from lower-third and neck vectors, thereby relieving the skin of tension and avoiding the “windswept” appearance.
Conclusions. Surgical consensus regarding optimal rhytidectomy vectors remains non-uniform. Our long-term clinical experience suggests that delivering substantial rejuvenation while avoiding lateral distortion requires a differentiated approach: a rotational vector in the malar area, a vertical vector in the cheek, and an oblique vector in the cervical region. This combination offers the most anatomically faithful replication of youthful tissue distribution.
Introduction
The introduction of the superficial musculo-aponeurotic system (SMAS) in 1976 by Mitz and Peyronie, within Professor Paul Tessier’s department, fundamentally shifted the paradigm of facial rejuvenation (1). Manipulation of this anatomical layer allows repositioning of the deeper facial structures, including the malar fat pads, which descend and rotate inferomedially under the effects of gravity and aging. Effective repositioning requires incision and undermining of the SMAS, potentially including release of the suspensory retaining ligaments described by Furnas.
Techniques have ranged from simple plication and suspension sutures—which involve no surgical undermining—to localized SMASectomies. Since the publication of the composite facelift by the late Dr. Sam Hamra of Dallas (2), there has been a resurgence of deep-layer techniques gathered under the “deep plane facelift” label. The most popular contemporary variant is a modification of the composite lift published by Jacono (3).
A critical question, however, has received less attention than it deserves: the differential vectors applied to the skin versus the SMAS. These vectors are not, and should not be, parallel when the goal is a stable, effective, and natural-looking rejuvenation that does not distort facial features (Figure 1).
The refinement of concepts concerning the ideal direction of SMAS vectors during a two-plane (skin + SMAS) cervicofacial facelift demands a precise anatomical understanding of this complex layer, which remains a subject of debate among anatomists (7, 8). The central premise of this article is that the SMAS is a fibrous sheet capable of tolerating multiple, non-parallel vectors for re-tensioning; one of these vectors—upward and medial rotation of the superior SMAS—is rarely made explicit in the literature.
Purpose. This article aims to clarify SMAS incision design and vector selection in cervicofacial rhytidectomy. We propose a triple-vector framework in which vector direction is differentiated by facial zone, and we describe its operative application across two complementary techniques developed over four decades of practice.
Anatomical Rationale
The malar fat pad and its center of rotation
Facial aging involves structural deflation, descent, and rotation of the midface fat compartments. The submalar fat compartment undergoes a downward rotation that originates from a central paranasal point, corresponding to the vascular hilum of the emerging nasal branch of the facial artery (Figure 2). Correcting this rotation therefore requires an upward and outward (rotational) movement, not merely a vertical lift.
Rotation of the submalar fat: clinical observation and anatomical basis
The existence of a rotation of the submalar fat compartment is a hypothesis that appears supported by examination of serial photographs of several film actors for whom images from youth and from progressively later decades are available. Thus, in Frank Sinatra and others, one observes a predominance of fat accumulation above the nasolabial fold, contemporaneous with a deflation of fat below the malar bone, involving not only the deep fat compartment but also the subcutaneous fat. This observation is further validated by examination of the author’s own face, who notes the same evolution on himself as his face has aged.
Rather than attributing this phenomenon to a simple vertical descent, it seems more accurate to posit a rotational movement whose center is paranasal—precisely where the deep vascular island lies, and which, moreover, constitutes the anatomical basis of the superior-pedicle nasolabial flaps widely used in reconstructive surgery.
The fat situated above the nasolabial fold rests on the termination of the facial SMAS; this is why it appears useful to re-tension the SMAS not only along a vertical vector, but also to combine it with a rotational movement directed upward and inward, in order to horizontalize this fat accumulation. This maneuver restores a region that we have described under the name of submalar hiatus, or mid-cheek groove.
This technical concept has been applied by the author since the 1980s, and results in an improved appearance of the cheekbone by capturing locally reflected light, thereby conferring a rejuvenated yet natural appearance to the face, without the absolute necessity of performing malar augmentation by implants or fat grafts.
The SMAS as a re-tensioning sheet
The SMAS is a surgically isolable fibrous layer, continuous with the temporalis fascia superiorly and the platysma inferiorly. It can be dissected as a substantial flap to provide an effective tension-bearing layer, provided it is not excessively thin—as occurs in some patients (Figures 4–6). Its solid parotid portion offers a reliable anchoring substrate, while the sub-zygomatic SMAS is available for elevation and rotation (Figures 6).
Redundancy, force transmission, and nerve considerations
A large quadrangular SMAS flap, whose inferior section is made approximately 6–7 cm below the mandibular border, can be redraped like a hammock suspended toward the mastoid (Figures 5, 6). By tensioning this single musculo-aponeurotic (SMAS–platysma) flap, the skin is relieved of tension and simply draped—thereby avoiding a stiff or surgical (“windswept”) appearance. In selected cases, the excess SMAS resected from the upper portion of the quadrilateral can be re-implanted as viable tissue, for instance to augment the lips (Figure 3).
Dissection is straightforward in the juxta-parotid region; however, once the anterior limit of the parotid is crossed, extreme caution is required to avoid injury to the motor branches of the facial nerve, which lie immediately beneath the SMAS). Furnas retaining ligaments are separated with care and precision to maximize SMAS mobilization.
The Triple-Vector Framework
The organizing concept of this article is that SMAS re-tensioning should be differentiated by facial zone rather than applied as a single direction across the whole face. We propose three vectors (Figure 1):
- Superolateral rotational vector (malar / zygomatic region).
- Anatomy: Directed upward and backward (toward the root of the helix and the temporal region), with a rotational component around the origin of the zygomaticus major muscle. It directly addresses the vertical ptosis of the cheek and submalar soft tissues, counteracting the inferomedial rotation of the malar fat pad (Figure 2).
- Clinical implication: Firm repositioning of the SMAS flap along this axis restores midface fullness and corrects the nasolabial fold without creating a horizontal line at the oral commissure. The excess SMAS resected superiorly reflects this upward and inward rotation (Figure 3).
- Postero-superior (oblique) vector (mandibular angle and parotid rim).
- Anatomy: Oblique, directed upward and backward toward the earlobe and upper pre-auricular region.
- Clinical implication: This is the key vector for redefining the mandibular line (the “oval” of the face) and treating jowls. Its tension reshapes the cervico-mandibular angle by transmitting traction evenly along the fixed posterior rim.
- Oblique cervical vector (platysma and retro-auricular region).
- Anatomy: Directed posteriorly and superiorly, along the anterior border of the sternocleidomastoid (SCM) muscle toward the mastoid region.
- Clinical implication: This vector addresses the cervical component of the facelift. The anatomical continuity between the SMAS and the platysma allows this postero-superior traction to tighten platysmal bands, correct skin and muscle laxity of the neck, and reposition the external jugular vein in a protected, harmonious relationship.
Key principle—non-parallel vectors. Crucially, the tension vectors for the skin and the underlying SMAS are not always superimposed. This is the fundamental advantage and rationale of the bi-plane approach: by absorbing tension in the SMAS–platysma flap, the skin is freed to redrape without tension.
Personalization. The angle of these three vectors is not fixed; it must be adapted to the patient’s morphology (long and gaunt face versus short and heavy face) to restore volume without artificially widening the midface.
In our practice we differentiate two complementary approaches based on patient presentation and goals. The bi-plane (“Grand”) lift embodies the full triple-vector framework; the Micro SMAS lift is a limited-indication variant that applies a simplified version of the same rotational principle.
- The “Grand” Cervicofacial Lift (High SMAS / Bi-Plane)
Historically termed the “Bi-Plane” lift, this technique involves two distinct dissection planes: a wide subcutaneous undermining extending potentially to the nasolabial folds, and a deep SMAS incision in the fixed extra-parotid portion. The SMAS incision comprises three components (Figure 4):
- A primary long horizontal, sub-zygomatic incision toward the origin of the zygomaticus major muscle.
- A vertical pre-tragal incision transitioning inferiorly to incise the platysma up to 7 cm above the mandibular border, in front of the external jugular vein.
- A third horizontal counter-incision, parallel to the mandible (approximately 7 cm inferior), transecting the platysma toward the midline. The external jugular vein must be identified and preserved to avoid bleeding and hematoma.
This creates a robust, quadrangular SMAS flap (Figure 5). Although solid in most patients, it can be attenuated and less effective in others.
Dissection and vector application. After careful sub-SMAS undermining and release of the Furnas ligaments, the three vectors of the framework are applied (see above). The quadrangular flap is ideal for the superolateral rotational correction of the malar fat pad (Figure 3). The inferior portion of the SMAS–platysmal flap addresses the liberated platysma, creating a “muscular hammock” fixed to the SCM origin at the mastoid fascia. In our experience this maneuver effectively corrects submandibular gland ptosis without requiring glandular excision in most cases.
Skin vectors (distinct from SMAS vectors). Skin tension is applied along two vectors:
- A vertical vector anterior to the ear, lifting the temporal and pre-auricular skin strictly upward.
- A 45-degree (postero-superior) vector on the neck skin, anchoring skin to the mastoid region.
- The Micro SMAS Lift
The Micro SMAS lift is a composite (skin–SMAS) lift developed since 2014 and published by the author in 2018 (4). Skin and SMAS are incised and elevated together, with no or minimal section of the retaining ligaments. The SMAS incision is made in continuity with the skin incision, approximately 2–3 cm anterior to the tragus, within the thick parotid SMAS layer—much more posterior than in the deep-plane approach.
It addresses younger patients with moderate cheek ptosis, early jowls, and moderate neck flaccidity. It is offered as a surgical alternative to thread lifts and is designed to minimize post-operative swelling and social downtime. It is also an excellent option for revising previous bi-plane lifts or inefficient subcutaneous-only lifts.
Technique.
- Incision: The cutaneous incision is limited, stopping at the sideburn (Figure 7). The SMAS incision is made in continuity with the skin incision, respecting a thin fibrous tissue layer external to the parotid gland.
- Dissection: Sub-SMAS undermining is minimal, avoiding extensive disruption of the retaining ligaments. A prudent, limited dissection—usually 2–3 cm—is sufficient to mobilize the entire composite facial mask; no subperiosteal approach is required.
- Closure: The S-shaped SMAS incision allows a vest-over-pants (en paletot) suture of the liberated SMAS onto the residual SMAS anterior to the tragus—the point of maximum deep-plane tension. This S-shape also induces the necessary superior and posterior rotational vector, which repositions the malar fat pad and restores malar projection.
Clinical Experience and Results
This technical analysis is based on 40 years of surgical experience, detailed in The Art of Facelifting (Thieme, 2022). Objective comparison in rhytidectomy is notoriously difficult: patient anatomy varies, problems are not superimposable, and criteria for “improvement” are not absolute. Surgical judgment refined by experience remains the primary driver of technical evolution. The outcomes of the two procedures are not interchangeable, as their indications differ.
Efficacy and durability. The bi-plane (“Grand”) lift provides demonstrably superior, more convincing, and more durable correction of jowling, cervical laxity, and centro-facial volume (Figures 12-15. In our experience, it offers a 2- to 5-year advantage in stability over the Micro SMAS lift.
Recovery. The Micro SMAS lift remains highly effective for the appropriately selected younger patient, providing very satisfactory results with significantly reduced recovery (Figures 11, 12). Social and professional downtime is typically 5–10 days, compared with 3–6 weeks for the bi-plane lift.
Revision rate (Micro SMAS). We observed a 3% deterioration rate at one year (beginning at the 6-month post-operative mark), justifying surgical revision. One case, later diagnosed with Ehlers-Danlos syndrome, required two revisions. The jowls start to deteriorate and reappear,and sometimes the neck loses its straightness: the patient usually asks for a redo that we accomplish under strict local anesthesia, after one year post op,This secondary revision does not imply a major undermining, but consists on a very limited microSMAS lift.
Complications. Complication rates were comparable across both series:
- Minor scar infections: 2%
- Hypertrophic scarring (pre- or post-auricular): 4%
- Minor marginal necrosis: higher in bi-plane lifts (2%) versus 1 case in Micro SMAS
- Transient nerve paresis (temporal or zygomatic branch): 1%
Discussion: The Vectors Debate
The manipulation of subcutaneous tissue was noted by Bourguet (5) in 1919, but the pivotal innovation came from Skoog (6). By 1972, Skoog was tensioning extra-parotid tissues using an oblique—largely horizontal—vector on the platysma. The formal surgical concept of the SMAS was then introduced by Mitz and Peyronie in 1976. Through anatomical dissection, histology, and injected cross-sections, we defined the SMAS as a surgically isolable fibrous layer, continuous with the temporalis fascia superiorly and the platysma inferiorly.
This concept was immediately controversial. Jost and Levet (7) famously debated it, and Minelli, Van der Lei, and Mendelson (8) recently (2024) questioned the existence of the SMAS as a distinct anatomical entity—controversies that persist alongside its surgical utility. Following its presentation in the United States in 1976, Owsley (9) published the first applied SMAS technique, and Connell (cited by Marten (10)) began experimenting with differential SMAS flaps. At that time, the author used the quadrangular SMAS flap described above. Years later, Hamra (2, 11) published the composite lift (1989), advocating essentially vertical skin vectors and horizontal SMAS vectors.
This history leads to the central conflict: horizontal versus vertical vectors.
The case for horizontal (or quasi-horizontal) vectors
(e.g., Skoog (6), Baker (12))
- Limited incisions and SMASectomy: A horizontal pull allows the incision to stop at the sideburn, avoiding a temporal extension. A vertical or slightly oblique SMASectomy allows efficient backward pull of the SMAS.
- Patient expectation: It mimics the “mirror test,” in which patients pull their cheeks backward horizontally to demonstrate the desired outcome.
- Drawback: This vector—especially when applied to both skin and SMAS, as in some deep-plane variants—flattens the malar region and can create a “fish-mouth” deformity by pulling the oral commissures laterally. It may also produce visible sub-dermal tension bands.
The case for vertical vectors
(e.g., Mitz, Bonnefon (13), Barton (14), Marten (10))
- Jowl correction: The vertical vector is mechanically superior for correcting jowling and lower-face ptosis, though the challenge lies in achieving resistant anchoring of the SMAS flap.
- Volumetric restoration: Most importantly, it creates an upward and inward rotation of the centro-facial and malar fat pads (Figures 6, 7). This “re-inflates” the cheekbone, restoring youthful projection and capturing light more effectively, achieving a positive volumetric effect without lipofilling in many cases.
- Challenge: The primary difficulty is identifying a solid, stable anchoring point. The long suture of the SMAS to itself below the zygomatic arch offers a reliable fixation solution.
- The rotational component: We have emphasized the rotational component of the vertical vector since the 1980s; a recent publication by Sadati et al. (15) has likewise pointed out its importance.
The synthesis: oblique (deep-plane) vectors
(e.g., Hamra (2), Jacono (16))
Synthesists use an oblique (approximately 45-degree) vector via the deep-plane approach. While the modern deep-plane lift has gained immense popularity, it remains a compromise vector.
Conclusion
The debate over rhytidectomy vectors divides practitioners into three camps: the “horizontalists” (e.g., Skoog, Baker), who prioritize a posterior pull; the “verticalists” (e.g., Mitz, Bonnefon, Barton, Marten), who prioritize a superiorly directed lift, especially of the midface; and the “synthesists” (e.g., Hamra, Jacono), who use an oblique (45-degree) vector via the deep-plane approach.
We maintain that the vertical vector—particularly in the parotid region—remains an under-utilized standard of quality for true anatomical repositioning of the malar fat. Our long-term experience further indicates that a single vector is insufficient: a triple-vector framework (rotational in the malar area, vertical in the cheek, oblique in the cervical region), with skin and SMAS vectors deliberately non-parallel, offers the most anatomically faithful replication of youthful tissue distribution.
The field urgently lacks rigorous, long-term, objective comparative studies. Until such data exist, surgical judgment and a deep understanding of anatomy—not trends—must guide the choice of vector. It remains scientifically impossible to prove that one technique is superior to another, given the variety of anatomical presentations in each individual case; meta-analyses are useful for comparing complication rates, not the quality of results. The experienced surgeon therefore follows a slow learning curve, choosing the technique most appropriate for each individual case. As Nahai has observed, there is no standard procedure in facelifting—there is no facelift for all seasons.
References
- Mitz V, Peyronie M. The superficial musculo-aponeurotic system (SMAS) in the parotid and cheek area. Plast Reconstr Surg. 1976;58:80–88.
- Hamra ST. Deep plane facelift. Paper presented at: American Society of Aesthetic Plastic Surgery Midwinter Symposium of Facial Rejuvenation; January 12–13, 1989; Santa Barbara, Calif.
- Jacono AA, Talei B. Vertical neck lifting. Facial Plast Surg Clin North Am. 2014;22(2):285–316. doi:10.1016/j.fsc.2014.01.006. PMID: 24745389.
- Mitz V. Le microlift biplan. Principes, technique, résultats. Ann Chir Plast Esthet. 2018:262–269.
- Bourguet J. La disparition chirurgicale des rides et plis du visage. Bull Acad Med (Paris). 1919.
- Skoog T. Plastic Surgery: New Methods and Refinements. Philadelphia: Saunders; 1974.
- Jost G, Levet Y. Parotid fascia and face lifting: a critical evaluation of the SMAS concept. Plast Reconstr Surg. 1984;74(1):42–51.
- Minelli L, Van der Lei B, Mendelson BC. The superficial musculoaponeurotic system: does it really exist as an anatomical entity? Plast Reconstr Surg. 2024;153(5):1023–1034.
- Owsley JQ Jr. SMAS-platysma face lift. Plast Reconstr Surg. 1983;71(4):573–576.
- Marten TJ. High SMAS facelift: combined single flap lifting of the jawline, cheek, and midface. Clin Plast Surg. 2008;35(4):569–603.
- Lemmon ML, Hamra ST. Skoog rhytidectomy: a five-year experience with 577 patients. Plast Reconstr Surg. 1980;65:283–297.
- Baker DC. Lateral SMASectomy. Plast Reconstr Surg. 1997;100(2):509–513.
- Bonnefon A. Deep vertical lift and its development regarding the central facial area and lower two-thirds of the neck. Our technique. Ann Chir Plast Esthet. 1999:609–616.
- Barton JR, Fritz E. The “high SMAS” face lift technique. Aesthet Surg J. 2002;22(5):481–487.
- Sadati K, Mathieu O, Cetrulo CL Jr, Lellouch AG. Advancements in face lift techniques: preservation face lift with a rotating pedicle flap. Plast Reconstr Surg Glob Open. 2025;13(3):e6619. doi:10.1097/GOX.0000000000006619.
- Jacono AA, Parikh SS. The minimal access deep plane extended vertical facelift. Aesthet Surg J. 2011;31(8):874–890.
Disclosure: Some drawings have been corrected with AI manipulation, and AI has assisted in the translation of this paper.
C’est bon pour la santé, le Mag – Serge & Nicolas Rafal
Invité : Dr Vladimir Mitz, chirurgien esthétique et de réparatrice
Le staff est une réunion de médecins pour donner des informations aux patients après une consultation multidisciplinaire ou en présence de plusieurs spécialistes. En chirurgie esthétique, il est rare de pratiquer ce genre de réunion, car cela peut être un peu gênant pour le patient qui garde le désir d’un certain secret professionnel. Néanmoins, dans les cas difficiles, il est indispensable que plusieurs avis puissent être émis ; l’intérêt du staff qui a été conçu par l’équipe des docteurs MITZ,MALADRY, SELINGER et KNIPPER es c’est une consultation gratuite, avec délicatesse et une grande confraternité vis-à-vis de précédents opérateurs. Il s’agit d’un avis consultatif et c’est bien le patient qui décidera ensuite du geste chirurgical qu’il voudra pratiquer après qu’ on lui conseillât d’aller retourner voir son chirurgien.
Une équipe de l’université de Pennsylvanie vient de publier une étude portant sur 686 patientes opérées de prothèses mammaires à visée esthétique et réparatrice.
Prepectoral versus Subpectoral Implant-Based Breast Reconstruction: Evaluating the Shift
Cordray, Holly; Khan, Salman; Voytik, Malia;
Plastic and Reconstructive Surgery. 157(5):787-797, May 2026.
Il y a à peu près 300 patients par cohorte, ce qui rend cette étude pertinente et intéressante ; les résultats sont sans appel ; la tendance la plus récente est de mettre les prothèses en avant du muscle pectoral quand c’est possible, estime cette équipe, car les résultats esthétiques sont supérieurs. Toutefois le taux de complications est pratiquement le double! 2 fois plus d’infections post opératoires quand on met les prothèses en avant du muscle, un taux de reprise presque 3 fois supérieur pour des hématomes, et plus de déhiscence des cicatrices. La mise en place des prothèses en rétro musculaire est donc plus sûre au niveau de l’évolution.
Mon expérience personnelle
Mon expérience personnelle est tout à fait parallèle à cette étude depuis près de 20 ans , moi-même et les membres de mon équipe préfèrent placer les prothèses mammaires en position pré pectorale pour éviter 3 inconvénients que nous estimons préjudiciables au niveau esthétique :
1) Le placement plus rapide en bonne position des prothèses quand on les met en pré pectoral car le muscle pectoral ne les bloque plus en position trop haute pendant plusieurs mois, même si on incise l’insertion du muscle pectoral sur les côtes inférieures (“dual plane”)
2) Un aspect plus satisfaisant au niveau esthétique, car les prothèses mises en place en pré pectoral créent un aspect plus érotique au niveau de la poitrine, même si on implante des prothèses à projection moyenne, et pas forcément à très haute projection; de plus des prothèses hémisphériques deviennent quasiment anatomiques, car le gel siliconé migre vers la moitié inférieure de la prothèse, cela est mieux perceptible parce que la prothèse est mise derrière la glande mammaire et non pas cachée par le muscle pectoral.
3) L’implantation pré musculaire est beaucoup moins douloureuse, car c’est le décollement du muscle pectoral au-devant des côtes qui crée les douleurs post-opératoires, qui durent au moins une semaine, alors que la position pré musculaire n’entraîne peu ou pas de douleur post-opératoire.
Dans ces conditions, il semble qu’aujourd’hui il vaille mieux , quand il existe un tissu cutané graisseux et musculaire satisfaisant au niveau du thorax de la patiente, de placer et protéger les implants mammaires siliconés micro texturés en position pré musculaire que rétro musculaire, même si le risque post-opératoire d’infection ou de mauvaise cicatrisation est supérieur ,car ce qui prime est le résultat esthétique à moyen et long terme. Par contre si la couverture cutanée, graisseuse et glandulaire est insuffisante, il vaut mieux évidemment placer les prothèses en position rétro musculaire, en avertissant bien la patiente des inconvénients, car, dans ce cas, les prothèses ont tendance à remonter sous les clavicules quand on contracte les pectoraux, voire un peu migrer latéralement au niveau du thorax un peu plat.
Un progrès technique d’ailleurs récent initié par le docteur Éric Auclair de Paris a été de proposer de renforcer l’épaisseur de la couche cutanée autour et devant les prothèses en utilisant le principe du lipofilling qui est le prélèvement de graisse sous-cutanée de la patiente elle-même; mais ce geste complémentaire n’est possible que s’il existe des réserves graisseuses satisfaisantes pouvant être prélevées; cette méthode à l’avantage d’estomper les bords de la prothèse et de permettre aussi l’amélioration de l’arrondi du décolleté.
Chirurgie esthétique et réseaux sociaux : entre visibilité et cadre juridique
Les réseaux sociaux sont devenus un levier majeur de visibilité pour la chirurgie esthétique, mais ils exposent aussi les praticiens à des risques juridiques, déontologiques et réputationnels importants. En France, la communication est autorisée, mais elle doit rester informative, mesurée et respectueuse du secret médical, sans dériver vers la publicité commerciale ou la mise en scène trompeuse des résultats.
La chirurgie esthétique occupe une place particulière, car elle touche à la fois la santé, l’image de soi et à des attentes souvent trop émotionnelles. Sur Instagram, TikTok ou Facebook, les contenus visuels créent facilement une impression de promesse, ce qui peut faire basculer une simple information en communication promotionnelle. Les autorités et la jurisprudence rappellent aussi que la frontière entre information médicale et publicité est particulièrement étroite en esthétique.
Le cadre déontologique de la communication médicale
Depuis l’évolution du cadre déontologique, un médecin peut communiquer au public sur son activité, y compris via un site internet ou les réseaux sociaux, à condition de fournir des informations de nature à aider le libre choix du patient. Cela inclut, par exemple, des contenus sur les compétences, le parcours professionnel, les techniques pratiquées et les conditions d’exercice.
Dans cette logique, des publications pédagogiques sur l’anatomie, le déroulé d’une intervention ou la préparation préopératoire peuvent être licites si elles restent sobres et exactes.
Le premier interdit est la publicité au sens commercial du terme : il ne faut pas inciter, séduire ou promettre un résultat comme le ferait une marque. Les messages de type “résultat garanti”, les transformations spectaculaires, les offres exclusives ou les prix promotionnels sont à haut risque.
Les établissements autorisés à pratiquer la chirurgie esthétique sont, eux aussi, encadrés par l’article L. 6322-1 du Code de la santé publique, qui interdit la publicité directe ou indirecte sous quelque forme que ce soit.
Photos avant/après : la gestion des risques
Les photos avant/après sont l’un des sujets les plus sensibles. Elles peuvent être utilisées à visée informative, mais deviennent problématiques si elles sont sensationnalistes, non anonymisées ou présentées comme une promesse de résultat. La diffusion d’images reconnaissables de patients a déjà conduit à des condamnations disciplinaires.
L’anonymisation doit être réelle et non symbolique : un simple floutage insuffisant peut laisser le patient identifiable (tatouages, bijoux, arrière-plan).
Secret médical et protection des données de santé (RGPD)
Publier une photo ou un témoignage n’est pas anodin : cela relève des données de santé. Le consentement du patient ne suffit pas toujours à lever tous les risques, car la relation de soin est asymétrique. Les règles du RGPD imposent un cadre strict :
- Consentement explicite, libre et éclairé.
- Information sur la finalité exacte de la publication.
- Droit de retrait à tout moment.
Ce qu’il faut éviter et bonnes pratiques
Les principaux contenus à proscrire :
- Les promesses de résultat ou de satisfaction garantie.
- Les avant/après trop démonstratifs ou non contextualisés.
- Les témoignages de patients identifiables sans anonymisation solide.
- Les messages de type “prix cassés”, promotions ou codes avantages.
- Les contenus banalisant l’acte médical.
Les 4 piliers d’une communication saine :
Exactitude, sobriété, anonymisation et finalité informative. Priorisez l’éducatif (risques, suites opératoires, contre-indications) plutôt que la séduction.
Conclusion et règles de conformité
Les réseaux sociaux doivent rester un outil d’information. La ligne de crête est simple : informer sans vendre, montrer sans exposer, convaincre sans promettre.
Modèle de consentement recommandé :
« J’autorise la prise, l’utilisation et la publication de mes photographies à des fins de communication sur les supports suivants : site internet, Instagram et Facebook, pour une durée de X mois, avec possibilité de retrait sur demande. »
“Ballerina Boobs” : Quand le Moins devient le Mieux (ou presque), la mode de petites prothèses mammaires
Oubliez les silhouettes à la Raquel Welch ou les décolletés qui défient les lois de la gravité au point de vous servir de plateau-repas. En 2026, la tendance gros seins artificiels a fait une cure de détox. On ne veut plus ressembler à une bouée de sauvetage homologuée par la garde côtière ; on veut de la finesse, de la légèreté, du gracieux. Entrez dans l’ère des “Ballerina Boobs”.
Ces petites prothèses, souvent entre 150 et 250 cc, tirent leur nom de l’esthétique des danseuses classiques : une silhouette longiligne, un buste plat mais subtilement galbé, et une allure qui dit “je suis née comme ça” (même si la facture du chirurgien prouve le contraire). J’ai personnellement connu des jeunes filles amenées par leur maman qui disaient il faut lui réduire sa poitrine trop importante parce qu’elle va bientôt rentrer comme danseuse apprentie à l’opéra! Bien sûr je n’ai opéré ces jeunes patientes que lorsque leur volume de leur poitrine était supérieur à un bonnet D.
Alors, faut-il succomber à l’appel du petit bonnet ? Passons au crible les hauts et les bas de cette tendance avec un brin d’ironie.
Les Avantages : La Liberté de ne rien Porter (ou presque)
1. La fin du supplice de l’armature
C’est sans doute l’avantage numéro un. Avec des Ballerina Boobs, vous pouvez officiellement envoyer vos soutiens-gorge à armatures — ces instruments de torture médiévaux — à la décharge. Vous faites désormais partie du club sélect du “No Bra”. Un simple triangle en soie, un top en coton un peu épais, ou même… rien du tout. Le maintien est intégré d’office. Vos seins ne cherchent pas à rejoindre vos genoux dès que vous retirez votre haut ; ils restent là, fiers et immobiles, comme des petits soldats de plomb.
2. Le chic décontracté à la Française
Il y a quelque chose de profondément snob (et on adore ça) dans la petite poitrine. C’est le comble de l’élégance mode. Vous pouvez porter des décolletés plongeants jusqu’au nombril sans jamais avoir l’air vulgaire. Là où une poitrine généreuse transformerait une robe nuisette en affiche de film de série B, les Ballerina Boobs la transforment en une pièce de haute couture. C’est le look “Jane Birkin” : on est sexy parce qu’on ne semble pas essayer de l’être.
3. Le sport sans le traumatisme crânien
Si vous avez déjà essayé de faire un jogging ou un cours de HIIT avec un bonnet E, vous savez que c’est un sport de combat. Vos seins deviennent des projectiles non identifiés qui menacent de vous assommer à chaque foulée. Avec la tendance ballerine, le sport redeviendra une partie de plaisir. Vous pouvez sauter, courir, faire du yoga la tête en bas sans que vos attributs ne tentent de s’échapper par vos aisselles.
4. Le camouflage tactique
L’avantage des petites prothèses, c’est la discrétion. Personne n’aura l’idée de vous demander : « Alors, on est passé au garage ce week-end ? ». C’est l’augmentation mammaire pour celles qui veulent un secret bien gardé. C’est l’effet “je reviens de vacances, j’ai juste l’air plus reposée… et mon bustier tient mieux”.
- Une chirurgie plus facile
Mettre en place de plus petites prothèses se révèle beaucoup plus facile techniquement pour un chirurgien ; les suites sont plus simples pour les patientes puisque l’opération peut se faire en ambulatoire, donc sans hospitalisation; Les cicatrices du site d’implantation seront plus petites parfois cachées dans l’aisselle et les douleurs postopératoires beaucoup moins importantes, puisque le décollement se fait en général devant le muscle pectoral et sans faire de grandes dissections pour créer une place suffisante , Ce qui peut être délabrant si l’on doit implanter de grosses prothèses.
Les Inconvénients : Les Petits Désagréments du Petit Format
Parce que le monde n’est pas fait que de tutus et de chaussons de soie, il y a quelques revers à la médaille.
1. Le syndrome du “Tout ça pour ça ?”
C’est le risque émotionnel majeur. Après avoir payé plusieurs milliers d’euros, subi une anesthésie générale et mangé des yaourts pendant trois jours, il se peut que vous vous regardiez dans le miroir en vous demandant : « Attends, ils sont où ? ».
Si votre entourage ne remarque absolument rien, votre ego peut prendre un petit coup. Il faut être psychologiquement prête à ce que le changement soit plus un “murmure” qu’un “cri”.
2. La tyrannie de la mode éphémère
La mode est un éternel recommencement, mais elle est cruelle. Dans les années 90, on voulait toutes ressembler à Pamela Anderson. Aujourd’hui, on veut ressembler à une brindille de l’Opéra Garnier. Mais que se passera-t-il en 2032 si la tendance “Amazonienne de 2 mètres avec buste de déesse grecque” revient en force ? Vous aurez l’air d’avoir oublié vos airbags. Retoucher une petite poitrine pour la faire grossir, c’est possible, mais c’est un éternel chantier.
3. Le manque de “va-va-voom” dans certains vêtements
Il y a des robes, souvent de vieux modèles de tapis rouge ou des robes de soirée très structurées, qui demandent un certain “remplissage”. Sans un minimum de volume, certains bustiers s’affaissent lamentablement. Vous risquez de passer votre soirée à remonter votre robe qui glisse, faute de relief pour la retenir. Les Ballerina Boobs sont sublimes en t-shirt blanc, mais parfois un peu timides en robe de gala.
4. Le coût au centimètre cube
Si on calcule le ratio prix/volume, les Ballerina Boobs sont techniquement le luxe absolu. Vous payez le même prix de bloc opératoire et d’honoraires de chirurgien que celle qui se fait poser des implants de la taille d’un pamplemousse, mais pour le volume d’un abricot. C’est l’équivalent chirurgical de la gastronomie française : on paie très cher pour une toute petite portion très raffinée dans une très grande assiette.
La Question de la Morphologie : Le Piège du “Thin-Only”
C’est ici que le bât blesse un peu. Les Ballerina Boobs s’appellent ainsi parce qu’elles sont censées compléter une silhouette de… ballerine. Très mince, épaules dessinées, hanches étroites.
Si vous avez une morphologie plus généreuse, des hanches larges ou ce qu’on appelle joliment des “courbes”, des prothèses trop petites peuvent créer un déséquilibre visuel. Au lieu d’avoir l’air gracieuse, vous pourriez avoir l’air d’avoir un buste étrangement court ou disproportionné par rapport au bas du corps. L’harmonie est la clé, et parfois, la mode nous pousse à oublier notre propre anatomie au profit d’un idéal de papier glacé.
Note de l’expert (imaginaire mais avisé) : Avant de signer pour le look “Petit Rat”, vérifiez que votre miroir ne vous demande pas plutôt un look “Cygne Majestueux”.
En Conclusion : Faut-il sauter le pas ?
Les Ballerina Boobs sont le reflet d’une époque qui cherche un retour au naturel, même si ce naturel est soigneusement manufacturé. C’est le choix de celles qui privilégient le confort, le style vestimentaire et la subtilité à l’impact visuel immédiat.
C’est une tendance qui célèbre la finesse, mais qui demande aussi une certaine assurance : celle de ne plus compter sur sa poitrine pour “faire l’entrée” dans une pièce, mais plutôt sur son allure générale.
Le verdict ?
- Si vous en avez marre de votre soutien-gorge de sport blindé :
- Si vous voulez porter des dos-nus sans stress : C’est pour vous.
- Si vous espérez que tout le monde se retourne sur votre passage à la plage : Prenez la taille au-dessus.
Après tout, la meilleure taille de poitrine est celle qui vous permet de danser (comme une ballerine ou non) sans vous poser de questions.
Ce n’est pas une mince affaire qui fait actuellement débat entre les chirurgiens esthétiques, les chirurgiens plasticiens et la sécurité sociale.
L’état de lipoedème doit-il être considéré comme une maladie et donc être pris en charge par la sécurité sociale en ce qui concerne son diagnostic et son traitement, ou n’est-il qu’une forme plus sérieuse de dystrophie graisseuse profonde qui entraîne un préjudice esthétique auprès des patients, qui depuis belle lurette espèrent dans la liposuccion pour être améliorés au niveau de la forme de leur corps, mais également au niveau des inconvénients fonctionnels de cette graisse accumulée et qui fait mal.
Enfin quelle est la limite de séparation entre le lipoedème et le lymphoedème qui est un blocage des voies lymphatiques des membres?
Une petit historique
En 1940 les Drs Allen et Hines à la Mayo Clinic décrivent une affection particulière au niveau des membres inférieurs, constituée de grosses jambes qui sont douloureuses mais qui ne présentent pas à l’évidence de troubles de la circulation lymphatique Cette découverte ne fait guère parler d’elle.
En 1978 le docteur Yves Gérard Illouz invente la liposuction qui va bouleverser la chirurgie mondiale en devenant l’opération la plus pratiquée au monde et qui consiste à dégraisser les graisses profondes situées sous la peau des membres inférieurs des membres supérieurs mais aussi au niveau du cou.
Le lipoedème est en constitutif d’une maladie, il a vocation à être pris en charge pour son diagnostic et sa réparation par la sécurité sociale par des opérations dérivées de la liposuccion..
Au contraire, la simple déformation graisseuse de la silhouette est considérée comme purement inesthétique et n’a pas vocation à être prise en charge par la sécurité sociale.
La prise en charge d’une déformation esthétique qui peut parfois s’apparenter à une pathologie peut être une tentation pour la patiente qui souhaite ne pas payer une opération purement esthétique; cela peut être aussi la tentation d’un chirurgien qui se laisse manipuler par une patiente indélicate ou agressive.
Il est donc fondamental de tracer une frontière entre ces deux affections qui pourtant ont des points communs et des différences qui ne sont pas si simples à délimiter.
Encore plus préoccupant et sérieux est le lymphœdème résultant d’un blocage des voies lymphatiques et qui entraîne un gonflement parfois monstrueux et asymétrique des membres inférieurs ou supérieurs, et des ganglions qui peuvent être inopérants pour drainer la lymphe des membres.
Les signes francs de lipoedème
1) un gonflement douloureux spontanément et encore plus à la pression au niveau d’un ou des deux membres surtout au niveau des membres inférieurs mais qui respecte la cheville et le pied
2) l’existence d’une ballonisation de la Graisse sous-cutanée avec parfois un aspect cellulite
3) Une évolution en aggravation rapide d’un ou des deux côtés sans forcément une symétrie absolue mais néanmoins rarement atteinte unilatérale
4) Une étude par IRM un peu spéciale qui permet au temps T2 de retrouver éventuellement des images tardives d’imprégnation lymphatique entre les masses adipeuses des membres ce qui signale au moins une inflammation locale qui peut expliquer les douleurs du lipoedème.
Les signes francs de lymphœdème
Le lymphœdème est une pathologie bien caractérisée depuis très longtemps car il a été reconnu depuis l’Antiquité. Il consiste en un gonflement qui peut devenir majeur doublant ou triplant le diamètre d’un membre inférieur,
La cause en est un blocage lymphatique d’origine congénitale ou infectieuse; et les traitements en sont très difficiles.
- la cuisse, la jambe, et le pied sont gonflés, mais le repos en plaçant la jambe en l’air ne soulage que très modérément la symptomatologie .Parfois le gonflement n’atteint que la jambe et le pied mais avec le temps il peut s’étendre à la cuisse et même au bassin.
2) il existe un signe du godet c’est-à-dire que si l’on appuie avec le doigt il persiste un creux dans les tissus, creux qui met un peu de temps pour se résorber.
3) il existe aussi des épisodes infectieux surtout par contamination à streptocoque qui entraîne une lymphangite c’est-à-dire une infection grave du Membre qui nécessite un traitement urgent par antibiothérapie adaptée;
Le lymphœdème est une affection chronique assez désespérante et pour laquelle on ne se pose guère de problème sémantique car on voit bien qu’il s’agit d’un problème grave et sérieux de santé.
4)Les examens de type IRM ou avec injection de produits de contraste dans les vaisseaux lymphatiques font la preuve qu’il s’agit bien d’un blocage lymphatique et non pas d’un simple Lipoedème.
Les signes francs d’une lipodystrophie inesthétique
L’aspect de disgrâce esthétique prédomine dans le vécu de la patiente ou du patient. il s’agit d’une infiltration à différents étages du corps réalisant des syndromes de la moitié inférieure du corps du tiers moyen du corps ou du tiers supérieur du corps atteignant les bras et le torse.
1) l’infiltration graisseuse est mixte aussi bien sous la peau que plus en profondeur en forme d’amas qui créent des stéatomérie,s sorte de lipomes remplis d’une graisse molle mais qui est indolore à la pression; Cette infiltration est indolore mais est esthétiquement insupportable.
2) l’évolution est très progressive avec une participation génétique indubitable mais aussi consécutive à un dérèglement alimentaire et liée aussi à des intoxications épigénétiques (alcool, tabac, abus de sucres).
3) les tentatives d’amaigrissement permettent au patient de mincir mais ne changent pas de façon nette les formes disgracieuses au niveau des amas graisseux profonds.
3) les examens échographiques ou IRM ne révèlent qu’une graisse banale avec des travées qui ne sont pas fibreuses.
/Des formes intermédiaires existent.
Le problème vient du fait qu’une lipodystrophie très ancienne peut entraîner un blocage lymphatique et évoluer progressivement vers ce qui semble être un lipœdème..
Un autre problème est lié au fait qu’il y a des formes mixtes de lipodystrophie et de lymphœdème qui vont nécessiter une opération un peu spécifique qu’on appelle une lympho liposuccion pour essayer d’améliorer ces cas.
Quelle doit être à la place du thérapeute ?
Deux objectifs sont dans la tête de celui qui doit soigner ces pathologies:
1) faire un diagnostic aussi éthique que possible pour ne pas faire passer de la chirurgie esthétique sur de la chirurgie réparatrice
2) être sincère et honnête avec le patient ou la patiente en ne faisant pas basculer une pathologie sur l’autre au gré de la demande mais en s’appuyant sur des signes francs y compris sur des examens de type IRM très spécialisé pour faire le diagnostic d’un blocage lymphatique ou d’une stase entre les lobules graisseux.
Il faut à toute force résister à l’effet d’aubaine que représente la possibilité d’une prise en charge par la sécurité sociale d’une liposuccion qui peut certes poser des problèmes de circulation sanguine mais n’est pas un véritable Lipoedème..
Quel est le traitement du lipoedème?
La base du traitement du lipoedème est l’utilisation de la liposuccion que certains collègues modifient actuellement en l’associant par utilisation de canules vibrantes, ou de laser ou d’ultrasons pour faire fondre la graisse plus facilement et moins fatiguer le chirurgien.
Dans ma pratique j’utilise une infiltration préalable très importante de sérum physiologique avec de la lidocaïne adrénalinée qui est très diluée et de l’exacyl qui est un produit qui diminue le saignement.
Il s’agit de liposuccion étendue pratiquement circulaire au niveau des membres, dont l’effet d’amélioration se produit en deux mois environ, après une phase post opératoire relativement peu douloureuse mais parfois avec des hématomes post-opératoires impressionnants.
Le port de collants de contention est très important pendant 3 semaines post-opératoires puis une activité physique pour mobiliser les muscles des membres inférieurs est fondamentale. C’est au 4e mois que l’on juge la qualité du résultat au niveau des membres inférieurs.
Dans environ 20 % des cas une deuxième intervention de retouche peut être nécessaire après une année d’évolution.
L’Effet d’amélioration sur les douleurs préopératoires est présent dans 80% des cas, mais le résultat cosmétique peut-être plus aléatoire à cause de l’évolution et du programme génétique de chaque patient.
Le dernier congrès de l’IMCAS a été le théâtre d’une confrontation révélatrice. Derrière le faste de la Porte Maillot et ses 20 000 participants, une ligne de fracture s’est dessinée entre deux mondes : celui de la médecine esthétique audacieuse et celui de la chirurgie de précision.
Le point de discorde ? Le SMAS (Système Musculo-Aponévrotique Superficiel), cette structure anatomique que j’ai décrite en 1976 et qui demeure le pivot de tout rajeunissement facial durable.
L’illusion de la régénération : Le prix caché de la fibrose
Aujourd’hui, certains médecins esthétiques s’aventurent en terrain profond. En quête de résultats immédiats, ils saturent le visage de fils crantés et d’injections dites « régénératives ». Mais la biologie ne ment pas : là où l’on promet la jeunesse, on provoque souvent une inflammation chronique.
Cette agression délibérée des tissus génère une fibrose cicatricielle. Le collagène physiologique est remplacé par un tissu dense, anarchique, peuplé de myofibroblastes et parfois de réactions à corps étranger. Pour le patient, c’est une promesse de tension ; pour le chirurgien qui doit intervenir plus tard, c’est un champ de mines.
Le cri d’alarme des chirurgiens
Lors de cette session mémorable, de nombreux confrères ont dénoncé les risques opératoires accrus. Passer derrière une médecine esthétique agressive, c’est s’exposer à :
- Une dissection périlleuse dans des tissus indurés.
- Des plans anatomiques effacés par la fibrose.
- Des complications post-opératoires imprévisibles.
Si les fils tenseurs, dont l’inventeur géorgien Sulamanidze reste le plus fervent défenseur, trouvent grâce aux yeux de certains, je reste formel : leur bilan est négatif. Ni économiquement rationnels, ni esthétiquement pérennes, ils ne sont qu’un artifice temporaire au prix d’une altération de la qualité tissulaire à long terme.
L’excellence chirurgicale : La seule réponse durable
Face à l’éphémère des fils, la chirurgie propose une rigueur scientifique et des résultats naturels. Mon approche privilégie la personnalisation plutôt que le remplissage systématique :
- Le Lifting Biplan (Grands Décollements) : L’arme absolue pour les vieillissements marqués, traitant l’excédent cutané et la structure profonde avec une harmonie que seule la main du chirurgien peut sculpter.
- Le Micro SMAS Lift : Une technique de précision pour les premiers signes de l’âge (bajoues naissantes, cou fripé). Elle offre une récupération rapide et une sécurité professionnelle totale.
Là où la médecine esthétique colmate, la chirurgie restaure. Il est temps de redonner à l’anatomie ses lettres de noblesse et de ne plus sacrifier l’avenir d’un visage pour un résultat immédiat mais délétère.
Mots-clefs
Chirurgie esthétique, SMAS, Lifting biplan, Micro SMAS lift, Fils tenseurs, Fibrose cicatricielle, IMCAS, Rajeunissement facial, Sulamanidze, Éthique médicale.
Références Bibliographiques Indicatives
- Mitz, V., & Peyronie, M. (1976). The superficial musculo-aponeurotic system (SMAS) in the parotid and cheek area. Plastic and Reconstructive Surgery, 58(1), 80-88. (L’article fondateur).
- Sulamanidze, M. A., et al. (2002). Removal of facial soft tissue ptosis with special threads. Dermatologic Surgery.
- Mendelson, B., & Wong, C. H. (2013). Changes in the facial skeleton with aging: Implications and clinical applications in facial rejuvenation. Aesthetic Plastic Surgery.
- Guyuron, B. (2007). The adverse effects of non-absorbable fillers and threads on subsequent rhytidectomy. Plastic and Reconstructive Surgery.
Je voudrais dans cet article rendre un vibrant hommage au docteur John Quincy Owsley (1928-2014) qui a été le premier chirurgien au monde à avoir fait confiance aux travaux concernant le système musculo-aponévrotique superficiel de la face (SMAS) que j’avais décrit en 1976 avec Martine Peyronie Jannie, dans le plastic et reconstructible surgery journal américain.
C’était un travail d’une équipe française sous la houlette du Professeur Paul Tessier inventeur de la chirurgie cranio-faciale, et qui oeuvrait à l’hôpital Foch de Suresnes à Paris
À la fin de mon internat en France dans les services parisiens de chirurgie plastique, je me suis rendu aux États-Unis en 1975 pour parfaire ma formation en chirurgie esthétique/..
Après mon passage à New York dans le service du professeur John marquis Converse, puis chez Ralph Millard, chirurgien exceptionnel qui a totalement réinventé la chirurgie des fentes labio palatines, Au cours de mon séjour chez le professeur MILLARD à Miami, mes explications sur le SMAS m’ont intéressé personne; or j’étais très fier à cette époque des travaux anatomiques que notre équipe française avait accompli je sentais bien que cela allait révolutionner la chirurgie du rajeunissement du visage et ce pour longtemps.
Je suis donc très déçu du manque d’attention des chirurgiens américains de la côte Est.
Je suis alors parti lé me former en microchirurgie en Californie auprès du professeur Harry Buncke.
Ce fameux chirurgien opérait dans le Ralph K. Davies médical Center de San Francisco.
J’ai croisé par hasard, dans un couloir, le docteur John Quincy Owsley, avec qui j’ai eu une très longue conversation, lui expliquant mes travaux. il m’écouta avec beaucoup d’attention en hochant la tête.
La publication qui sortit dans le plastic and reconstructive Journal l’année suivante en 1976 le convainc apparemment de l’intérêt de mes travaux.
Je lui rends grâce d’avoir été le premier à avoir essayé cette nouvelle technique de rajeunissement du visage, qu’il maîtrise parfaitement.
l fut le premier à publier de nombreux articles, même un livre entier sur l’intérêt de l’exploitation chirurgicale du SMAS.
Je trouve qu’actuellement il est très peu cité dans les revues internationales quand il s’agit de discuter des points de détails techniques et de l’évolution des patients qui ont subi ce type d’intervention.
Cet article est destiné à le remettre en selle au niveau international pour insister sur le fait qu’il a été le premier au monde à croire en cette nouvelle technique et à la propager malgré les réticences au de tous ses collègues américains et mondiaux.
Le docteur John Quincy Uwsleyest né en 1927, dans une famille de médecin militaires, il fit ses études à Nashville dans le Tennessee. Il trouva une place de chirurgien en Californie ,où il devint chef de service de chirurgie plastique en 1980 à l’hôpital Ralph k Davis médical Center.
Il a publié de nombreux travaux (90 publications) en chirurgie plastique réparatrice et esthétique aussi bien dans le domaine des fentes labio palatines que dans la chirurgie esthétique du visage et du corps.
Il fut aussi le président du comité d’éthique des chirurgiens plasticiens aux États-Unis
1977 OWSLEY, J. Q. (1977). Platysma-fascial rhytidectomy: A preliminary report. Plastic & Reconstructive Surgery, 60(6), 843-850.1977PLATYSMA-FASCIAL RHYTIDECTOMY (journal article)
Plastic and Reconstructive Surgery, volume 60, issue 6, pages 843-850 (1977).
1995 Multiple vector face-lift: SMAS-platysma rotation flap plus midface malar fat pad suspension (journal article)
Owsley, John Q. | Weibel, Timothy J.
Operative Techniques in Plastic and Reconstructive Surgery, volume 2, issue 2, pages 99-107 (1995).
20021 The SMAS-Platysma Facelift: Advantages of a Multivector Technique (journal article)
Owsley, John Q. | Fiala, Thomas G.
Seminars in Plastic Surgery, volume 16, issue 4, pages 391-404 (2002).






