Chirurgie esthétique et réseaux sociaux : entre visibilité et cadre juridique
Les réseaux sociaux sont devenus un levier majeur de visibilité pour la chirurgie esthétique, mais ils exposent aussi les praticiens à des risques juridiques, déontologiques et réputationnels importants. En France, la communication est autorisée, mais elle doit rester informative, mesurée et respectueuse du secret médical, sans dériver vers la publicité commerciale ou la mise en scène trompeuse des résultats.
La chirurgie esthétique occupe une place particulière, car elle touche à la fois la santé, l’image de soi et à des attentes souvent trop émotionnelles. Sur Instagram, TikTok ou Facebook, les contenus visuels créent facilement une impression de promesse, ce qui peut faire basculer une simple information en communication promotionnelle. Les autorités et la jurisprudence rappellent aussi que la frontière entre information médicale et publicité est particulièrement étroite en esthétique.
Le cadre déontologique de la communication médicale
Depuis l’évolution du cadre déontologique, un médecin peut communiquer au public sur son activité, y compris via un site internet ou les réseaux sociaux, à condition de fournir des informations de nature à aider le libre choix du patient. Cela inclut, par exemple, des contenus sur les compétences, le parcours professionnel, les techniques pratiquées et les conditions d’exercice.
Dans cette logique, des publications pédagogiques sur l’anatomie, le déroulé d’une intervention ou la préparation préopératoire peuvent être licites si elles restent sobres et exactes.
Le premier interdit est la publicité au sens commercial du terme : il ne faut pas inciter, séduire ou promettre un résultat comme le ferait une marque. Les messages de type “résultat garanti”, les transformations spectaculaires, les offres exclusives ou les prix promotionnels sont à haut risque.
Les établissements autorisés à pratiquer la chirurgie esthétique sont, eux aussi, encadrés par l’article L. 6322-1 du Code de la santé publique, qui interdit la publicité directe ou indirecte sous quelque forme que ce soit.
Photos avant/après : la gestion des risques
Les photos avant/après sont l’un des sujets les plus sensibles. Elles peuvent être utilisées à visée informative, mais deviennent problématiques si elles sont sensationnalistes, non anonymisées ou présentées comme une promesse de résultat. La diffusion d’images reconnaissables de patients a déjà conduit à des condamnations disciplinaires.
L’anonymisation doit être réelle et non symbolique : un simple floutage insuffisant peut laisser le patient identifiable (tatouages, bijoux, arrière-plan).
Secret médical et protection des données de santé (RGPD)
Publier une photo ou un témoignage n’est pas anodin : cela relève des données de santé. Le consentement du patient ne suffit pas toujours à lever tous les risques, car la relation de soin est asymétrique. Les règles du RGPD imposent un cadre strict :
- Consentement explicite, libre et éclairé.
- Information sur la finalité exacte de la publication.
- Droit de retrait à tout moment.
Ce qu’il faut éviter et bonnes pratiques
Les principaux contenus à proscrire :
- Les promesses de résultat ou de satisfaction garantie.
- Les avant/après trop démonstratifs ou non contextualisés.
- Les témoignages de patients identifiables sans anonymisation solide.
- Les messages de type “prix cassés”, promotions ou codes avantages.
- Les contenus banalisant l’acte médical.
Les 4 piliers d’une communication saine :
Exactitude, sobriété, anonymisation et finalité informative. Priorisez l’éducatif (risques, suites opératoires, contre-indications) plutôt que la séduction.
Conclusion et règles de conformité
Les réseaux sociaux doivent rester un outil d’information. La ligne de crête est simple : informer sans vendre, montrer sans exposer, convaincre sans promettre.
Modèle de consentement recommandé :
« J’autorise la prise, l’utilisation et la publication de mes photographies à des fins de communication sur les supports suivants : site internet, Instagram et Facebook, pour une durée de X mois, avec possibilité de retrait sur demande. »
“Ballerina Boobs” : Quand le Moins devient le Mieux (ou presque), la mode de petites prothèses mammaires
Oubliez les silhouettes à la Raquel Welch ou les décolletés qui défient les lois de la gravité au point de vous servir de plateau-repas. En 2026, la tendance gros seins artificiels a fait une cure de détox. On ne veut plus ressembler à une bouée de sauvetage homologuée par la garde côtière ; on veut de la finesse, de la légèreté, du gracieux. Entrez dans l’ère des “Ballerina Boobs”.
Ces petites prothèses, souvent entre 150 et 250 cc, tirent leur nom de l’esthétique des danseuses classiques : une silhouette longiligne, un buste plat mais subtilement galbé, et une allure qui dit “je suis née comme ça” (même si la facture du chirurgien prouve le contraire). J’ai personnellement connu des jeunes filles amenées par leur maman qui disaient il faut lui réduire sa poitrine trop importante parce qu’elle va bientôt rentrer comme danseuse apprentie à l’opéra! Bien sûr je n’ai opéré ces jeunes patientes que lorsque leur volume de leur poitrine était supérieur à un bonnet D.
Alors, faut-il succomber à l’appel du petit bonnet ? Passons au crible les hauts et les bas de cette tendance avec un brin d’ironie.
Les Avantages : La Liberté de ne rien Porter (ou presque)
1. La fin du supplice de l’armature
C’est sans doute l’avantage numéro un. Avec des Ballerina Boobs, vous pouvez officiellement envoyer vos soutiens-gorge à armatures — ces instruments de torture médiévaux — à la décharge. Vous faites désormais partie du club sélect du “No Bra”. Un simple triangle en soie, un top en coton un peu épais, ou même… rien du tout. Le maintien est intégré d’office. Vos seins ne cherchent pas à rejoindre vos genoux dès que vous retirez votre haut ; ils restent là, fiers et immobiles, comme des petits soldats de plomb.
2. Le chic décontracté à la Française
Il y a quelque chose de profondément snob (et on adore ça) dans la petite poitrine. C’est le comble de l’élégance mode. Vous pouvez porter des décolletés plongeants jusqu’au nombril sans jamais avoir l’air vulgaire. Là où une poitrine généreuse transformerait une robe nuisette en affiche de film de série B, les Ballerina Boobs la transforment en une pièce de haute couture. C’est le look “Jane Birkin” : on est sexy parce qu’on ne semble pas essayer de l’être.
3. Le sport sans le traumatisme crânien
Si vous avez déjà essayé de faire un jogging ou un cours de HIIT avec un bonnet E, vous savez que c’est un sport de combat. Vos seins deviennent des projectiles non identifiés qui menacent de vous assommer à chaque foulée. Avec la tendance ballerine, le sport redeviendra une partie de plaisir. Vous pouvez sauter, courir, faire du yoga la tête en bas sans que vos attributs ne tentent de s’échapper par vos aisselles.
4. Le camouflage tactique
L’avantage des petites prothèses, c’est la discrétion. Personne n’aura l’idée de vous demander : « Alors, on est passé au garage ce week-end ? ». C’est l’augmentation mammaire pour celles qui veulent un secret bien gardé. C’est l’effet “je reviens de vacances, j’ai juste l’air plus reposée… et mon bustier tient mieux”.
- Une chirurgie plus facile
Mettre en place de plus petites prothèses se révèle beaucoup plus facile techniquement pour un chirurgien ; les suites sont plus simples pour les patientes puisque l’opération peut se faire en ambulatoire, donc sans hospitalisation; Les cicatrices du site d’implantation seront plus petites parfois cachées dans l’aisselle et les douleurs postopératoires beaucoup moins importantes, puisque le décollement se fait en général devant le muscle pectoral et sans faire de grandes dissections pour créer une place suffisante , Ce qui peut être délabrant si l’on doit implanter de grosses prothèses.
Les Inconvénients : Les Petits Désagréments du Petit Format
Parce que le monde n’est pas fait que de tutus et de chaussons de soie, il y a quelques revers à la médaille.
1. Le syndrome du “Tout ça pour ça ?”
C’est le risque émotionnel majeur. Après avoir payé plusieurs milliers d’euros, subi une anesthésie générale et mangé des yaourts pendant trois jours, il se peut que vous vous regardiez dans le miroir en vous demandant : « Attends, ils sont où ? ».
Si votre entourage ne remarque absolument rien, votre ego peut prendre un petit coup. Il faut être psychologiquement prête à ce que le changement soit plus un “murmure” qu’un “cri”.
2. La tyrannie de la mode éphémère
La mode est un éternel recommencement, mais elle est cruelle. Dans les années 90, on voulait toutes ressembler à Pamela Anderson. Aujourd’hui, on veut ressembler à une brindille de l’Opéra Garnier. Mais que se passera-t-il en 2032 si la tendance “Amazonienne de 2 mètres avec buste de déesse grecque” revient en force ? Vous aurez l’air d’avoir oublié vos airbags. Retoucher une petite poitrine pour la faire grossir, c’est possible, mais c’est un éternel chantier.
3. Le manque de “va-va-voom” dans certains vêtements
Il y a des robes, souvent de vieux modèles de tapis rouge ou des robes de soirée très structurées, qui demandent un certain “remplissage”. Sans un minimum de volume, certains bustiers s’affaissent lamentablement. Vous risquez de passer votre soirée à remonter votre robe qui glisse, faute de relief pour la retenir. Les Ballerina Boobs sont sublimes en t-shirt blanc, mais parfois un peu timides en robe de gala.
4. Le coût au centimètre cube
Si on calcule le ratio prix/volume, les Ballerina Boobs sont techniquement le luxe absolu. Vous payez le même prix de bloc opératoire et d’honoraires de chirurgien que celle qui se fait poser des implants de la taille d’un pamplemousse, mais pour le volume d’un abricot. C’est l’équivalent chirurgical de la gastronomie française : on paie très cher pour une toute petite portion très raffinée dans une très grande assiette.
La Question de la Morphologie : Le Piège du “Thin-Only”
C’est ici que le bât blesse un peu. Les Ballerina Boobs s’appellent ainsi parce qu’elles sont censées compléter une silhouette de… ballerine. Très mince, épaules dessinées, hanches étroites.
Si vous avez une morphologie plus généreuse, des hanches larges ou ce qu’on appelle joliment des “courbes”, des prothèses trop petites peuvent créer un déséquilibre visuel. Au lieu d’avoir l’air gracieuse, vous pourriez avoir l’air d’avoir un buste étrangement court ou disproportionné par rapport au bas du corps. L’harmonie est la clé, et parfois, la mode nous pousse à oublier notre propre anatomie au profit d’un idéal de papier glacé.
Note de l’expert (imaginaire mais avisé) : Avant de signer pour le look “Petit Rat”, vérifiez que votre miroir ne vous demande pas plutôt un look “Cygne Majestueux”.
En Conclusion : Faut-il sauter le pas ?
Les Ballerina Boobs sont le reflet d’une époque qui cherche un retour au naturel, même si ce naturel est soigneusement manufacturé. C’est le choix de celles qui privilégient le confort, le style vestimentaire et la subtilité à l’impact visuel immédiat.
C’est une tendance qui célèbre la finesse, mais qui demande aussi une certaine assurance : celle de ne plus compter sur sa poitrine pour “faire l’entrée” dans une pièce, mais plutôt sur son allure générale.
Le verdict ?
- Si vous en avez marre de votre soutien-gorge de sport blindé :
- Si vous voulez porter des dos-nus sans stress : C’est pour vous.
- Si vous espérez que tout le monde se retourne sur votre passage à la plage : Prenez la taille au-dessus.
Après tout, la meilleure taille de poitrine est celle qui vous permet de danser (comme une ballerine ou non) sans vous poser de questions.
Ce n’est pas une mince affaire qui fait actuellement débat entre les chirurgiens esthétiques, les chirurgiens plasticiens et la sécurité sociale.
L’état de lipoedème doit-il être considéré comme une maladie et donc être pris en charge par la sécurité sociale en ce qui concerne son diagnostic et son traitement, ou n’est-il qu’une forme plus sérieuse de dystrophie graisseuse profonde qui entraîne un préjudice esthétique auprès des patients, qui depuis belle lurette espèrent dans la liposuccion pour être améliorés au niveau de la forme de leur corps, mais également au niveau des inconvénients fonctionnels de cette graisse accumulée et qui fait mal.
Enfin quelle est la limite de séparation entre le lipoedème et le lymphoedème qui est un blocage des voies lymphatiques des membres?
Une petit historique
En 1940 les Drs Allen et Hines à la Mayo Clinic décrivent une affection particulière au niveau des membres inférieurs, constituée de grosses jambes qui sont douloureuses mais qui ne présentent pas à l’évidence de troubles de la circulation lymphatique Cette découverte ne fait guère parler d’elle.
En 1978 le docteur Yves Gérard Illouz invente la liposuction qui va bouleverser la chirurgie mondiale en devenant l’opération la plus pratiquée au monde et qui consiste à dégraisser les graisses profondes situées sous la peau des membres inférieurs des membres supérieurs mais aussi au niveau du cou.
Le lipoedème est en constitutif d’une maladie, il a vocation à être pris en charge pour son diagnostic et sa réparation par la sécurité sociale par des opérations dérivées de la liposuccion..
Au contraire, la simple déformation graisseuse de la silhouette est considérée comme purement inesthétique et n’a pas vocation à être prise en charge par la sécurité sociale.
La prise en charge d’une déformation esthétique qui peut parfois s’apparenter à une pathologie peut être une tentation pour la patiente qui souhaite ne pas payer une opération purement esthétique; cela peut être aussi la tentation d’un chirurgien qui se laisse manipuler par une patiente indélicate ou agressive.
Il est donc fondamental de tracer une frontière entre ces deux affections qui pourtant ont des points communs et des différences qui ne sont pas si simples à délimiter.
Encore plus préoccupant et sérieux est le lymphœdème résultant d’un blocage des voies lymphatiques et qui entraîne un gonflement parfois monstrueux et asymétrique des membres inférieurs ou supérieurs, et des ganglions qui peuvent être inopérants pour drainer la lymphe des membres.
Les signes francs de lipoedème
1) un gonflement douloureux spontanément et encore plus à la pression au niveau d’un ou des deux membres surtout au niveau des membres inférieurs mais qui respecte la cheville et le pied
2) l’existence d’une ballonisation de la Graisse sous-cutanée avec parfois un aspect cellulite
3) Une évolution en aggravation rapide d’un ou des deux côtés sans forcément une symétrie absolue mais néanmoins rarement atteinte unilatérale
4) Une étude par IRM un peu spéciale qui permet au temps T2 de retrouver éventuellement des images tardives d’imprégnation lymphatique entre les masses adipeuses des membres ce qui signale au moins une inflammation locale qui peut expliquer les douleurs du lipoedème.
Les signes francs de lymphœdème
Le lymphœdème est une pathologie bien caractérisée depuis très longtemps car il a été reconnu depuis l’Antiquité. Il consiste en un gonflement qui peut devenir majeur doublant ou triplant le diamètre d’un membre inférieur,
La cause en est un blocage lymphatique d’origine congénitale ou infectieuse; et les traitements en sont très difficiles.
- la cuisse, la jambe, et le pied sont gonflés, mais le repos en plaçant la jambe en l’air ne soulage que très modérément la symptomatologie .Parfois le gonflement n’atteint que la jambe et le pied mais avec le temps il peut s’étendre à la cuisse et même au bassin.
2) il existe un signe du godet c’est-à-dire que si l’on appuie avec le doigt il persiste un creux dans les tissus, creux qui met un peu de temps pour se résorber.
3) il existe aussi des épisodes infectieux surtout par contamination à streptocoque qui entraîne une lymphangite c’est-à-dire une infection grave du Membre qui nécessite un traitement urgent par antibiothérapie adaptée;
Le lymphœdème est une affection chronique assez désespérante et pour laquelle on ne se pose guère de problème sémantique car on voit bien qu’il s’agit d’un problème grave et sérieux de santé.
4)Les examens de type IRM ou avec injection de produits de contraste dans les vaisseaux lymphatiques font la preuve qu’il s’agit bien d’un blocage lymphatique et non pas d’un simple Lipoedème.
Les signes francs d’une lipodystrophie inesthétique
L’aspect de disgrâce esthétique prédomine dans le vécu de la patiente ou du patient. il s’agit d’une infiltration à différents étages du corps réalisant des syndromes de la moitié inférieure du corps du tiers moyen du corps ou du tiers supérieur du corps atteignant les bras et le torse.
1) l’infiltration graisseuse est mixte aussi bien sous la peau que plus en profondeur en forme d’amas qui créent des stéatomérie,s sorte de lipomes remplis d’une graisse molle mais qui est indolore à la pression; Cette infiltration est indolore mais est esthétiquement insupportable.
2) l’évolution est très progressive avec une participation génétique indubitable mais aussi consécutive à un dérèglement alimentaire et liée aussi à des intoxications épigénétiques (alcool, tabac, abus de sucres).
3) les tentatives d’amaigrissement permettent au patient de mincir mais ne changent pas de façon nette les formes disgracieuses au niveau des amas graisseux profonds.
3) les examens échographiques ou IRM ne révèlent qu’une graisse banale avec des travées qui ne sont pas fibreuses.
/Des formes intermédiaires existent.
Le problème vient du fait qu’une lipodystrophie très ancienne peut entraîner un blocage lymphatique et évoluer progressivement vers ce qui semble être un lipœdème..
Un autre problème est lié au fait qu’il y a des formes mixtes de lipodystrophie et de lymphœdème qui vont nécessiter une opération un peu spécifique qu’on appelle une lympho liposuccion pour essayer d’améliorer ces cas.
Quelle doit être à la place du thérapeute ?
Deux objectifs sont dans la tête de celui qui doit soigner ces pathologies:
1) faire un diagnostic aussi éthique que possible pour ne pas faire passer de la chirurgie esthétique sur de la chirurgie réparatrice
2) être sincère et honnête avec le patient ou la patiente en ne faisant pas basculer une pathologie sur l’autre au gré de la demande mais en s’appuyant sur des signes francs y compris sur des examens de type IRM très spécialisé pour faire le diagnostic d’un blocage lymphatique ou d’une stase entre les lobules graisseux.
Il faut à toute force résister à l’effet d’aubaine que représente la possibilité d’une prise en charge par la sécurité sociale d’une liposuccion qui peut certes poser des problèmes de circulation sanguine mais n’est pas un véritable Lipoedème..
Quel est le traitement du lipoedème?
La base du traitement du lipoedème est l’utilisation de la liposuccion que certains collègues modifient actuellement en l’associant par utilisation de canules vibrantes, ou de laser ou d’ultrasons pour faire fondre la graisse plus facilement et moins fatiguer le chirurgien.
Dans ma pratique j’utilise une infiltration préalable très importante de sérum physiologique avec de la lidocaïne adrénalinée qui est très diluée et de l’exacyl qui est un produit qui diminue le saignement.
Il s’agit de liposuccion étendue pratiquement circulaire au niveau des membres, dont l’effet d’amélioration se produit en deux mois environ, après une phase post opératoire relativement peu douloureuse mais parfois avec des hématomes post-opératoires impressionnants.
Le port de collants de contention est très important pendant 3 semaines post-opératoires puis une activité physique pour mobiliser les muscles des membres inférieurs est fondamentale. C’est au 4e mois que l’on juge la qualité du résultat au niveau des membres inférieurs.
Dans environ 20 % des cas une deuxième intervention de retouche peut être nécessaire après une année d’évolution.
L’Effet d’amélioration sur les douleurs préopératoires est présent dans 80% des cas, mais le résultat cosmétique peut-être plus aléatoire à cause de l’évolution et du programme génétique de chaque patient.
Le micro smas lift est une opération très intéressante qui a été décrite en 2014 par le docteur Vladimir Mitz, après qu’il ait découvert le SMAS( système musculo, aponévrotique, superficiel de la face), en 1976, dans un article publié dans plastic et reconstructive surgery journal.
Cette opération est un lifting composite du visage ou le chirurgien, soulève la peau et smas ensemble, qui ne sont pas détachés l’un de l’autre, avec des vecteurs composites: l’un l’vertical devant l’oreille et l’autre qui est un vecteur à 45° derrière l’oreille tendu vers la mastoïde, qui retend remarquablement le cou, car on agit sur la partie arrière du muscle peaucier du cou.
Cette opération combine les avantages des mini lift à petites cicatrices et une remise en tension l’ensemble du visage, car l’action sur le smas permet de repositionner les loges graisseuses profondes, notamment la loge graisseuse Sous malaire ce qui évite de transformer le visage par des greffes adipeuses à cet endroit.
Cette intervention peut être combinée facilement avec une opération de rajeunissement des paupières également avec un lipofilling mis en place au niveau du tour de la bouche, des lèvres, des sillons et des ridules qui forment le barre codes de la lèvre supérieure.
On a ainsi la possibilité de faire un rajeunissement global de la face y compris au niveau des volumes qui ont été perdus chez certains patients à cause de l’atrophie qui se produit du fait du vieillissement du visage.
En conclusion, une opération complexe, mais avec des suites simples, et qui peut se pratiquer sous anesthésie locale avec des suites, beaucoup moins impressionnantes que celles que l’on rencontrait .autrefois, au cours des liftings avec grand décollement cutané.
Qui ne voudrait tenter de rajeunir si l’occasion lui en était donnée par le moyen d’une opération de chirurgie esthétique bien faite?
Dans ce livre très dense le docteur Vladimir Mitz expose l’historique et les possibilités qui sont offertes de rajeunir par le biais de la chirurgie, en pratiquant un lifting cervico facial de nouvelle génération , grâce à l’utilisation du Système Musculo Aponévrotique Superficiel de de la face ou SMAS.
Le docteur Mitz a décrit cette structure en 1976 avec le docteur Martine Peyronie alors qu’ils étaient chirurgiens assistants à Paris du professeur Paul Tessier, l’inventeur de la chirurgie craniofaciale.
Ces nouveaux liftings, très pratiqués actuellement avec une immense satisfaction chez les patients, ont permis de faire des opérations extrêmement efficaces; ils retendent 2 couches tissulaires, c’est-à-dire la peau et le SMAS sous-jacent incluant des muscles de la mimique.
Ce type d’opération permet des résultats très naturel si on respecte les vecteurs, vertical au devant du visage et horizontal derrière l’oreille, pour redraper convenablement la peau et le SMAS sous-jacent.
Un historique des opérations de rajeunissement du visage rend le livre attrayant.
Enfin le contexte psycho social et les implications socio-économiques éthiques ne sont pas oubliées dans l’ouvrage joliment illustré.
L’apparence de notre visage évolue avec l’âge. Si les rides et les ridules sont les signes les plus visibles du vieillissement, un autre phénomène, plus subtil mais tout aussi important, joue un rôle majeur dans l’affaissement des traits : l’hiatus sous-malaire. Cette déhiscence, située sous les pommettes, se caractérise par un creux qui donne un aspect fatigué et vieillissant au visage. Mais qu’est-ce que l’hiatus sous-malaire exactement ? Quelles sont ses causes et comment peut-on le corriger ? Cet article vous propose de découvrir tout ce qu’il faut savoir sur ce phénomène méconnu et sur les solutions esthétiques pour y remédier.

Avant

Après
Qu’est-ce que l’hiatus sous-malaire ?
- Définition: L’hiatus sous-malaire est un creux qui se forme progressivement au niveau de la joue, sous les pommettes. Il est dû à l’affaissement naturel des tissus avec l’âge.
- Conséquences esthétiques : L’hiatus sous-malaire donne un aspect creux et fatigué au visage, accentuant les signes du vieillissement.
- Causes :
- Vieillissement cutané : Perte d’élasticité de la peau, affaiblissement des muscles.
- Gravité : Les tissus se relâchent sous l’effet de la pesanteur.
- Perte de volume : La graisse sous-cutanée diminue, accentuant les creux.
Les traitements de l’hiatus sous-malaire :
- Médecine esthétique :
- Injections d’acide hyaluronique : Technique précise pour combler le creux et redonner du volume aux pommettes.
- Autres produits de comblement : Acide poly-L-lactique, hydroxylapatite de calcium.
- Chirurgie esthétique :
- Lifting cervico-facial : Technique plus invasive permettant de repositionner les tissus et de corriger l’affaissement global du visage.
- Mini-lifting : Solution moins invasive pour les cas moins marqués.
Les avantages des traitements :
- Rajeunissement naturel : Les traitements visent à restaurer les volumes perdus et à redonner un aspect plus jeune et reposé au visage.
- Résultats durables : Les effets peuvent durer plusieurs années.

staff en chirurgie esthetique
À quoi sert le staff en chirurgie esthétique ?
Le staff est un mot anglais qui veut dire réunion ; il s’agit bien entendu d’une réunion médicale réunissant soit des collègues médecins ou chirurgiens, soit d’une assemblée où se rassemblent des médecins, des infirmières, ou des spécialistes divers, situation fréquente dans les services hospitaliers, où souvent sont admis des étudiants en médecine ou de jeunes collègues.
Quel intérêt présente le staff pour le patient?
L’intérêt du staff est qu’il permet de confronter des opinions diverses concernant un problème évoqué par un patient ; à cet effet, il faut que ce patient soit examiné et qu’il accepte cette réunion pluridisciplinaire qui peut présenter un caractère assez intrusif et donc psychologiquement pas si facile que cela.
Le staff de chirurgie plastique des anciens de l’équipe Raymond Vilain, dirigé par Vladimir Mitz
Ainsi, le staff des chirurgiens plasticiens de l’hôpital Boucicaut, est depuis plusieurs années, organisé avec les anciens élèves puis assistants et maintenant collègues brillants.
Ce staff mensuel consiste à examiner un patient qui pose des problèmes difficiles de chirurgie esthétique ou réparatrice pour lesquels il y a plusieurs solutions thérapeutiques possibles ; chaque membre de ce staff peut convoquer un, deux ou trois patients à cette occasion, quand il le juge utile.
Le staff a lieu dans une clinique ; il est totalement gratuit ; il peut aussi avoir lieu dans un cabinet d’un des chirurgiens, si la clinique est indisponible.
Le patient est prévenu que plusieurs spécialistes vont l’examiner ; chacun des spécialistes présents donne alors son avis et ses conseils opératoires en les justifiant devant le patient après l’avoir examiné ; puis le chirurgien senior va faire la synthèse de toutes les solutions ; le patient aura alors un délai de réflexion pour retourner voir le chirurgien qui lui a conseillé de venir au staff, afin de subir ou non l’intervention qui lui a été proposée.
Une information réciproque
Il est important que lorsque celle-ci a été effectuée, le chirurgien concerné rapporte à son groupe les résultats qu’il a obtenus afin que nous profitions tous de l’expérience de chacun.
L’intérêt de ce staff est qu’il permet aussi de désamorcer certaines situations conflictuelles ; chacun d’entre nous peut rencontrer des difficultés pour se faire comprendre d’un patient un peu hésitant ou avec lequel il n’y a pas eu de consécration d’une satisfaction à la suite d’une première intervention.
Une absolue confraternité!
Une totale confraternité est de mise ce qui n’est pas le cas le plus fréquent, quand des patients vont naviguer d’un chirurgien à l’autre pour obtenir un avis contradictoire : Malheureusement beaucoup de collègues sont plutôt négatifs et ont tendance à incriminer le chirurgien qui vient d’opérer en le qualifiant parfois avec des adjectifs guère respectueux ou objectif!
Le fait que nous soyons en groupe permet de démystifier les conseils qu’on donne au patient; les conseils prodigués en toute bonne foi et sans considération financière sont mieux acceptés par celui-ci, puisqu’il s’agit d’un avis consensuel- même s’il existe des différences d’opinion sur la voie chirurgicale à tenir ou même sur l’absence d’indication opératoire; ce refus d’une opération supplémentaire est alors vécu comme une véritable décision collégiale, et donc très important pour que le patient puisse l’accepter et se contenter de son résultat déjà obtenu.
Une épreuve pour le patient concerné
Il s’agit évidemment d’une épreuve qui n’est pas facile pour le patient anxieux, mais du fait de sa gratuité et du professionnalisme des membres du staff, il apparaît qu’il existe une très grande satisfaction de la part des patients qui se sont adressés à nous et ont accepté de participer à cette confrontation.
Elle n’a qu’un seul objectif : aider au mieux le patient pour qu’il puisse déterminer quelle est la conduite à tenir la plus raisonnable, la moins onéreuse et la plus consensuelle dans son cas.
