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Auteur/autrice : Vladimir

1 avril 2026

“Ballerina Boobs” : Quand le Moins devient le Mieux (ou presque), la mode de petites prothèses mammaires

Oubliez les silhouettes à la Raquel Welch ou les décolletés qui défient les lois de la gravité au point de vous servir de plateau-repas. En 2026, la tendance gros seins artificiels a fait une cure de détox. On ne veut plus ressembler à une bouée de sauvetage homologuée par la garde côtière ; on veut de la finesse, de la légèreté, du gracieux. Entrez dans l’ère des “Ballerina Boobs”.

Ces petites prothèses, souvent entre 150 et 250 cc, tirent leur nom de l’esthétique des danseuses classiques : une silhouette longiligne, un buste plat mais subtilement galbé, et une allure qui dit “je suis née comme ça” (même si la facture du chirurgien prouve le contraire). J’ai personnellement connu des jeunes filles amenées par leur maman qui disaient il faut lui réduire sa poitrine trop importante  parce qu’elle va bientôt rentrer comme danseuse apprentie à l’opéra! Bien sûr je n’ai opéré ces jeunes patientes que lorsque leur volume de leur poitrine  était supérieur à un bonnet D.

Alors, faut-il succomber à l’appel du petit bonnet ? Passons au crible les hauts et les bas de cette tendance avec un brin d’ironie.

 

Les Avantages : La Liberté de ne rien Porter (ou presque)

1. La fin du supplice de l’armature

C’est sans doute l’avantage numéro un. Avec des Ballerina Boobs, vous pouvez officiellement envoyer vos soutiens-gorge à armatures — ces instruments de torture médiévaux — à la décharge. Vous faites désormais partie du club sélect du “No Bra”. Un simple triangle en soie, un top en coton un peu épais, ou même… rien du tout. Le maintien est intégré d’office. Vos seins ne cherchent pas à rejoindre vos genoux dès que vous retirez votre haut ; ils restent là, fiers et immobiles, comme des petits soldats de plomb.

2. Le chic décontracté à la Française

Il y a quelque chose de profondément snob (et on adore ça) dans la petite poitrine. C’est le comble de l’élégance mode. Vous pouvez porter des décolletés plongeants jusqu’au nombril sans jamais avoir l’air vulgaire. Là où une poitrine généreuse transformerait une robe nuisette en affiche de film de série B, les Ballerina Boobs la transforment en une pièce de haute couture. C’est le look “Jane Birkin” : on est sexy parce qu’on ne semble pas essayer de l’être.

3. Le sport sans le traumatisme crânien

Si vous avez déjà essayé de faire un jogging ou un cours de HIIT avec un bonnet E, vous savez que c’est un sport de combat. Vos seins deviennent des projectiles non identifiés qui menacent de vous assommer à chaque foulée. Avec la tendance ballerine, le sport redeviendra une partie de plaisir. Vous pouvez sauter, courir, faire du yoga la tête en bas sans que vos attributs ne tentent de s’échapper par vos aisselles.

4. Le camouflage tactique

L’avantage des petites prothèses, c’est la discrétion. Personne n’aura l’idée de vous demander : « Alors, on est passé au garage ce week-end ? ». C’est l’augmentation mammaire pour celles qui veulent un secret bien gardé. C’est l’effet “je reviens de vacances, j’ai juste l’air plus reposée… et mon bustier tient mieux”.

  1. Une chirurgie plus facile

Mettre en place de plus petites prothèses se révèle beaucoup plus facile techniquement pour un chirurgien ; les suites sont plus simples pour les patientes puisque l’opération peut se faire en ambulatoire, donc sans hospitalisation; Les cicatrices du site d’implantation seront plus petites parfois cachées dans l’aisselle et les douleurs postopératoires beaucoup moins importantes, puisque le décollement se fait en général devant le muscle pectoral et sans faire de grandes dissections  pour créer une place suffisante ,  Ce qui peut être délabrant si l’on doit implanter de grosses prothèses.

 

Les Inconvénients : Les Petits Désagréments du Petit Format

Parce que le monde n’est pas fait que de tutus et de chaussons de soie, il y a quelques revers à la médaille.

1. Le syndrome du “Tout ça pour ça ?”

C’est le risque émotionnel majeur. Après avoir payé plusieurs milliers d’euros, subi une anesthésie générale et mangé des yaourts pendant trois jours, il se peut que vous vous regardiez dans le miroir en vous demandant : « Attends, ils sont où ? ».

Si votre entourage ne remarque absolument rien, votre ego peut prendre un petit coup. Il faut être psychologiquement prête à ce que le changement soit plus un “murmure” qu’un “cri”.

2. La tyrannie de la mode éphémère

La mode est un éternel recommencement, mais elle est cruelle. Dans les années 90, on voulait toutes ressembler à Pamela Anderson. Aujourd’hui, on veut ressembler à une brindille de l’Opéra Garnier. Mais que se passera-t-il en 2032 si la tendance “Amazonienne de 2 mètres avec buste de déesse grecque” revient en force ? Vous aurez l’air d’avoir oublié vos airbags. Retoucher une petite poitrine pour la faire grossir, c’est possible, mais c’est un éternel chantier.

3. Le manque de “va-va-voom” dans certains vêtements

Il y a des robes, souvent de vieux modèles de tapis rouge ou des robes de soirée très structurées, qui demandent un certain “remplissage”. Sans un minimum de volume, certains bustiers s’affaissent lamentablement. Vous risquez de passer votre soirée à remonter votre robe qui glisse, faute de relief pour la retenir. Les Ballerina Boobs sont sublimes en t-shirt blanc, mais parfois un peu timides en robe de gala.

4. Le coût au centimètre cube

Si on calcule le ratio prix/volume, les Ballerina Boobs sont techniquement le luxe absolu. Vous payez le même prix de bloc opératoire et d’honoraires de chirurgien que celle qui se fait poser des implants de la taille d’un pamplemousse, mais pour le volume d’un abricot. C’est l’équivalent chirurgical de la gastronomie française : on paie très cher pour une toute petite portion très raffinée dans une très grande assiette.

 

La Question de la Morphologie : Le Piège du “Thin-Only”

C’est ici que le bât blesse un peu. Les Ballerina Boobs s’appellent ainsi parce qu’elles sont censées compléter une silhouette de… ballerine. Très mince, épaules dessinées, hanches étroites.

Si vous avez une morphologie plus généreuse, des hanches larges ou ce qu’on appelle joliment des “courbes”, des prothèses trop petites peuvent créer un déséquilibre visuel. Au lieu d’avoir l’air gracieuse, vous pourriez avoir l’air d’avoir un buste étrangement court ou disproportionné par rapport au bas du corps. L’harmonie est la clé, et parfois, la mode nous pousse à oublier notre propre anatomie au profit d’un idéal de papier glacé.

Note de l’expert (imaginaire mais avisé) : Avant de signer pour le look “Petit Rat”, vérifiez que votre miroir ne vous demande pas plutôt un look “Cygne Majestueux”.

 

En Conclusion : Faut-il sauter le pas ?

Les Ballerina Boobs sont le reflet d’une époque qui cherche un retour au naturel, même si ce naturel est soigneusement manufacturé. C’est le choix de celles qui privilégient le confort, le style vestimentaire et la subtilité à l’impact visuel immédiat.

C’est une tendance qui célèbre la finesse, mais qui demande aussi une certaine assurance : celle de ne plus compter sur sa poitrine pour “faire l’entrée” dans une pièce, mais plutôt sur son allure générale.

Le verdict ?

  • Si vous en avez marre de votre soutien-gorge de sport blindé :
  • Si vous voulez porter des dos-nus sans stress : C’est pour vous.
  • Si vous espérez que tout le monde se retourne sur votre passage à la plage : Prenez la taille au-dessus.

Après tout, la meilleure taille de poitrine est celle qui vous permet de danser (comme une ballerine ou non) sans vous poser de questions.

Publié dans Divers
16 mars 2026

Ce n’est pas une mince affaire qui fait actuellement débat entre les chirurgiens esthétiques, les chirurgiens plasticiens et la sécurité sociale.

 L’état de lipoedème  doit-il être considéré comme une maladie et donc être pris en charge par la sécurité sociale en ce qui concerne son diagnostic et son traitement,  ou n’est-il qu’une forme plus sérieuse de dystrophie graisseuse profonde qui entraîne un préjudice esthétique auprès des patients,  qui depuis belle lurette espèrent dans la liposuccion pour être améliorés au niveau de la forme de leur corps, mais également au niveau des inconvénients fonctionnels de cette graisse accumulée et qui fait mal.

Enfin quelle est la limite de séparation entre le lipoedème et  le lymphoedème qui est un blocage des voies  lymphatiques des membres?

Une petit historique

En 1940  les Drs Allen et Hines à la Mayo Clinic décrivent une affection particulière au niveau des membres inférieurs, constituée de grosses jambes qui sont douloureuses mais qui ne présentent pas à l’évidence de troubles de la circulation lymphatique  Cette découverte ne  fait guère parler d’elle.

En 1978 le docteur Yves Gérard Illouz invente la liposuction qui va bouleverser la chirurgie mondiale en devenant l’opération la plus pratiquée au monde et qui consiste à dégraisser les graisses profondes situées sous la peau des membres inférieurs des membres supérieurs mais aussi au niveau du cou.

Le lipoedème est en constitutif d’une maladie, il a vocation à être pris en charge pour son diagnostic et sa réparation par la sécurité sociale par des opérations dérivées de la liposuccion..

Au contraire, la simple déformation graisseuse de la silhouette est considérée comme purement inesthétique et n’a pas vocation à être prise en charge par la sécurité sociale.

La prise en charge d’une déformation esthétique qui peut parfois s’apparenter à une pathologie peut être une tentation pour la patiente qui souhaite ne pas payer une opération purement esthétique; cela peut être aussi la tentation d’un chirurgien qui se laisse manipuler par une patiente indélicate ou agressive.

Il est donc fondamental de tracer une frontière entre ces deux affections qui pourtant ont des points communs et des différences  qui ne sont pas si simples à  délimiter.

Encore plus préoccupant et sérieux est le lymphœdème résultant d’un blocage des voies lymphatiques et qui entraîne un gonflement parfois monstrueux et asymétrique des membres inférieurs ou supérieurs, et des ganglions qui peuvent être inopérants pour drainer la lymphe des membres.

Les signes francs de lipoedème

1) un gonflement douloureux spontanément et encore plus à la pression au niveau d’un ou des deux membres surtout au niveau des membres inférieurs mais qui respecte la cheville et le pied

2) l’existence d’une ballonisation de la Graisse sous-cutanée avec parfois un aspect cellulite

3) Une évolution en aggravation rapide d’un ou des deux côtés sans forcément une symétrie absolue mais néanmoins rarement atteinte unilatérale

4) Une étude par IRM un peu spéciale qui permet au temps T2 de retrouver éventuellement des images tardives d’imprégnation lymphatique entre les masses adipeuses des membres ce qui signale au moins une inflammation locale qui peut expliquer les douleurs du lipoedème.

Les signes francs de lymphœdème

Le  lymphœdème est une pathologie bien caractérisée depuis très longtemps car il a été reconnu depuis l’Antiquité. Il consiste en un gonflement qui peut devenir majeur doublant ou triplant le diamètre d’un membre inférieur,

La cause en est un blocage lymphatique  d’origine congénitale ou infectieuse; et les traitements en sont très difficiles.

  • la cuisse, la jambe, et le pied sont gonflés, mais le repos en plaçant la jambe en l’air ne soulage que très  modérément la symptomatologie .Parfois le gonflement n’atteint que la jambe et le pied mais avec le temps il peut s’étendre à la cuisse et même au bassin.

2) il existe un signe du godet c’est-à-dire que si l’on appuie avec le doigt il persiste un creux dans les tissus, creux  qui met un peu de temps pour se résorber.

3) il existe aussi des épisodes infectieux surtout par contamination à streptocoque qui entraîne une lymphangite c’est-à-dire une infection grave du Membre qui nécessite un traitement urgent par antibiothérapie adaptée;

Le lymphœdème est une affection chronique assez désespérante et pour laquelle on ne se pose guère de problème sémantique car on voit bien qu’il s’agit d’un problème grave et sérieux de santé.

4)Les examens de type IRM ou avec injection de produits  de contraste dans les vaisseaux  lymphatiques font la preuve qu’il s’agit bien d’un blocage lymphatique et non pas d’un simple Lipoedème.

Les signes francs d’une lipodystrophie inesthétique

L’aspect de disgrâce esthétique prédomine dans le vécu de la patiente ou du patient. il s’agit d’une infiltration à différents étages du corps réalisant des syndromes de la moitié inférieure du corps du tiers moyen du corps ou du tiers supérieur du corps atteignant les bras et le torse.

1) l’infiltration graisseuse est mixte aussi bien sous la peau que plus en profondeur en forme d’amas qui créent des stéatomérie,s sorte de lipomes remplis d’une graisse molle mais qui est indolore à la pression; Cette infiltration est indolore mais est esthétiquement insupportable.

2) l’évolution est très progressive avec une participation génétique indubitable mais aussi consécutive  à un dérèglement alimentaire et liée aussi à des  intoxications épigénétiques (alcool, tabac, abus de sucres).

3) les tentatives d’amaigrissement permettent au patient de mincir mais ne changent pas de façon nette les formes disgracieuses au niveau des amas graisseux profonds.

3) les examens échographiques ou IRM ne révèlent qu’une graisse banale avec des travées qui ne sont pas fibreuses.

 

/Des formes intermédiaires existent.

Le problème vient du fait qu’une lipodystrophie très ancienne peut entraîner un blocage lymphatique et évoluer progressivement vers ce qui semble être un lipœdème..

Un autre problème est lié au fait qu’il y a des formes mixtes de lipodystrophie et de lymphœdème  qui vont nécessiter une opération un peu spécifique qu’on appelle une lympho liposuccion pour essayer d’améliorer ces cas.

Quelle doit être à la place du thérapeute ?

Deux objectifs sont dans la tête de celui qui doit soigner ces pathologies:

1) faire un diagnostic aussi éthique que possible pour ne pas faire passer de la chirurgie esthétique sur de la chirurgie réparatrice

2) être sincère et honnête avec le patient ou la patiente en ne faisant pas basculer une pathologie sur l’autre au gré de la demande mais en s’appuyant sur des signes francs y compris sur des examens de type IRM très spécialisé pour faire le diagnostic d’un blocage lymphatique ou d’une stase entre les lobules graisseux.

Il faut à toute force résister à l’effet d’aubaine que représente la possibilité d’une prise en charge par la sécurité sociale d’une liposuccion qui peut certes poser des problèmes de circulation sanguine mais n’est pas un véritable Lipoedème..

Quel est le traitement du lipoedème?

La base du traitement du lipoedème est l’utilisation de la liposuccion que certains collègues  modifient actuellement en l’associant par utilisation de canules vibrantes, ou de laser ou d’ultrasons pour faire fondre la graisse plus facilement et moins fatiguer le chirurgien.

Dans ma pratique j’utilise une infiltration préalable très importante de sérum physiologique avec de la lidocaïne adrénalinée qui  est très diluée et de l’exacyl qui est un produit qui diminue le saignement.

Il s’agit de liposuccion étendue pratiquement circulaire au niveau des membres, dont l’effet d’amélioration se produit en deux mois environ,  après  une phase post opératoire relativement peu douloureuse mais parfois avec des hématomes post-opératoires impressionnants.

Le port de collants de contention est très important pendant 3 semaines post-opératoires puis une activité physique pour mobiliser les muscles des membres inférieurs est fondamentale. C’est au 4e mois que l’on juge la qualité du résultat au niveau des membres inférieurs.

Dans environ 20 % des cas une deuxième intervention de retouche peut être nécessaire après une année d’évolution.

L’Effet d’amélioration sur les douleurs préopératoires est présent dans 80% des cas,  mais le résultat cosmétique peut-être plus aléatoire à cause de l’évolution et du programme génétique de chaque patient.

Publié dans Divers
10 février 2026
egyptien

Le dernier congrès de l’IMCAS a été le théâtre d’une confrontation révélatrice. Derrière le faste de la Porte Maillot et ses 20 000 participants, une ligne de fracture s’est dessinée entre deux mondes : celui de la médecine esthétique audacieuse et celui de la chirurgie de précision.

Le point de discorde ? Le SMAS (Système Musculo-Aponévrotique Superficiel), cette structure anatomique que j’ai décrite en 1976 et qui demeure le pivot de tout rajeunissement facial durable.

L’illusion de la régénération : Le prix caché de la fibrose

Aujourd’hui, certains médecins esthétiques s’aventurent en terrain profond. En quête de résultats immédiats, ils saturent le visage de fils crantés et d’injections dites « régénératives ». Mais la biologie ne ment pas : là où l’on promet la jeunesse, on provoque souvent une inflammation chronique.

Cette agression délibérée des tissus génère une fibrose cicatricielle. Le collagène physiologique est remplacé par un tissu dense, anarchique, peuplé de myofibroblastes et parfois de réactions à corps étranger. Pour le patient, c’est une promesse de tension ; pour le chirurgien qui doit intervenir plus tard, c’est un champ de mines.

Le cri d’alarme des chirurgiens

Lors de cette session mémorable, de nombreux confrères ont dénoncé les risques opératoires accrus. Passer derrière une médecine esthétique agressive, c’est s’exposer à :

  • Une dissection périlleuse dans des tissus indurés.
  • Des plans anatomiques effacés par la fibrose.
  • Des complications post-opératoires imprévisibles.

Si les fils tenseurs, dont l’inventeur géorgien Sulamanidze reste le plus fervent défenseur, trouvent grâce aux yeux de certains, je reste formel : leur bilan est négatif. Ni économiquement rationnels, ni esthétiquement pérennes, ils ne sont qu’un artifice temporaire au prix d’une altération de la qualité tissulaire à long terme.

L’excellence chirurgicale : La seule réponse durable

Face à l’éphémère des fils, la chirurgie propose une rigueur scientifique et des résultats naturels. Mon approche privilégie la personnalisation plutôt que le remplissage systématique :

  1. Le Lifting Biplan (Grands Décollements) : L’arme absolue pour les vieillissements marqués, traitant l’excédent cutané et la structure profonde avec une harmonie que seule la main du chirurgien peut sculpter.
  2. Le Micro SMAS Lift : Une technique de précision pour les premiers signes de l’âge (bajoues naissantes, cou fripé). Elle offre une récupération rapide et une sécurité professionnelle totale.

Là où la médecine esthétique colmate, la chirurgie restaure. Il est temps de redonner à l’anatomie ses lettres de noblesse et de ne plus sacrifier l’avenir d’un visage pour un résultat immédiat mais délétère.

Mots-clefs

Chirurgie esthétique, SMAS, Lifting biplan, Micro SMAS lift, Fils tenseurs, Fibrose cicatricielle, IMCAS, Rajeunissement facial, Sulamanidze, Éthique médicale.

Références Bibliographiques Indicatives

  1. Mitz, V., & Peyronie, M. (1976). The superficial musculo-aponeurotic system (SMAS) in the parotid and cheek area. Plastic and Reconstructive Surgery, 58(1), 80-88. (L’article fondateur).
  2. Sulamanidze, M. A., et al. (2002). Removal of facial soft tissue ptosis with special threads. Dermatologic Surgery.
  3. Mendelson, B., & Wong, C. H. (2013). Changes in the facial skeleton with aging: Implications and clinical applications in facial rejuvenation. Aesthetic Plastic Surgery.
  4. Guyuron, B. (2007). The adverse effects of non-absorbable fillers and threads on subsequent rhytidectomy. Plastic and Reconstructive Surgery.
26 janvier 2026
JQ Owsley

Je voudrais dans cet article rendre un vibrant hommage au docteur John Quincy Owsley (1928-2014) qui a été le premier chirurgien au monde à avoir fait confiance aux travaux concernant le système musculo-aponévrotique superficiel de la face (SMAS) que j’avais décrit en 1976 avec Martine Peyronie Jannie, dans le plastic et reconstructible surgery journal américain.

C’était un travail d’une équipe française sous la houlette du Professeur Paul Tessier inventeur de la chirurgie cranio-faciale, et qui oeuvrait à l’hôpital Foch de Suresnes à Paris

À la fin de mon internat en France dans les services parisiens de chirurgie plastique, je me suis rendu aux États-Unis en 1975 pour parfaire ma formation en chirurgie esthétique/..

Après mon passage à New York dans le service du professeur John marquis Converse, puis chez Ralph Millard, chirurgien exceptionnel qui a totalement réinventé la chirurgie des fentes labio palatines, Au cours de mon séjour chez le professeur MILLARD à Miami, mes explications sur le SMAS m’ont intéressé personne; or j’étais très fier à cette époque des travaux anatomiques que notre équipe française avait accompli je sentais bien que cela allait révolutionner la chirurgie du rajeunissement du visage et ce pour longtemps.

Je suis donc très déçu du manque d’attention des chirurgiens américains de la côte Est.

Je suis alors parti lé me former en microchirurgie en Californie auprès du professeur Harry Buncke.

Ce fameux chirurgien opérait dans le Ralph K. Davies médical Center de San Francisco.

J’ai croisé par hasard, dans un couloir, le docteur John Quincy Owsley, avec qui j’ai eu une très longue conversation, lui expliquant mes travaux. il m’écouta avec beaucoup d’attention en hochant la tête.

La publication qui sortit dans le plastic and reconstructive Journal l’année suivante en 1976 le convainc apparemment de l’intérêt de mes travaux.

Je lui rends grâce d’avoir été le premier à avoir essayé cette nouvelle technique de rajeunissement du visage, qu’il maîtrise parfaitement.

l fut le premier à publier de nombreux articles, même un livre entier sur l’intérêt de l’exploitation chirurgicale du SMAS.

Je trouve qu’actuellement il est très peu cité dans les revues internationales quand il s’agit de discuter des points de détails techniques et de l’évolution des patients qui ont subi ce type d’intervention.

Cet article est destiné à le remettre en selle au niveau international pour insister sur le fait qu’il a été le premier au monde à croire en cette nouvelle technique et à la propager malgré les réticences au de tous ses collègues américains et mondiaux.

Le docteur John Quincy Uwsleyest né en 1927, dans une famille de médecin militaires, il fit ses études à Nashville dans le Tennessee. Il trouva une place de chirurgien en Californie  ,où il devint chef de service de chirurgie plastique en 1980 à l’hôpital Ralph k Davis médical Center.

Il a publié de nombreux travaux (90 publications) en chirurgie plastique réparatrice et esthétique aussi bien dans le domaine des fentes labio palatines que dans la chirurgie esthétique du visage et du corps.

Il fut aussi le président du comité d’éthique des chirurgiens plasticiens aux États-Unis

1977 OWSLEY, J. Q. (1977). Platysma-fascial rhytidectomy: A preliminary report. Plastic & Reconstructive Surgery, 60(6), 843-850.1977PLATYSMA-FASCIAL RHYTIDECTOMY (journal article)

Owsley, John Q.

Plastic and Reconstructive Surgery, volume 60, issue 6, pages 843‌-‌850 (1977).

1995 Multiple vector face-lift: SMAS-platysma rotation flap plus midface malar fat pad suspension (journal article)

Owsley, John Q. | Weibel, Timothy J.

Operative Techniques in Plastic and Reconstructive Surgery, volume 2, issue 2, pages 99‌-‌107 (1995).

20021 The SMAS-Platysma Facelift: Advantages of a Multivector Technique (journal article)

Owsley, John Q. | Fiala, Thomas G.

Seminars in Plastic Surgery, volume 16, issue 4, pages 391‌-‌404 (2002).

3 janvier 2026
Lifting évolution

Le lifting du visage est l’une des interventions les plus emblématiques de la chirurgie esthétique. En un peu plus d’un siècle, il a subi une métamorphose radicale : d’une simple excision de peau pratiquée dans l’ombre, il est devenu une procédure d’ingénierie complexe, capable de restaurer l’architecture profonde du visage. Cette évolution est le fruit d’une compréhension toujours plus fine de l’anatomie et d’une quête constante du naturel.

1. L’Ère de la « Couture » : La Primauté de l’Enveloppe (1900-1970

Au début du XXe siècle, la chirurgie esthétique n’est pas encore une spécialité reconnue. Les premières interventions naissent d’une demande sociale pressante de la part de patients refusant les stigmates du vieillissement, alors perçus comme une fatalité ou une déchéance sociale.

Les pionniers du geste minimal

  • Eugen Holländer (1901) : On lui attribue souvent le premier lifting moderne. Pour une aristocrate polonaise, il retire une ellipse de peau devant et derrière l’oreille. À cette époque, le visage est traité comme un vêtement : si le tissu est trop large, on en coupe un morceau pour le retendre.
  • Raymond Passot (1919) : Après la Grande Guerre, il formalise les techniques d’incisions. Il comprend que la clé du succès réside dans la discrétion des cicatrices, qu’il dissimule dans les replis naturels de l’oreille.
  • Suzanne Noël (1926) : Figure révolutionnaire et féministe, elle est la première femme chirurgien esthétique d’envergure. Dans son ouvrage « La Chirurgie Esthétique : son rôle social », elle décrit des procédures de « micro-lifts » sous anesthésie locale. Elle perçoit le lifting comme un outil d’émancipation pour les femmes actives.

La limite didactique : Imaginez un lit dont les draps sont froissés parce que le matelas s’est affaissé. Ces pionniers ne faisaient que tirer sur les draps. L’effet était immédiat mais éphémère : la peau, étant élastique, se détendait rapidement. En tirant trop, on obtenait l’aspect « figé » ou « venté » (windswept look), car la tension reposait uniquement sur la cicatrice.

2. La Révolution du SMAS : Le Tournant Anatomique (1970-1990)

La véritable révolution scientifique survient lorsque les chirurgiens cessent de regarder la peau pour s’intéresser à l’infrastructure qu’elle recouvre.
La découverte du “Moteur” du Visage
Jusqu’aux années 1970, on ignorait l’existence d’une structure unificatrice sous la graisse.
• Tord Skoog (1974) : Ce chirurgien suédois comprend que pour obtenir un résultat durable, il faut ancrer la tension sur une structure solide. Il commence à disséquer sous les fascias (les membranes enveloppant les muscles).
• Vladimir Mitz et Martine Peyronie (1976) : Leurs travaux sont l’acte de naissance du SMAS (Système Musculo-Aponévrotique Superficiel). Ils démontrent que le visage possède une « armure » fibreuse reliant les muscles de l’expression.
Pourquoi est-ce une révolution ? Le SMAS est comme une toile de tente sous la peau. Si vous tendez la toile (le SMAS), la couverture (la peau) se lisse naturellement sans effort.
1. Durabilité : Le SMAS ne s’étire pas avec le temps, contrairement à la peau.
2. Invisibilité : La tension étant portée en profondeur, la peau peut être simplement “posée” sans traction, éliminant l’aspect opéré.

3. Le Micro-Lift de Vladimir Mitz : La Précision Chirurgicale

Fort de sa découverte du SMAS, le Pr. Vladimir Mitz a par la suite développé le concept du Micro-lift ou MICRO SMAS LIFT ; Cette technique occupe une place stratégique entre la médecine esthétique (injections) et le grand lifting traditionnel.
Le concept de “Haute Couture”
Le micro-lift ou Micro SMAS lift n’est pas un lifting “au rabais”, mais un geste de précision chirurgicale ciblé :
• Incision réduite : Souvent cachée dans le tragus (le cartilage devant l’oreille), elle devient quasiment invisible.
• Action sur le SMAS localisé : Le chirurgien pratique une remise en tension du SMAS uniquement sur les zones critiques (ovale du visage et bajoues).
• Avantages : Pratiqué sous anesthésie locale assistée, il permet une récupération en quelques jours. C’est le lifting de la “prévention”, idéal pour corriger les premiers signes de l’âge sans changer l’expression du visage.

4. L’Ingénierie du “Deep Plane” et des Ligaments (1990-Aujourd’hui)

Malgré la révolution du SMAS, un problème persistait : le centre du visage (pommettes et sillons nasogéniens) restait difficile à corriger. C’est ici qu’intervient la chirurgie dite « profonde ».
La Libération des Ligaments
Le visage n’est pas seulement composé de couches de tissus ; il est ancré à l’os par des ligaments de rétention. Avec l’âge, ces “piliers” s’affaissent mais restent attachés à certains endroits, créant des creux et des bosses.
• Paul Tessier : Père de la chirurgie craniofaciale, il a ouvert la voie en proposant des approches sous-périostées (au contact de l’os) pour repositionner les tissus mous.
• Andrew Jacono et Timothy Marten : Ils ont perfectionné le Deep Plane Facelift. L’idée n’est plus de séparer la peau du SMAS, mais de déplacer le bloc « Peau + Graisse + SMAS » comme une seule unité solide.
• L’innovation majeure : En sectionnant les ligaments zygomatiques et mandibulaires (les amarres), le chirurgien libère totalement les tissus. On peut alors remonter le visage verticalement — et non vers l’arrière — ce qui redonne du volume aux pommettes sans avoir recours à des prothèses ou des injections massives.

5. Synthèse des Techniques : Tableau Comparatif

Technique Plan de Travail Indication Principale Résultat Attendu
Lifting Cutané Peau uniquement Excès cutané pur Tension de surface, courte durée
Micro-Lift (Mitz) SMAS localisé Premiers signes (bajoues) Effet “bonne mine”, naturel, récupération rapide
Lifting du SMAS Entre peau et SMAS Relâchement modéré de l’ovale Correction nette de la mâchoire
Deep Plane Lift Sous le SMAS Vieillissement global (milieu du visage) Restructuration des volumes, effet “10 ans de moins”

6. Conclusion : Vers une Chirurgie de l’Invisibilité

L’histoire du lifting est celle d’un passage de la tension (tirer) au repositionnement (remettre à sa place). Aujourd’hui, l’innovation ne réside plus dans l’agressivité du geste, mais dans sa justesse anatomique.

Le lifting moderne est souvent “composite” : il associe la chirurgie profonde (Deep Plane), la précision du geste (Microlift de Mitz) et la régénération tissulaire. En effet, l’utilisation conjointe du lipofilling (injection de la propre graisse du patient, riche en cellules souches) permet désormais de traiter non seulement le relâchement, mais aussi la qualité de la peau et la perte de volume.

En somme, le chirurgien d’aujourd’hui ne cherche plus à “tendre” un visage, mais à en restaurer l’harmonie originelle. Le succès d’un lifting se mesure désormais à ce que l’entourage ne puisse pas détecter la main du chirurgien, mais seulement constater un air reposé et rajeuni.

Publié dans lifting visage, News
9 décembre 2025
chirurgie

Introduction
Commenter la transformation physique des stars : est-ce bien raisonnable ? Depuis quelques années, on assiste à une tendance lourde chez les journalistes people, les influenceurs, mais aussi chez la jeune génération de chirurgiens esthétiques : l’analyse systématique des visages célèbres. Que ce soit par initiative personnelle ou à la demande de médias en quête de résonance médiatique, ce phénomène explose.

J’avoue avoir moi-même cédé à cette tentation, bien que l’exercice soit périlleux : juger des transformations sur la base de photographies souvent floues oblige à des supputations parfois aléatoires. Mais au-delà du “gossip”, que nous dit réellement la chirurgie des stars sur l’évolution de notre métier ?

1. Marilyn Monroe et Kirk Douglas : Les Pionniers du “Secret Médical”

La chirurgie esthétique chez les vedettes n’est pas un phénomène nouveau. La différence ? La discrétion. Il y a longtemps que les icônes de l’écran passent sous le bistouri. Leurs chirurgiens, tenus au secret professionnel, ont parfois fini par raconter l’histoire des décennies plus tard.

  • Marilyn Monroe : On sait aujourd’hui qu’elle a subi une rhinoplastie de la pointe et une avancée du menton (génioplastie) par inclusion d’un matériau (aujourd’hui interdit). Ces retouches subtiles l’ont rendue beaucoup plus photogénique, propulsant une carrière légendaire, même si sa vie privée n’a pas connu le même succès.
  • Kirk Douglas : Dans ses mémoires, il raconte avoir subi une rhinoplastie suite à une fracture. En réalité, il s’agissait d’une véritable chirurgie esthétique pour corriger un nez jugé inesthétique qui aurait pu freiner son ascension.

À l’époque, ces transformations réalisées par des chirurgiens américains étaient d’une excellence discrète. Nous ignorons encore probablement les noms de nombreux artistes ayant eu recours au bistouri pour booster leur carrière.

2. L’Artiste : Un Patient pas comme les autres

La chirurgie esthétique est-elle plus complexe chez les artistes ? La réponse est assurément oui. L’artiste mise tout sur son image. De plus, il s’agit souvent d’individus extrêmement intelligents, capables d’une introspection et d’une analyse critique dont la subtilité peut échapper à l’observateur lambda.

Leur exigence de résultat est extrême, parfois couplée à une insuffisance de moyens financiers au début de leur carrière. C’est ici que les outils modernes jouent un rôle clé :

  • Simulation informatique et Morphing : L’infographie permet de fixer un objectif visuel précis.
  • Gestion des attentes : Il faut rappeler qu’il ne s’agit que d’un projet virtuel. L’issue chirurgicale reste soumise aux aléas de la cicatrisation et peut justifier des retouches.

Note : La détermination de certains artistes à modifier leurs traits dépasse parfois le cadre esthétique pour toucher à la dysmorphophobie. Dans ces cas, la réponse ne devrait pas être chirurgicale, mais psychothérapeutique.

3. L’Exception : Quand le “Défaut” devient une Marque de Fabrique

Heureusement, la chirurgie n’est pas une obligation. Certains artistes ont fait de leur apparence “disgracieuse” une force, privilégiant leur talent d’interprète. L’exemple emblématique reste Serge Gainsbourg. Il se moquait lui-même de son nez proéminent et de ses oreilles décollées. Pourtant, son talent exceptionnel l’a hissé au sommet de la gloire, prouvant que le charisme dépasse la perfection plastique.

4. Réseaux Sociaux et “Ratés” : La Nouvelle Obsession

Aujourd’hui, l’explosion des réseaux sociaux a créé une armée de “spécialistes” autoproclamés. Une simple veille Google sur la chirurgie esthétique fait remonter une majorité de contenus liés aux stars et aux influenceurs.

Hélas, ce qui attire le clic, ce sont souvent les drames :

  • Les complications : Des opérations qui tournent mal, allant jusqu’au décès, défrayent la chronique.
  • La polémique Miss France : Le comité interdit aux candidates la chirurgie esthétique majeure. Pourtant, si une opération est parfaitement réalisée, elle reste indétectable sans aveu de la candidate ou violation du secret médical (ce qui est totalement contraire à la déontologie).
  • Les “Ratés” célèbres : Le public et les médias sont impitoyables envers les modifications trop visibles. On pense aux commentaires sur les lèvres d’Emmanuelle Béart ou au lifting de la chanteuse Sheila dans les années 90, qui a longtemps servi de “contre-exemple” dans nos cabinets (les patientes nous disaient : “Je ne veux surtout pas ressembler à ça”).

5. Rhinoplastie et BBL : Les Opérations les plus “Star”

Quelles sont les interventions les plus populaires chez les célébrités ? Elles ciblent le visage et la silhouette.

  1. La Rhinoplastie : Pour affiner une pointe ou corriger un nez trop long. C’est le grand classique.
  2. L’Augmentation Mammaire : Par prothèses ou lipofilling.
  3. Le Brazilian Butt Lift (BBL) : Cette augmentation fessière (par prothèse ou injection de graisse) est très en vogue chez les influenceuses, mais aussi très commentée pour sa dangerosité.
    • Le risque majeur : Si des lobules de graisse sont injectés malencontreusement dans les veines, cela entraîne une embolie graisseuse, une complication gravissime pouvant être mortelle.

La soumission des influenceurs au bistouri crée une curiosité malsaine chez leurs milliers de followers, qui suivent la cicatrisation comme une série télévisée.

Conclusion : Déontologie vs Buzz

Ces commentaires ne cesseront pas. Ils répondent au besoin du public de se comparer à ces icônes inatteignables. Il reste donc aux médecins et chirurgiens une responsabilité majeure. Lorsqu’ils sont sollicités par des journalistes pour commenter des “Avant/Après” afin de booster les ventes, ils doivent observer politesse et retenue. Le comportement déontologique, fixé par le Conseil de l’Ordre, est clair : ne jamais trahir les secrets médicaux des patients, qu’ils soient célèbres ou anonymes.

24 novembre 2025
congrès esthetique 2025
congrès Paris 2025
Publié dans Divers
10 novembre 2025

– 50 ans après leur description, les liftings profonds ont la cote!

La presse ne tarit plus d’éloges en ce qui concerne les deep plane face lifts qui sont des liftings du visage et du cou apparemment de nouvelle génération. En réalité cette technique d’opération de rajeunissement, qui s’avère extrêmement efficace repose sur l’utilisation d’une structure anatomique qui s’appelle le Système Musculo-Aponévrotique Superficiel de la face, ou SMAS, qui a été décrit en 1976 par les chirurgiens français , le docteurs Vladimir Mitz et Martine Peyronie, travaillant à l époque dans l’équipe du Professeur Paul Tessier, lui même inventeur de la chirurgie cranio faciale.

Dès les années 1990 les opérations de rajeunissement du visage utilisant le SMAS ont été publiées par Mitz et Owsley, un chirurgien américain novateur; mais à l’époque elles faisaient plutôt peur aux chirurgiens plasticiens, ou du moins elles attiraient beaucoup de réticences, car la plupart des chirurgiens de l’époque préféraient ne retendre que la peau.

Ces nouveaux liftings étaient beaucoup plus complexes à réaliser; ils impliquent l’utilisation d’un plan anatomique qui était très voisin des nerfs permettant la mobilité volontaire du visage ,que sont les branches du nerf facial. Le danger inhérent à cette opération a divisé le monde des chirurgiens du rajeunissement entre ceux ce qui faisait la libération et le relèvement du SMAS et ceux qui au contraire préféraient réaliser une remise en tension uniquement de la peau , utilisant parfois des gestes minimaux de plicatures sur le SMAS jugé comme une membrane délicate à manipuler chirurgicalement.

Mais une nouvelle génération de chirurgiens est apparue, plus audacieux sans être téméraires; d’ailleurs ils ont profité des idées d’un autre chirurgien esthétique célèbre récemment disparu , le docteur Sam Hamra qui proposait un lifting plus profond sous le SMAS avec une approche bien décrite.

En tout cas personnellement je suis très heureux que mes idées qui ont pris forme à la fin du siècle dernier trouvent seulement maintenant leur application avec des résultats confondants de naturel et de qualité des résultats.

J’utilise donc bien sûr cette technique depuis toutes ces années et je l’ai décrite dans beaucoup de conférences et de congrès. J’utilise aussi une autre technique encore plus révolutionnaire, qui s’appelle le micro Smas lift, plus légère avec des suites opératoires minimalisées, mais implique aussi un travail sur le SMAS, qui permet d’opérer des patients encore jeunes présentant des déformations modérées de vieillissement; pour ces patients très demandeurs d’un geste efficace , léger mais pérenne de rajeunissement, on effectue ainsi un geste astucieux et simple de remise en tension de la peau et du SMAS du visage, ce qui permet de donner des résultats excellents qui ne nuisent pas au naturel de l’apparence.

En conclusion ces nouveaux liftings et notamment le “micro lift ” ont un bel avenir devant eux!

Publié dans lifting visage, News
29 septembre 2025

Introduction

La chirurgie esthétique est en évolution permanente; les praticiens sont sans cesse à la recherche d’une nouvelle technique en fonction des évolutions technologiques de leur domaine. Mais cela est sans compter sur l’appétit des patients qui souhaitent des modifications, des adaptations des techniques chirurgicales qui donnent le plus de résultats avec le maximum de confort préopératoire et le minimum de complications postopératoires.

Ces interventions de chirurgie esthétique sont effectuées dans un contexte social très varié  en fonction des différents pays; en France, la situation économique est très fluctuante, avec de très grandes disparités de fortune, cela qui implique qu’il faut trouver un cadre ou les patients peuvent subir des interventions de chirurgie esthétique adaptée à ce qu’ils peuvent dépenser; la Sécurité Sociale française de rembourse pas les opérations de chirurgie esthétique; pour autant ‘il existe un certain nombre de possibilités offertes pour obtenir une entente préalable pour certaines opérations, dont une partie est considérée comme  préparatrice et l’autre comme esthétique: exemple, le cas des réparations après cancer du sein où il faut aussi symétriser le côté qui n’est pas cancéreux; une fois que le côté cancéreux a été reconstruit.

Il en est de même de certains troubles fonctionnels, comme les troubles respiratoires qui   imposent un geste sur la cloison nasale, ce qui est pris en charge par la sécurité sociale, et une action de chirurgie esthétique contemporaine qui reste à la charge du patient.

Citons encore le cas des oreilles décollées avant l’âge  de 13 ans, car le complexe de l’enfant mérite réparation.

Il en est de même de l’absence totale de poitrine chez une jeune adolescente passer l’âge de la puberté.

L’enseignement de la chirurgie esthétique s’effectue assez rarement en milieu hospitalier universitaire, ce sont les chirurgiens installés dans le privé qui forment au cours de stage privé les jeunes chirurgiens qui veulent apprendre la chirurgie esthétique dans l’Hexagone.

1) Les liposuccions, et le lipoedème, quelle méthode choisir?

La méthode de la liposuccion consiste à enlever les tissus gras profonds par une aspiration puissante dans des tunnels creusés par une canule aspirante; elle a été inventée par le chirurgien française Yves Gérard Illouz en 1978:
Cette intervention est l’opération la plus pratiquée au monde et donc en France. Actuellement il existe de nombreuses variétés à la méthode de la liposuccion traditionnelle: celle-ci est réalisée par un mouvement régulier de la main en va et vient pour aspirer les tissus gras.
Certains fabricants de matériel proposent d’utiliser des sondes avec un laser pour faire fondre la graisse préalablement à l’aspiration.
D’autres proposent l’utilisation des ultrasons ou de l’ultra fréquence pour fractionner la graisse et faciliter son inspiration mécanique:
Enfin il existe une nouvelle génération d’appareils qui associent à la simple liposuccion un chauffage du derme pour le rétracter, et ainsi entraîner un effet de rajeunissement de la peau en la chauffant par l’intérieur: mais cette technique provoque des brûlures dans certains cas, ou de la fibrose; elle est donc opérateur dépendante.
Une évolution nouvelle s’est faite depuis quelques temps : la constatation d’une pathologie des membres inférieurs qu’on appelle le lipoedème;
le diagnostic de lipoedème n’est pas si simple à poser, les patients qui en souffrent associent à la fois des grosses jambes avec un œdème en godet quand on appuie dessus, des douleurs importantes dues à la lourdeur des membres et à ,la gêne de la circulation lymphatique que l’on peut objectiver par lymphographie.
La distinction est importante entre le diagnostic d’un simple amas graisseux inesthétique et d’un lipoedème car ce dernier mérite un traitement par liposuccion qui peut être pris en charge par la sécurité sociale selon une évolution très récente de la législation.

2) Les blépharoplasties ou opération des paupières, bistouri ou laser?

Les opérations esthétiques pour rajeunir l’apparence du regard concernent les paupières supérieures ou inférieures, ou bien les quatre paupières ou cours de la même opération. il s’agit d’une demande très fréquente, car le combat contre le vieillissement s’explique facilement du fait de la prolongation de la vie de la majorité des seniors; ceux ci restent très soucieux de leur apparence et souhaitent donc améliorer les méfaits liés à l’excédent de peau qui obture la paupière supérieure, parfois associé à ce qu’on appelle un ptosis lié au relâchement musculaire du muscle releveur de la paupière supérieure.
A la paupière inférieure, il existe souvent un excédent cutané et l’apparition de poches graisseuses saillantes.
Les opérations de rajeunissement des paupières sont minutieuses et délicates.
De plus, il existe souvent une asymétrie gauche droite dont les patients doivent être prévenus car sinon ils vont la remarquer après l’intervention et s’en plaindre sans raison.
Ces interventions sont réalisées soit par des chirurgiens, soit par des ophtalmologistes qui se spécialisent dans le domaine de l’oculo plasticité.
Certains chirurgiens préfèrent toujours utiliser le bistouri pour inciser, alors que d’autres préfèrent utiliser le laser pour couper, brûler et faire fondre la graisse.
Il existe d’autres spécialistes qui préfèrent coaguler la surface de la peau pour la rétracter à l’aide de plasma chaud.
Seule l’expérience de celui qui opère a de la valeur car il faut être un expert dans son domaine, en utilisant une technique fiable dont on a une grande habitude, afin d’obtenir un bon résultat stable.
En matière de blépharoplastie, les interventions donnent un très grand succès dans l’immense majorité des cas; le bon résultat dure entre 10 et 15 ans. ce sont donc des opérations remarquablement efficaces,
Mais gare aux ratés en cas de pratique malhabile ou inadaptée; d’autant plus que beaucoup de médecins esthétiques utilisent des injections d’acide hyaluronique ou de nano lipofilling pour traiter les cernes ou les creux disgracieux dans la région de l’orbite.
Les résultats sont bons à court terme de ces méthodes d’injection, mais à long terme il y a une dégradation dont les patients se plaignent souvent, avec des migrations du produit ou des irrégularités difficiles à réparer.

3) L’augmentation mammaire, prothèse ou lipofilling ?

Augmenter sa poitrine reste une demande très fréquente dans la population mondiale des jeunes personnes féminines qui sont insatisfaites du volume de leurs seins; cette intervention a subi un grand nombre d’améliorations techniques; tout d’abord les prothèses que l’on implante maintenant sont de fabrication très contrôlée, à base de silicone médical constituant un gel pour la partie profonde de la prothèse et une enveloppe multicouches dont la surface est micro texturée ou lisse pour ne pas créer de réaction de type coque de rétraction.
La durée de vie de ces prothèses est donc prolongée; on ne parle plus d’avoir à les changer tous les 10 ans, mais seulement tous les 15 ou 20 ans après des contrôles réguliers par mammographies numérisées.
Ces prothèses ont une immense application en matière de reconstruction du sein après cancer, mais aussi pour une amélioration esthétique de l’apparence du torse féminin.
Il existe de grandes variétés de forme et de profil de ces prothèses qu’il faut choisir soigneusement avant l’opération, en sachant que l’imagerie 3D ne donne qu’une vague idée du résultat et qu’il vaut mieux placer ces prothèses dans le soutien-gorge avant l’opération pour percevoir quel genre de résultat on peut espérer.
Les voies d’introduction de ces prothèses dépendent de chaque chirurgien; personnellement je reste adepte à la voie axillaire qui ne laisse aucune cicatrice visible mais c’est une technique délicate qu’il faut maîtriser et qui n’a pas la faveur de tous les collègues; les autres voies d’abord sont la voie sous mammaire ou l’abord hémi aréolaire, c’est-à-dire à la périphérie de l’aréole.
Certains chirurgiens américains utilisent même une voie ombilicale pour placer les prothèses; une technique très récente également est de placer des toutes petites prothèses par une minime incision axillaire mais il s’agit de prothèses de petit volume.
Par ailleurs on peut placer ces prothèses soit devant soit derrière le muscle pectoral mais cette dernière technique expose à la valse des prothèses quand le muscle se contracte; la mode actuelle est plutôt au placement prémusculaire méthode que j’utilise depuis plus de 20 ans avec satisfaction.
Un chirurgien français récemment disparu, le docteur Eric Auclair à préconisé d’associer une greffe de graisse autour de la prothèse mammaire pour estomper les bords de celle-ci;
La technique de lipofilling c’est-à-dire du remplissage d’un sein trop petit par des greffes de cellules graisseuses (que l’on rassemble en une sorte de spaghettis insérés dans le tissu autour de la glande mammaire), est une variante des techniques d’augmentation mammaire.
L’inconvénient des techniques de lipofilling est qu’on ne peut pas promettre à la patiente la survie de plus de 50 % des cellules graisseuses t greffées en une seule opération.;la patiente peut donc espérer l’augmentation d’un demi bonnet par séance de lipofilling, éventuellement répété plusieurs fois jusqu’à obtenir un volume satisfaisant.
Beaucoup de chirurgiens essaient de mettre au point des techniques qui permettent davantage de prise de volume; c’est le cas du chirurgien américain Roger Khouri qui a décrit le procédé du Brava, qui est un soutien-gorge qui dilate la peau du sein par aspiration préalable à la séance de greffe, pour pouvoir implanter plus de tissu graisseux survivant.
Il existe donc actuellement à la fois une concurrence entre les procédés d’implantation de prothèse mammaire en gel de silicone et le procédé de greffe de graisse autologue; mais parfois on associe ces deux techniques pour la pleine satisfaction des patientes.

4) Les rhinoplasties, voie ouverte ou fermée

La rhinoplastie reste l’opération royale de la chirurgie esthétique. Elle a d’ailleurs fondé la discipline au 18e siècle. Les progrès ont été immenses depuis les opérations du berlinois Jacques Joseph en 1910, qui a presque tout inventé en matière de rhinoplastie esthétique; on utilise d’ailleurs toujours ses mêmes instruments la plupart du temps.
Mais actuellement il existe plusieurs possibilités techniques en matière de rhinoplastie.
A côté de la rhinoplastie traditionnelle qui se fait par l’intérieur du nez, et que l’on appelle la voie fermée car elle ne laisse aucune cicatrice visible, on a vu se développer des méthodes de rhinoplastie qu’on appelle voie ouverte car elle comporte une petite cicatrice à la base de la columelle, à la base du nez; cette incision permet de soulever le nez comme le capot d’une voiture, et implique donc un travail très précis sur la profondeur.
L’inconvénient demeure la cicatrice cutanée le plus souvent à peine visible, mais il existe néanmoins environ 2 % de patientes qui se plaindront de ce qu’elle demeure visible.
Personnellement je préfère utiliser la méthode endoscopique qui consiste à insérer une petite caméra par voie fermée à l’intérieur du nez, pour bien contrôler les différentes résections profondes au cours d’une rhinoplastie standard.
Une autre technique est ce qu’on a appelé la rhinoplastie de préservation, terme pompeux pour désigner une opération abandonnée depuis longtemps et qui revient à la mode; elle consiste à enfoncer le nez à l’intérieur du visage pour ne pas trop abimer la bosse nasale dont la saillie est ainsi camouflée.
On fait reculer le massif nasal à l’intérieur du maxillaire supérieur, en réalité ces méthodes avaient déjà été utilisées depuis les années 1950, et ont été abandonnées car les résultats n’ont pas donné une grande satisfaction au bout de quelques années
L’utilisation des ultrasons pour couper l’os, pour mieux contrôler la forme du nez que l’on va laisser, expose également à la brûlure de l’os dont une partie peut fondre après l’opération et donc détériorer le résultat qu’on obtient immédiatement sur la table opératoire.
En définitive le problème de la rhinoplastie, c’est qu’il y a environ 10 à 15 % de patients qui sont mécontents de ce qu’ils appellent “mon nez raté”.
Ainsi se trouve ouvert le chapitre des rhinoplasties secondaires c’est-à-dire le rattrapage des nez ratés. Cette, discipline est devenue presque une spécialité à part entière car aucun cas n’est réellement comparable à un autre, tant les demandes esthétiques des patients peuvent être divergentes;
Les chirurgiens ORL et les chirurgiens esthétiques rhino plasticiens se disputent cette clientèle difficile en utilisant des techniques à la fois diverses et hyper conceptuelles;
La base des réparations repose sur l’utilisation de greffes osseuse ou cartilagineuses que l’on peut prendre au niveau de l’os iliaque, c’est-à-dire sur les côtés de la hanche, soit au niveau des côtes soit au niveau du cubitus; le cartilage est lui prélevé au niveau des oreilles, qu’il s’agisse de la conque ou comme je l’ai décrit plusieurs fois, le cartilage du scapha qui laisse moins de traces et qui est plus facile à modeler.
Dans les pays asiatiques ou dans les pays africains, il existe des demandes de ce que l’on appelle des rhinoplasties ethniques c’est-à-dire une possibilité d’européaniser un nez t trop plat ou dont les narines sont trop écartées ; les chirurgiens asiatiques ont une grande expérience d’implants en silicone souple en forme de L qui sont insérés par l’intérieur du nez ; ils recréent ce faisant une arête plus jolie et en même temps soutiennent la pointe du nez ; cette technique d’ailleurs peut-être adoptée même en France dans certains cas de réparation de nez ratés, mon expérience personnelle est très positive dans ce domaine.
Dans certains cas, les médecins esthétiques et les chirurgiens peuvent utiliser des injections d’acide hyaluronique pour redonner une forme remarquable et jolie à un nez qui n’est pas satisfaisant; cette rhinoplastie médicale est un exercice de modelage artistique qui donne beaucoup de satisfaction aux patients; cette satisfaction est malheureusement temporaire; mais elle a au moins le mérite de montrer qu’un résultat satisfaisant peut-être obtenu par un acte réparateur bénin , pas cher mais transitoire pendant 2 ans environ.
Certains de ces patients, après avoir vu ce que peut faire une injection d’acide hyaluronique réparatrice, vont demander la réparation chirurgicale définitive pour obtenir le même aspect, mais beaucoup plus difficilement par chirurgie.

5) Les liftings, retendre la peau ou le SMAS, ou les deux?

Le domaine du rajeunissement du visage est en plein boom!
En effet la jeune génération de chirurgiens esthétiques a repris à son compte de maximiser les résultats du lifting cervico-facial, en agissant sur la remise en tension de la peau mais aussi du système musculo aponévrotique superficiel de la face(SMAS) décrit en 1976 par les docteurs Vladimir Mitz et martine Peyronie (ce qui fut à la base de la rénovation des liftings contemporains.
Malgré cela, beaucoup de chirurgiens ne prétendant que la peau avec des gestes minimaux sur le SMAS, par peur de créer des paralysie faciales à cause de la proximité du SMAS de la glande parotide et des branches du nerf facial au niveau des joues; mais avec de l’expérience, ces chirurgiens ont appris à maîtriser les plans de dissection du visage et ainsi à réaliser des liftings dont ils ont refondé la dénomination: exemple l’appellation du “Deep plane face lift”; les résultats enthousiasmants qu’ils ont obtenu ont remis en avant l’intérêt de cette opération dans la perspective d’un rajeunissement du visage
D’un autre point de vue un certain nombre de chirurgiens et de médecins esthétiques tentent de redonner du volume aux structures faciales qui ont perdu leur rondeurs avec les années; ils désirent entraîner également une grande amélioration du tissu cutané par des moyens variés, physiques (laser, plasma, luminescence, multi piqûres, etc;) ou par des moyens biologiques censés rapporter des millions en créant une peau rajeunie et saine.
Ainsi ce concept de la restauration volumétrique a pris de l’ampleur ces dernières années; De plus il y a dans le tissu graisseux des cellules souches qui peuvent être utilisées pour faire un lipofilling nano fat (mini cellules graisseuses), ce qui redonne à la peau du visage une ‘allure bien meilleure.
On assiste à l’explosion des possibilités de traitement de surface de la peau, ainsi qu’à l’utilisation des exosomes (des vésicules de substances revitalisantes naturelles) qui peuvent régénérer la chaîne métabolique, réparer le collagène et les fibres élastiques cutanées.
Les techniques chirurgicales et médicales s’associent pour le traitement du vieillissement du visage.
Les Médecins esthétiques, et les chirurgiens convaincus, ont actuellement à leur disposition du Botox pour calmer les muscles hyperactifs au niveau du front, au niveau du cou, des pourtours des paupières; ils utilisent de l’acide hyaluronique plus ou moins concentré pour remplir les sillons nasogéniens, les sillons et les plis d’amertume, aussi pour augmenter les lèvres, traiter les barre codes de la lèvre supérieure, les pommettes déshabitées.
Cette conjonction de techniques médicales et chirurgicales impose une très grande expérience de la part des médecins qui sont amenés à poser le diagnostic et suivre les bonnes indications pour rajeunir les patients : non pas d’une façon artificielle, pour que tout le monde plaisantent qu’il s’agit d’un être extra humain, mais bien de retrouver un aspect naturel et jeune; cela en tenant compte de l’évolution très singulière de chaque visage,. Sans oublier tout ce qui est le traitement préventif du vieillissement par l’amélioration des conditions de la vie, en évitant l’alcool le tabac le soleil les aliments trop sucrés ou salés.
Tout cela participe à une hygiène de vie que les contemporains souhaitent observer avec si possible des dépenses financières minimalisées/
Mais il faut reconnaître que les opérations de rajeunissement de visage de type lifting restent des opérations onéreuses car de grande technicité, avec en plus la nécessité d’une immense expérience de la part de celui qui les pratique.
En conclusion on peut dire que le jeu en vaut la chandelle, car le lifting exploitant bien le SMAS permet des résultats spectaculaires mais naturels, non figés, et durant en moyenne une dizaine d’années sinon plus, en fonction de la trame élastique cutanée individuelle.

18 août 2025

Vous avez lu cet article de magazine ? Non, pas celui qui vous fait culpabiliser de ne pas avoir de six-pack, mais celui sur cette dame de 76 ans qui a eu un lifting du visage spectaculaire. Un rajeunissement bluffant, comme si elle avait fait un aller-retour dans la DeLorean de Retour vers le futur (sans les cheveux électriques !). C’est le genre d’histoire qui nous fait nous poser la question existentielle : rajeunir à un âge avancé, est-ce vraiment raisonnable ?

La réponse, selon moi, c’est : “Et pourquoi pas ?!” Après tout, on n’a qu’une vie, et si on peut la vivre en se sentant bien dans sa peau (même si elle est un peu retendue), où est le mal ? Ce qui est fou, c’est que ce fameux lifting n’est pas une nouveauté. L’article parle d’une technique basée sur le SMAS (Système Musculo-Aponévrotique Superficiel) découverte il y a presque 50 ans par Vladimir Mitz et Martine Peyronie. C’est un peu comme si votre grand-mère vous révélait que la recette secrète de ses crêpes, que vous pensiez “révolutionnaire”, existait déjà depuis l’époque de Louis XIV. Sauf que là, on parle de chirurgie, pas de crêpes. Mais vous avez l’idée !

Le SMAS, ou le secret pour ne pas ressembler à une vieille chaussette

Imaginez que votre visage est un peu comme un lit défait après une nuit de sommeil agitée. La peau, c’est la couverture froissée. Le SMAS, c’est le matelas et les draps du dessous, la structure qui soutient tout. Pendant longtemps, on se contentait de retendre la couverture (la peau), ce qui donnait un résultat… comment dire… un peu tiré. L’impression que la personne avait été plaquée contre un mur par un TGV.

Mais grâce à Mitz et Peyronie, on a compris qu’il fallait agir en profondeur, sur le SMAS. C’est ce qu’on appelle le Deep Plane Lifting, une technique qui s’attaque à la structure du visage pour la remettre en place. Le résultat ? Un rajeunissement de 10 à 15 ans ! Pas une transformation radicale à la Michael Jackson, mais un coup de jeune qui vous donne l’air de revenir de deux mois de vacances aux Bahamas, pas d’un lifting.

Et ce n’est pas tout ! La magie de ces techniques “écologiques” (j’adore ce terme !) est qu’elles utilisent vos propres ressources pour vous donner un coup de jeune. On prend de la graisse ou une partie du SMAS pour l’utiliser comme un “filler” naturel. C’est un peu comme si on vous volait un peu de votre jeunesse pour vous la rendre, mais en mieux. On remonte les volumes qui se sont effondrés (parce que oui, avec l’âge, notre visage a tendance à s’effondrer, comme une vieille bâtisse). On améliore la luminosité de la face, comme si on avait réinstallé un éclairage au néon dans votre salon. C’est le lifting 2.0, et le résultat est juste… bluffant.

Sensationnalisme ou simple admiration ?

L’article de magazine est peut-être un peu sensationnaliste, mais c’est aussi un moyen de mettre en lumière ces nouvelles techniques. J’admire le travail des jeunes chirurgiens qui se sont lancés dans ces méthodes modernes. Ils obtiennent des résultats d’une efficacité incroyable. On ne peut qu’applaudir ! C’est un peu comme si vous voyiez un magicien faire disparaître un éléphant sur scène. Vous savez que c’est une illusion, mais vous ne pouvez pas vous empêcher d’admirer la virtuosité du tour.

Et ce n’est pas réservé aux femmes ! Les hommes aussi se lancent dans l’aventure. Souvent, ils commencent par quelque chose de plus “léger”, comme une opération des paupières, histoire de se familiariser avec l’idée. Puis, une fois qu’ils ont compris que le monde ne s’écroule pas et que leur virilité est toujours intacte, ils se lancent dans un lifting du visage. Et pour eux, il y a souvent un petit bonus : le lipolift, une opération pour se débarrasser de la graisse du cou et des bajoues. Bye-bye le double menton, bonjour la mâchoire de super-héros !

La question de l’âge : Y a-t-il une date de péremption pour la beauté ?

Non, la réponse est un non retentissant ! J’ai opéré des patientes de plus de 80 ans. L’âge n’est qu’un chiffre sur un passeport. Ce qui compte vraiment, c’est la qualité de leur perception psychologique et de leur mental. Ce sont souvent des personnes incroyablement actives, impliquées dans la vie, avec une énergie débordante qui ferait pâlir d’envie la moitié de la population des quarantenaires.

Et leur vie amoureuse ? Eh bien, elle est souvent bien plus trépidante que ce que la société pourrait imaginer. Le désir de plaire, de séduire, de se sentir bien dans sa peau ne disparaît pas avec les bougies sur le gâteau. C’est même une nécessité vitale ! On ne devrait pas juger les gens qui veulent continuer à se sentir jeunes, à désirer et à être désirés, même après 60 ans. À une époque où les réseaux sociaux nous font croire que la jeunesse est éternelle, notre état d’esprit reste souvent bloqué à 50 ans. Alors, pourquoi pas notre visage ?

Bien sûr, il y a des risques, comme pour toute opération. On ne va pas se le cacher. L’état de santé général, la vascularisation cérébrale, les problèmes de diabète ou de tabagisme peuvent compliquer les choses. Mais les techniques anesthésiques ont tellement progressé qu’on a l’impression d’être à l’ère de la science-fiction. Les opérations de rajeunissement ne durent que 4 heures en général. En quatre heures, on peut faire un lifting, des paupières, du front, et même rajeunir un nez qui a tendance à piquer du nez avec l’âge ! C’est un peu comme si on passait par un garage pour une mise au point complète, mais pour le visage.

Le dernier mot de l’éternel jeunot

Cet article de magazine est plus qu’un simple fait divers sur la chirurgie esthétique. Il met en lumière une tendance de fond de notre société. Certes, on peut trouver cela un peu superficiel, un peu égoïste, de vouloir lutter contre le temps qui passe. Mais imaginez l’impact que cela a sur le moral d’une personne qui se sent jeune à l’intérieur, mais qui ne le voit plus dans le miroir. La dépression guette, l’estime de soi s’effondre.

Le nombre de personnes qui ont recours à ces opérations ne cesse d’augmenter, et c’est un signe que la demande est là. Comme l’a dit le professeur Jean-Bernard : “Pourquoi pas la chirurgie esthétique ?“. Rajeunir, c’est possible. Il y a des gens qualifiés pour vous aider. Et si cela peut vous permettre de vous sentir bien dans votre peau et de vivre votre vie pleinement, alors, qu’est-ce qu’on attend ? À vous de jouer !

Publié dans Blog, lifting visage