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Catégorie : Divers

12 avril 2022

Réduction mammaire pour traiter l’hypertrophie mammaire

Operation de reduction mammaire ou plastie mammaire pour hypertrophie et/ou ptose mammaire:

1)durée opératoire= 2heures

2)douleurs= modérées à nulles, traitées par anatalgiques banaux

3) hospitalisation= une nuit

4)prix= 2000à 4000e en sus de la prise encharge sécu, en fonction de la difficulté opératoire

5)risques= hématome à reprendre, petites infections sur fils profonds, sepsis important exceptionnel, risques d’asymétrie résiduelle et de reptose si la peau est peu résistante;; diminution de la sensibilté du mamelon signalée dans dans 5à 10% des cas en fonction de la technique utilisée

6) arrêt de travail= 15 jours

7) reprise des activités sportives= 45 jours

8) resultat stabilisé = 4 mois

9) appréciation = 95% de grande satisfaction

10) possibilté d’allaiter= oui avec les techniques modernes

évolutions techniques récentes:

Le dogme des 5 cm pour la longueur de la cicatrice sous-mammaire

Par le docteur Vladimir Mitz

 

 

Les plasties mammaires de réduction ou de reconstruction imposent des cicatrices ; au cours des années 2000-2020, les chirurgiens ont essayé de réduire l’importance de cette rançon cicatricielle ;

Les années 90 ont vu d’importantes modifications dans la technique des réductions mammaires; la longueur des cicatrices n’était pas considérés comme un élément déterminant parce que c’était plus la vitalité des téguments et de la glande qui préoccupaient les chirurgiens plasticiens.

Historique

Le professeur Ivo Pitanguy du Brésil à eu en ce domaine une idée fondamentalement disruptive : Ne pas séparer la glande mammaire de la peau et tailler la glande en profondeur en enlevant une sorte de quille de bateau inversée de tissu glandulaire excédentaire. La rançon cicatricielle n’était pas un élément déterminant du résultat esthétique.

Ayant fait ma thèse avec le docteur Jean-Pierre Lalardrie en 1973 sur sa technique de la voûte dermique pour diminuer les seins, j’ai pu m’apercevoir que la rançon cicatricielle restait un problème préoccupant pour les patientes opérées.

 

Le dogme d’une verticale de 4cm pour stabiliser le sein

 

La technique de Lalardrie donnait des résultats magnifiques, basée sur une réduction glandulaire de type Pitanguy; la différence résidait dans l’utilisation d’un clamp pour enlever la quantité indispensable de peau excédentaire; j’obtenais une jolie forme de seins, mais un peu plats et peu projetés du fait d’un dogme intangible: La distance entre le bord inférieur de l’aréole et le nouveau sillon sous-mammaire ne devait pas dépasser 4 à 5 cm; du coup la cicatrice sous mammaire était très longue pour éponger l’excédent cutané; elle barrait parfois affreusement le thorax dans le cas des gigantomasties, où l’on enlève 1000 gr par côté…

À l’hôpital Boucicaut de Paris où j’opérais à l’époque, j’ai découvert que l’on pouvait allonger la cicatrice verticale sous-mammaire et que cela diminuait la longueur de la cicatrice horizontale sous-mammaire :

D’ailleurs le docteur Daniel Marchac, préconisait aussi, au cours des Congrès de chirurgie plastique, que lui aussi œuvrait pour obtenir une cicatrice sous mammaire la plus courte possible ;

 

Dans les années 1975, le docteur Claude Lassus, chirurgien niçois, utilisait une technique originale avec une cicatrice verticale pure sous mammaire, se débrouillant avec une grande habileté, pour totalement éviter la cicatrice horizontale.

Sa technique confidentielle au départ, fut reprise par le docteur Madeleine Lejour, de Bruxelles, qui est la popularisa brillamment.; plus aucune cicatrice horizontale sous-mammaire dans cette méthode!

L’introduction de la liposuccion permettait de réduire la composante graisseuse des seins opérés.

 

Inconvénient de la cicatrice verticale pure ?

 

L’inconvénient de cette cicatrice verticale pure est qu’elle expose à une récidive de la ptôse mammaire car on enlève moins de peau pour stabiliser la glande mammaire sous-jacente ;

16 février 2022
Traiter les Douleurs après chirurgie esthétique

 Traiter les Douleurs après chirurgie esthétique

 

Traiter les Douleurs après chirurgie esthétique ? c’est possible et même recommandé(loi kouchner antidouleurs, prescription d’anatlgiques par l’anesthésiste responsable)

Les Douleurs après une chirurgie esthétique peuvent être traitées !des solutions efficaces existent pour Traiter les Douleurs après chirurgie esthétique .

Une angoisse très fréquente chez les patients opérés d’une chirurgie esthétique concerne l’apparition de douleurs post opératoires insupportables dans les suites immédiates ou secondaires ;

POURQUOI UNE DOULEUR ?

Les causes physiques de la douleur sont parfaitement identifiées :
Il existe 3 étages de la production de la douleur dans les suites immédiates d’une opération de chirurgie esthétique : bien que le chirurgien compétent esquive les petits nerfs peu visibles par une dissection douce, il est parfois nécessaire de les sectionner pour décoller les tissus.

2) La transmission via les filets nerveux jusqu’à la moelle épinière puis le bulbe cérébral est la voie de la propagation du message douleur ;

3) L’interprétation du message douleur se fait au niveau sous cortical (cerveau automatique) puis cortical, avec un décodage très variable d’un patient à l’autre de l’intensité ressentie du message douloureux ; un patient pourra sursauter et hurler, un autre ne dira rien et endurera

En fait, L’apparition des douleurs est en général retardée après l’opération : Souvent les chirurgiens esthétiques dont moi-même utilisons une anesthésie locale ou régionale en plus de l’anesthésie générale : nous pratiquons une infiltration des tissus préalablement à toute incision par une solution diluée de lidocaïne adrénalinée ; la durée de cette anesthésie locale est de 4 à 6h post opératoire ;

UNE LOI KOUCHNER ANTI DOULEUR

Du fait de la loi antidouleur datant de la période Kouchner, l’anesthésiste a pour mission de prescrire des antalgiques et des anti-inflammatoires d’une puissance adaptée à l’opération qui a été pratiquée.

Mes recommandations sont d’utiliser plutôt au départ des antalgiques banaux (paracétamol 1 g) à répéter trois quatre fois par jour ; mais dans le cas où ce traitement est insuffisant, la patiente a pour indication de prendre les médicaments antalgiques plus puissants, parfois des morphinomimétiques en cas de douleurs très prégnantes, associés à des anti-inflammatoires.

DES DOULEURS PENDANT LONGTEMPS ?

Les Douleurs post opératoires peuvent perdurer une semaine, en s’atténuant progressivement ;
Je voudrai ici envisager les douleurs persistantes, devenant ainsi anormales, sortant du cadre des algies post opératoires banales.

1) La section d’un nerf sensitif important peut entraîner un névrome; c’est le cas de la section d’une branche nerveuse du plexus cervical superficiel au cours d’opérations de lifting où le chirurgien coupe par mégarde un rameau nerveux très peu visible; les douleurs de névrome sont caractéristiques, car il existe un point hyperalgique lorsqu’on touche du doigt le point nerveux blessé ou coupé, qui cicatrise en une sorte de petite boule très sensible dès qu’on l’effleure; ces douleurs névromateuses sont difficiles à guérir; elles peuvent imposer une reprise chirurgicale pour enfuir le névrome plus profondément dans un muscle. Une récidive est toujours possible ; dans certains cas une suture microchirurgicale a été tentée avec un certain succès, mais c’est beaucoup d’efforts pour un simple souci sensitif.

2) Les douleurs concernant la transmission médullaire des sensations douloureuses ont la caractéristique d’être augmentées au cours des changements de position de la colonne vertébrale ; leur amélioration implique un changement postural voir une rééducation par une kinésithérapie bien orientée. Cela peut être le cas à la suite de certaines plasties abdominales, où l’on a pratiqué un grand décollement et une mise en tension des nerfs sensitifs.

3) Le contrôle central des douleurs perçues :

L’interprétation de la douleur au niveau du cerveau est très variable d’un patient à l’autre ; certains ont une excellente tolérance aux douleurs, et les maîtrisent facilement ;
D’autres patients ne supportent absolument aucune douleur, celle-ci entraînant hyperactivité, angoisse voire même un état dépressif ; cette dépression s’installe subrepticement, augmente, perdure, et bousille le quotidien ; elles sont d’autant plus mal supportées qu’il existe déjà au départ un état dépressif latent. Dans ces cas, le recours à un psychiatre ou psychologue compétent sera indispensable pour que le sujet puisse dominer sa douleur le temps que celle-ci s’amende progressivement, par association de psychothérapie, rééducation et antalgiques qu’on diminue progressivement.

4) La complication post opératoire est la cause la plus fréquente des douleurs post opératoires

hématome géant après des prothèses mammaires ou un lifting mettent les tissus en sérieuse distension : une reprise au bloc en urgence est à prévoir

infection du site opératoire avec rougeur et chaleur, parfois écoulement purulent

désunion de la cicatrice, à la suite d’une suture sous trop grande tension ;

Dans ces cas de complication post-opératoire, il faut d’urgence rappeler le chirurgien pour qu’il fasse un état des lieux et qu’il mette en route le traitement approprié qui peut aller jusqu’à une reprise chirurgicale en urgence.

En conclusion,
La chirurgie esthétique n’entraîne que très peu de phénomènes douloureux chroniques, insupportables ou dérangeants ; la panoplie des thérapeutiques est suffisamment large pour qu’un traitement adapté soit ajusté pour chaque patient, en fonction non seulement de la cause précise de la douleur mais aussi de la psychologie de celui qui doit l’endurer.
Le chirurgien esthétique doit traverser la peau qui est l’organe principal de la perception du monde extérieur : La multitude des filets nerveux sensitifs, et des récepteurs qui parsèment notre enveloppe cutanée explique que cela crée un inconfort qui en règle est transitoire.
Ce n’est que dans les rares cas où il existe une douleur prolongée et inhabituelle que le chirurgien devra rechercher une cause précise à cette souffrance, qui n’est exceptionnellement une création totale de l’esprit dérangé par le traumatisme opératoire, et qui peut être majoré par une insatisfaction devant le résultat obtenu.

Cette approche psychosomatique des douleurs subaiguës ou chroniques m’a été enseignée par mon maître le dr RAYMOND VILAIN, à l’hôpital Boucicaut à Paris : ce chirurgien génial, qui a crée SOS mains Boucicaut en 1976, nous avait plongé dans la microchirurgie réparatrice des membres en urgence ; « La main est le parking des angoisses » disait-il, frappé par le fait qu’une toute petite lésion d’un doigt pouvait entrainer la paralysie de tout un membre supérieur, dans une chaine émotionnelle imparable, confinant parfois à des positions hystériques, car la blessure du doigt n’était qu’un petit symbole au travers duquel tous les malheurs passés du patient se bousculaient en une dramaturgie impressionnante.

17 janvier 2022
dessin par vladimir mitz

L’art et la chirurgie esthétique

 

On parle souvent du caractère artistique du chirurgien esthétique, comparant son adresse chirurgicale à la virtuosité que manifeste le peintre ou le sculpteur, maniant habilement son pinceau ou son burin.
C’est vrai que (comme dans une activité artistique), l’expérience du chirurgien conduit à une forme de plénitude du rendu chirurgical, comparable à un tableau de la Renaissance aux belles formes harmonieuses, et aux couleurs chatoyantes.

Réussir l’opération du premier coup sans erreur!

Contrairement à l’artiste le chirurgien n’a pas le droit à l’erreur, bien que dans certains cas, il lui faille faire des retouches pour arriver à un résultat aussi parfait que possible; bien sûr; l’opération peut se prolonger, des petites retailles, reprises, modification des tissus sont parfois nécessaires pendant l’acte, mais une seule opération définitive est souhaitée par le patient super informé de nos jours, tolérant mal l’approximation et le retour au bloc pour reprise sous anesthésie.
Toutefois, comme dans l’art, le chirurgien esthétique connait l’inspiration du moment, ce qui rend son opération non pas aléatoire mais comportant un certain nombre de coups de bistouri variables dont le but final est d’arriver au résultat souhaité, non pas par un esprit chirurgical artistique, mais bien dans l’optique et le désir du patient demandeur d’une réparation d’un complexe.
C’est pourquoi on parle beaucoup plus d’une technique chirurgicale que d’un art de la chirurgie, bien que beaucoup de praticiens dans cette discipline se souhaitent intérieurement dignes d’un artiste et non point d’un moindre exécutant! Artisan plus qu’artiste, c’est ainsi que se voit la majorité des collègues en exercice.
Pourtant, à la différence fondamentale d’un artiste, le travail idéal du chirurgien esthétique est un rendu qui demeure INVISIBLE, Naturel, NON RETOUCHE!
Pas de félicitations glorieuses à attendre de ceux qui voient, remarquent ou critiquent un nez opéré d’évidence, ou un lifting si tendu que les oreilles se rapprochent du nez ou la bouche soit fendue en gueule de vieille carpe…

Une prédisposition génétique?

Un certain nombre de mes collègues sont issus de familles où il y avait un parent peintre ou sculpteur, designer ou publicitaire.
Ce n’était pas du tout mon cas;
Mon premier rapport à l’art est apparu bien tard quand j’étais étudiant en médecine, à la Faculté de Médecine des Saints-Pères à Paris.
Ce bâtiment hiératique, au fronton orné de sculptures célébrant la médecine antique, est situé en plein milieu des galeries parisiennes dévolu à l’art le plus moderne; c’est en me promenant dans ce quartier que j’ai découvert la beauté d’un tableau de Soutine, représentant la lune peinte à grandes flaques de blanc de zinc, en pleine nuit tourmentée parsemée de nuages éventés, tableau bien au-delà de mes moyens financiers à cette époque d’indigence pour moi; ce tableau qui m’a toujours fait rêver, était vendu dans une galerie spécialisée dans l’école de Paris dont la propriétaire, maligne, l’exposait en ayant changé le nom du peintre, pour éviter que l’œuvre ne soit volée par un amateur malhonnête!
Petit à petit, et dire que mes moyens me l’ont permis, j’ai acquis des œuvres de certains de mes patients qui, en tant qu’artistes me consultant par hasard, ont ressenti en moi une fibre artistique naissante, comme amateur d’art et non comme pratiquant.

Pratiquer un art pour éduquer l’œil et la main

Je me suis rendu compte cours de ces années que seule la pratique du dessin, et à moindre degré, de la peinture me permettait de mieux comprendre la qualité d’une œuvre artistique, et l’importance de la lumière reflétée par le corps humain ou par un objet: Cette constatation fondamentale a d’ailleurs beaucoup influé sur mes techniques de rajeunissement du visage chez les patients âgés, notamment en augmentant des volumes disparus au niveau des pommettes des joues ou des tempes;
C’est surtout la pratique de la sculpture sur le marbre ou sur des calcaires qui représente ma source de joie artistique la plus féconde, suivi par le dessin sous toutes ses formes; bien sûr la beauté de la femme et la volupté qu’elle dégage restent une source d’inspiration fondamentale, ce qui m’évite des pulsions disparates et plus ambiguës.

Finalement je ne considère pas les actes chirurgicaux comme une pratique artistique, mais la formation et l’exercice de l’art sont par contre un moteur fondamental dans mon analyse de chaque patient à opérer, et dans la prévision en 3D des volumes à améliorer à restituer ou à diminuer; l’exemple le plus frappant on est la plastie de réduction ou d’augmentation mammaire: Là où beaucoup de mes collègues ont besoin des ordinateurs ultra sophistiqués pour se représenter l’objectif final de leur intervention, j’ai développé une sorte d’instinct pour imaginer
les surfaces et les volumes à modifier pour parvenir au résultat idéal sans trop de perte de temps ni d’erreurs .

Par contre bien que j’apprécie l’art abstrait, celui-ci me semble plus difficile à intégrer en tant que substrat de pensée pour mon exercice de chirurgie au quotidien; je reconnais que la trouvaille de l’équilibre dans un tableau de Kandinsky, de Paul Klee ou des primitivistes russes est toujours une émotion forte, mais ne comporte pas d’arc-en-ciel d’inspiration pour la conception d’un acte opératoire, du moins en ce qui me concerne.

Chirurgien esthétique aimant l’art mais pas artiste total!

Je pense qu’il faut se méfier des chirurgiens esthétiques qui se considèrent comme des artistes; il y en a eu qui ont réussi cette double vocation, qui ont voulu faire des Expositions et VENDRE leurs œuvres comme tout peintre ou sculpteur en quête de renommée-en même temps qu’ils menaient une carrière chirurgicale; ce fut le cas du Suisse Rudi Meyer; mais on ne peut pas être grand en personnage dédoublé; beaucoup de mes collègues ont des talents de dessinateur ou d’artiste, comme feu mon ami Jacques le Pesteur, peintre de grand talent sous le nom de Boroffe; mais lui qui était un peintre extraordinaire, ayant étudié aux Beaux-Arts, ne voulait pas porter le même nom que le magnifique chirurgien qu’il était. Pourquoi?
Sans doute par une sorte de pudeur et par un instinct qui lui disait de bien séparer son activité professionnelle brillante, et sa pulsion artistique- pour laquelle il réservait une grande partie de son temps secret, s’ouvrant à des amitiés avec d’autres créateurs bien en dehors du monde du bistouri.
Mais l’art nourrit notre esprit scientifique, car être chirurgien, c’est être homme de technique, de raison, de cartésianisme auquel une bonne pincée d’instinct, de talent, d’inspiration, de doutes vient apporter son pesant d’or d’humanité et d’empathie.

29 novembre 2021

La chirurgie des ambiguïtés sexuelles et transformation du genre a fait de grands progrès techniques mais n’est pas sans poser de graves problèmes éthiques, humains et administratifs: voyez cet article que j’ai récemment publié:lesproblèmes moral, socciétal et de technique chirurgicales utilisables rendent délicat la compréhension globale du problème; mais on assiste actuellement à une remise en question de la non concertation avec l’enfant qui présente des soi disant malformations dont les parents souffrent au début plus que  l’enfant; il est donc nécessaire de revoir les conditions de la prise de décision sur ce qui doit être fait , rarement en rande urgenece, mais plutôt avec l’assentiment de l’enfant après une période d’observation et de réflexion.

Voir l’article

3 mai 2021
nez avant-apres

Nez affiné par chirurgie esthétique, 20 ans après

 

Opérateur Vladimir Mitz

Comment obtenir de la finesse au niveau d’un nez ?
Comme le montre les deux photos ci-jointes, j’ai obtenu de la finesse au niveau d’un nez large et épais en associant plusieurs techniques chirurgicales ;
Cette opération a été réalisée il y a plus de 20 ans ;
A l’époque on ne disposait pas des injections d’acide hyaluronique stable pour réaliser une rhinoplastie médicale, dans l’effet aurait d’ailleurs été temporaire ;
Les photos sont d’abord celle du cas, à l’origine, puis une photo envoyée par le patient 20 ans après l’opération ;

La technique opératoire a consisté en plusieurs temps :
1) Rapprocher les os propres du nez par des ostéotomies latérales, à l’aide d’un petit burin et d’un marteau
2) Diminuer la rondeur de la pointe nasale en enlevant la partie haute des cartilages alaires
3) Rapprocher les dômes de ces cartilages alaires
4) Réutiliser les cartilages alaires enlevés pour créer une nouvelle arrête cartilagineuse médiane, sous la forme d’une crête attrapant mieux la lumière
5) Mettre en place un étai columellaire qui a été taillé au dépend de la cloison nasale, afin de soulever la pointe nasale ;

Tous ces gestes techniques ont été réalisés par voie fermée sans aucune cicatrice résiduelle visible !
Le résultat après 20 ans est très satisfaisant, et le patient me demande plus aucune retouche ;

opération nez avantopération nez 20 ans après

24 novembre 2020

2 octobre 2020

Un important article de ROD ROHRICH et coll.est paru dans plastic et reconstructive surgery en août 2020: cet article fait le point sur les complications au cours des différentes opérations de chirurgie esthétique, répertoriées dans la littérature mondiale;
Les auteurs se sont particulièrement intéressés à l’incidence des hématomes, de l’infection post opératoire, et des accidents thromboemboliques.

Les complications graves sont elles fréquentes? 

Non! elles sont même plutôt faibles , sauf si l’on pratique des opérations prolongées, au delà de 4 heures d’anesthésie générale; prime donc aux chirurgiens experimentés et rapides.

Pourquoi des hématomes?

Parce qu’un petit vaisseau se met à saigner malgré une coagulation (cautérisation) soigneuse; cela peut être dû à une poussée tensionnelle, à un stress énervant; une fois la peau refermée, il n’y a guère de moyens de stopper la progression d’un hématome si ce n’est un drainage de précaution, ou à une compression appuyée.

Pourquoi une infection?

L’infection microbienne survient par contamination de la plaie opératoire; les allées d’opération sont actuellement très sûres , mais l’air conditionné mal régulé peut conduire à un désastre; Le chirurgien et ses aides sont habillés stériles et font attention; mais un contact imprévu avec une surface souillée est possible, d’où risque de contamination;

Le plus souvent l’infection est endogène, à partir d’un germe cutané présent sur la peau ou la gorge du patient, malgré la désinfection préalable;

Pourquoi des phlébites ou des embolies?

Il existe des facteurs de risques personnels (hypercoagulabilité génétique) mais aussi occasionels (suite de grippe, affection cancéreuse méconnue) qui augmentent la stase des flux sanguins dans les veines, ainsi qu’une trop longue opération immobile.Des coussins pressants rythmiquement les mollets sont parfois utilisés; Un traitement fluidifiant(anticoagulant) sera entrepris dès que possible chez lez patients à risque;

Les chiffres de complications en méta-analyse dans l’article en question:

  1. Plastie abdominale 2% d’hématomes, 5 % d’infection, 0,4% de phlébite et embolie, mortalité inférieure de 1 pour 13000 cas

  2. Lipofilling des fesses : pas de statistiques valable pour les hématomes et les infections; mortalité inférieure à 1 pour 20000 cas

  3. Liposuction: 0,15% d’hématomes,0,10% d’infection, moins de 0 1% de phlébite, mortalité de 1 pour 50000

  4. Chirurgie du visage: : 1,5% d’hématomes, 0,5% d’infections, moins de 1% de phlébites, pas de mortalité signalée.

  5. Chirurgie des seins: 1,5% d’hématomes, 1,1% d’infections, moins de 1% de phlébite, pas de mortalité relevée.

Mais tous ces chiffres sont approximatifs, ils reflètent un très large échantillon de cas répertoriés

Les conclusions des auteurs sont que la chirurgie esthétique se pratique dans le monde avec une grande sécurité; l’accent est mis sur la nécessité d’une bonne formation, et sur l’expérience des chirurgiens qui pratiquent ces actes de chirurgie programmée dans de bonnes conditions opératoires.

Personnellement j’ajouterai que les complications sont malheureusement inhérentes à l’acte d’opérer: mon maître RAYMOND VILAIN disait que les seuls qui publient des techniques sans aucune complication sont les chirurgiens qui n’opèrent jamais!
21 août 2020
augmentation mammaire spectaculaire

Quelle alternative aux implants mammaires ?

Beaucoup a été dit sur les tentatives de remplacer les prothèses mammaires par d’autres techniques chirurgicales:

1) Le lipofilling est très certainement la méthode la plus extraordinaire car il permet le prendre sur la patiente ce qui sera nécessaire pour augmenter une poitrine défaillante!
Mais encore faut-il pour cela que la patiente présente des réserves suffisantes de graisse à prélever!

De plus on sait que chaque séance de lipofilling ne permet d’augmenter la poitrine que d’un demi bonnet…
Dans ces conditions beaucoup de collègues recommandent de faire un lipofilling sous-cutané, de surface, en même temps que l’on implante ‘une prothèse mammaire moyennement volumineuse; cela permet d’estomper stopper les bords de la prothèse et d’éviter l’aspect trop apparent d’une prothèse mammaire, que l’on met actuellement en position rétro glandulaire plutôt que rétro musculaire, afin d’éviter la valse des prothèses muscles pectoraux se contractent; j’ai personnellement utilisé cette méthode depuis les années 2000!

2) Les injections de macrolane sont actuellement interdites en France dans les seins. Elles ont tendance à faire des kystes à moyen et long terme et n’offrent à mon avis aucun intérêt thérapeutique!

3) Le renouveau des prothèses mammaires reste à venir: des prothèses plus légères que celles remplies de silicone sont à !’étude; les prothèses macrotexturées ont été bannies au profit des prothèses microtexturées ou lisses, afin d’éviter le risque de lymphome à grandes cellules qui a provoqué un scandale sanitaire encore récent, heureusement très limité en fréquence!

4) La crise Covid 19 a entériné un certain arrêt de l’activité de chirurgie esthétique, y compris en matière d’implantation mammaire(selon les chiffres des fabricants), mais le virus ne persistera pas éternellement…

5) Un dernier point consiste dans la voie d’abord les implants mammaires: bien que contestée par beaucoup de mes collègues, la voie axillaire garde de ma préférence car les cicatrices sont réellement invisibles le plus souvent, il est très très plaisant, quand une patiente me dit que même le radiologue n’a pas remarqué qu’elle avait des prothèses mammaires avant d’effectuer sa mammographie, car il ne voyait pas de cicatrice apparente au niveau de l’aréole ou sous le sein!!

7 mai 2020

Les fentes naso labiales, appelées autrefois bec-de-lièvre, sont maintenant susceptibles de très grande améliorations, grâce à des opérations chirurgicales raffinées ;

Séquelles des fentes naso labiales

retrouver presque un aspect normal est possible!

J’avais appris autrefois les techniques de réparation des fentes faciales au cours de mon stage chez le professeur Ralph Millard, dans l’hôpital d’enfants Jackson Mémorial, à Miami:
Millard avait inventé une méthode révolutionnaire du traitement des fentes labio-palatines, la technique de la rotation avancement d’une hémi-lèvre, ce qui permet une restauration pratiquement normale de la lèvre supérieure et du philtrum, grâce à des techniques minutieuses de petits lambeaux locaux très astucieux et raffinés (17 petits lambeaux locaux !)

Un rapport récent de la société de chirurgie plastique réparatrice et esthétique a abordé les problèmes de la réparation du nez et de la lèvre ; les résultats photographiques publiés sont bluffants : harmonie et équilibre du visage réparé sont retrouvés.
Certains acteurs devenus célèbres ont présenté dans l’enfance une fente labiale ; devenus célèbres après avoir été opérés avec succès, ils ne passent pas inaperçus !
Parfois une fente ébauchée ne les a pas gêné dans la pratique de leur art, comme c’est le cas de Joaquim Phoenix!

Les opérations doivent être pratiquées le plus tôt possible, dès que l’enfant a repris son poids de naissance ; cependant des ré interventions ou des retouches sont souvent nécessaires pour parfaire les résultats.

De plus on dispose actuellement de la nouvelle technique du micro-lipofilling pour étoffer la lèvre supérieure si elle est insuffisante, et aussi de techniques réparatrices variées au niveau du nez, pour lui redonner à la fois une allure esthétique satisfaisante, mais aussi le réaxer et améliorer le flux respiratoire. Le nez peut être très abîmé par l’existence d’une fente faciale : dévié, pointe épaisse, narines cassées ou asymétriques, leur réparation exige de grands talents réparateurs et esthétiques avec parfois nécessité d’autogreffes cartilagineuses, ou osseuses dans certains cas ;

Je dois reconnaître être très impressionné par les patients porteurs de ces déformations congénitales, car ils ont une énergie et une capacité d’accepter les nouvelles opérations afin d’avoir le meilleur résultat possible, donc un moral inébranlable !

4 février 2020
chirurgie-de-la-fesse

Avoir de belles fesses grâce à des implants fessiers ou bien grâce à un lipofilling sous-cutané, ou même associer les deux techniques ?

Plusieurs sessions de l’IMCAS CONGRES 2020 étaient dévolues à l’étude des techniques chirurgicales qui permettent d’obtenir de belles fesses ;
1) Augmenter le volume fessier :
cela est maintenant possible et bien étudié grâce à des implants fessiers en silicone ils sont insérés au travers d’ une incision dans la raie des fesses; les implants sont insérés en intramusculaire ou même plus profondément comme l’indique le docteur François Petit; les 5 à 8 % de patients insatisfaits ou présentant des complications peuvent être ré-opérés avec succès; le grand intérêt des implants fessiers que l’on peut augmenter le volume de la fesse en une seule opération
Une autre option est le lipofilling ou greffe de sa propre graisse ; mais il faut que la patiente aie des réserves, il faudra s’y reprendre au moins 2 fois à 4 mois d’intervalle pour obtenir un volume significatif et plaisant ;
Un célèbre chirurgien de New York a montré aussi comment il arrivait à resculpter des fesses masculines et non plus féminines, dont les caractéristiques socialement considérées comme jolies impliquent un creux latéral au niveau de la fesse et un bombé oblong central, associé à une diminution de la graisse des hanches et de l’abdomen.

2) Rajeunir une fesse vieillissante fait aussi partie des préoccupations de nombre de patientes qui ne supportent plus d’avoir les fesses molles tombantes et cellulitiques ;
Un de nos collègues français(J.F. PASCAL) a beaucoup étudié les techniques chirurgicales du lifting de la fesse, en préconisant une technique où la cicatrice de remontée de la fesse est située à la partie haute de celle-ci ; mais ‘on peut la dissimuler dans un maillot de bain étroit; autrefois à l’époque de Raymond Vilain patron à l’hôpital Boucicaut, nous avions une bonne expérience de ces opérations pratiquées dans le cadre des dermolipectomies circulaires, pratiquant aussi des remodelages de la partie basse de la fesse en plaçant la cicatrice dans le sillon sous fessier.
Les résultats montrés par le docteur Jean-François Pascal militent pour cette opération française, qui donne des résultats convaincants au prix d’une cicatrice finalement très acceptable.

3) Des complications graves peuvent survenir après lipofilling intramusculaire fessier
Le risque est non négligeable d’injecter les cellules graisseuses directement dans les veines profondes de la fesse, ce qui peut entraîner des complications mortelles dans un certain nombre de cas , épars et publiés de par le monde, ce qui a justifié le bannissement de ces techniques par les autorités sanitaires de certains pays, par principe de précaution; dans ces dramatiques, des possibilités de sauvetage existent au bloc opératoire, à condition de disposer d’un Kit de circulation extracorporelle que l’anesthésiste réanimateur doit pouvoir mettre en action en urgence, à condition de disposer de l’appareillage nécessaire!

Conclusion
Il y a eu des grandes avancées en ce qui concerne aussi bien l’analyse des déformations fessières qui commencent à préoccuper une partie relativement importante de la population féminine et masculine, soucieuse de son apparence par-devant et par-derrière!