Le lifting du visage est l’une des interventions les plus emblématiques de la chirurgie esthétique. En un peu plus d’un siècle, il a subi une métamorphose radicale : d’une simple excision de peau pratiquée dans l’ombre, il est devenu une procédure d’ingénierie complexe, capable de restaurer l’architecture profonde du visage. Cette évolution est le fruit d’une compréhension toujours plus fine de l’anatomie et d’une quête constante du naturel.
1. L’Ère de la « Couture » : La Primauté de l’Enveloppe (1900-1970
Au début du XXe siècle, la chirurgie esthétique n’est pas encore une spécialité reconnue. Les premières interventions naissent d’une demande sociale pressante de la part de patients refusant les stigmates du vieillissement, alors perçus comme une fatalité ou une déchéance sociale.
Les pionniers du geste minimal
- Eugen Holländer (1901) : On lui attribue souvent le premier lifting moderne. Pour une aristocrate polonaise, il retire une ellipse de peau devant et derrière l’oreille. À cette époque, le visage est traité comme un vêtement : si le tissu est trop large, on en coupe un morceau pour le retendre.
- Raymond Passot (1919) : Après la Grande Guerre, il formalise les techniques d’incisions. Il comprend que la clé du succès réside dans la discrétion des cicatrices, qu’il dissimule dans les replis naturels de l’oreille.
- Suzanne Noël (1926) : Figure révolutionnaire et féministe, elle est la première femme chirurgien esthétique d’envergure. Dans son ouvrage « La Chirurgie Esthétique : son rôle social », elle décrit des procédures de « micro-lifts » sous anesthésie locale. Elle perçoit le lifting comme un outil d’émancipation pour les femmes actives.
La limite didactique : Imaginez un lit dont les draps sont froissés parce que le matelas s’est affaissé. Ces pionniers ne faisaient que tirer sur les draps. L’effet était immédiat mais éphémère : la peau, étant élastique, se détendait rapidement. En tirant trop, on obtenait l’aspect « figé » ou « venté » (windswept look), car la tension reposait uniquement sur la cicatrice.
2. La Révolution du SMAS : Le Tournant Anatomique (1970-1990)
La véritable révolution scientifique survient lorsque les chirurgiens cessent de regarder la peau pour s’intéresser à l’infrastructure qu’elle recouvre.
La découverte du “Moteur” du Visage
Jusqu’aux années 1970, on ignorait l’existence d’une structure unificatrice sous la graisse.
• Tord Skoog (1974) : Ce chirurgien suédois comprend que pour obtenir un résultat durable, il faut ancrer la tension sur une structure solide. Il commence à disséquer sous les fascias (les membranes enveloppant les muscles).
• Vladimir Mitz et Martine Peyronie (1976) : Leurs travaux sont l’acte de naissance du SMAS (Système Musculo-Aponévrotique Superficiel). Ils démontrent que le visage possède une « armure » fibreuse reliant les muscles de l’expression.
Pourquoi est-ce une révolution ? Le SMAS est comme une toile de tente sous la peau. Si vous tendez la toile (le SMAS), la couverture (la peau) se lisse naturellement sans effort.
1. Durabilité : Le SMAS ne s’étire pas avec le temps, contrairement à la peau.
2. Invisibilité : La tension étant portée en profondeur, la peau peut être simplement “posée” sans traction, éliminant l’aspect opéré.
3. Le Micro-Lift de Vladimir Mitz : La Précision Chirurgicale
Fort de sa découverte du SMAS, le Pr. Vladimir Mitz a par la suite développé le concept du Micro-lift ou MICRO SMAS LIFT ; Cette technique occupe une place stratégique entre la médecine esthétique (injections) et le grand lifting traditionnel.
Le concept de “Haute Couture”
Le micro-lift ou Micro SMAS lift n’est pas un lifting “au rabais”, mais un geste de précision chirurgicale ciblé :
• Incision réduite : Souvent cachée dans le tragus (le cartilage devant l’oreille), elle devient quasiment invisible.
• Action sur le SMAS localisé : Le chirurgien pratique une remise en tension du SMAS uniquement sur les zones critiques (ovale du visage et bajoues).
• Avantages : Pratiqué sous anesthésie locale assistée, il permet une récupération en quelques jours. C’est le lifting de la “prévention”, idéal pour corriger les premiers signes de l’âge sans changer l’expression du visage.
4. L’Ingénierie du “Deep Plane” et des Ligaments (1990-Aujourd’hui)
Malgré la révolution du SMAS, un problème persistait : le centre du visage (pommettes et sillons nasogéniens) restait difficile à corriger. C’est ici qu’intervient la chirurgie dite « profonde ».
La Libération des Ligaments
Le visage n’est pas seulement composé de couches de tissus ; il est ancré à l’os par des ligaments de rétention. Avec l’âge, ces “piliers” s’affaissent mais restent attachés à certains endroits, créant des creux et des bosses.
• Paul Tessier : Père de la chirurgie craniofaciale, il a ouvert la voie en proposant des approches sous-périostées (au contact de l’os) pour repositionner les tissus mous.
• Andrew Jacono et Timothy Marten : Ils ont perfectionné le Deep Plane Facelift. L’idée n’est plus de séparer la peau du SMAS, mais de déplacer le bloc « Peau + Graisse + SMAS » comme une seule unité solide.
• L’innovation majeure : En sectionnant les ligaments zygomatiques et mandibulaires (les amarres), le chirurgien libère totalement les tissus. On peut alors remonter le visage verticalement — et non vers l’arrière — ce qui redonne du volume aux pommettes sans avoir recours à des prothèses ou des injections massives.
5. Synthèse des Techniques : Tableau Comparatif
| Technique | Plan de Travail | Indication Principale | Résultat Attendu |
| Lifting Cutané | Peau uniquement | Excès cutané pur | Tension de surface, courte durée |
| Micro-Lift (Mitz) | SMAS localisé | Premiers signes (bajoues) | Effet “bonne mine”, naturel, récupération rapide |
| Lifting du SMAS | Entre peau et SMAS | Relâchement modéré de l’ovale | Correction nette de la mâchoire |
| Deep Plane Lift | Sous le SMAS | Vieillissement global (milieu du visage) | Restructuration des volumes, effet “10 ans de moins” |
6. Conclusion : Vers une Chirurgie de l’Invisibilité
L’histoire du lifting est celle d’un passage de la tension (tirer) au repositionnement (remettre à sa place). Aujourd’hui, l’innovation ne réside plus dans l’agressivité du geste, mais dans sa justesse anatomique.
Le lifting moderne est souvent “composite” : il associe la chirurgie profonde (Deep Plane), la précision du geste (Microlift de Mitz) et la régénération tissulaire. En effet, l’utilisation conjointe du lipofilling (injection de la propre graisse du patient, riche en cellules souches) permet désormais de traiter non seulement le relâchement, mais aussi la qualité de la peau et la perte de volume.
En somme, le chirurgien d’aujourd’hui ne cherche plus à “tendre” un visage, mais à en restaurer l’harmonie originelle. Le succès d’un lifting se mesure désormais à ce que l’entourage ne puisse pas détecter la main du chirurgien, mais seulement constater un air reposé et rajeuni.
Introduction
Commenter la transformation physique des stars : est-ce bien raisonnable ? Depuis quelques années, on assiste à une tendance lourde chez les journalistes people, les influenceurs, mais aussi chez la jeune génération de chirurgiens esthétiques : l’analyse systématique des visages célèbres. Que ce soit par initiative personnelle ou à la demande de médias en quête de résonance médiatique, ce phénomène explose.
J’avoue avoir moi-même cédé à cette tentation, bien que l’exercice soit périlleux : juger des transformations sur la base de photographies souvent floues oblige à des supputations parfois aléatoires. Mais au-delà du “gossip”, que nous dit réellement la chirurgie des stars sur l’évolution de notre métier ?
1. Marilyn Monroe et Kirk Douglas : Les Pionniers du “Secret Médical”
La chirurgie esthétique chez les vedettes n’est pas un phénomène nouveau. La différence ? La discrétion. Il y a longtemps que les icônes de l’écran passent sous le bistouri. Leurs chirurgiens, tenus au secret professionnel, ont parfois fini par raconter l’histoire des décennies plus tard.
- Marilyn Monroe : On sait aujourd’hui qu’elle a subi une rhinoplastie de la pointe et une avancée du menton (génioplastie) par inclusion d’un matériau (aujourd’hui interdit). Ces retouches subtiles l’ont rendue beaucoup plus photogénique, propulsant une carrière légendaire, même si sa vie privée n’a pas connu le même succès.
- Kirk Douglas : Dans ses mémoires, il raconte avoir subi une rhinoplastie suite à une fracture. En réalité, il s’agissait d’une véritable chirurgie esthétique pour corriger un nez jugé inesthétique qui aurait pu freiner son ascension.
À l’époque, ces transformations réalisées par des chirurgiens américains étaient d’une excellence discrète. Nous ignorons encore probablement les noms de nombreux artistes ayant eu recours au bistouri pour booster leur carrière.
2. L’Artiste : Un Patient pas comme les autres
La chirurgie esthétique est-elle plus complexe chez les artistes ? La réponse est assurément oui. L’artiste mise tout sur son image. De plus, il s’agit souvent d’individus extrêmement intelligents, capables d’une introspection et d’une analyse critique dont la subtilité peut échapper à l’observateur lambda.
Leur exigence de résultat est extrême, parfois couplée à une insuffisance de moyens financiers au début de leur carrière. C’est ici que les outils modernes jouent un rôle clé :
- Simulation informatique et Morphing : L’infographie permet de fixer un objectif visuel précis.
- Gestion des attentes : Il faut rappeler qu’il ne s’agit que d’un projet virtuel. L’issue chirurgicale reste soumise aux aléas de la cicatrisation et peut justifier des retouches.
Note : La détermination de certains artistes à modifier leurs traits dépasse parfois le cadre esthétique pour toucher à la dysmorphophobie. Dans ces cas, la réponse ne devrait pas être chirurgicale, mais psychothérapeutique.
3. L’Exception : Quand le “Défaut” devient une Marque de Fabrique
Heureusement, la chirurgie n’est pas une obligation. Certains artistes ont fait de leur apparence “disgracieuse” une force, privilégiant leur talent d’interprète. L’exemple emblématique reste Serge Gainsbourg. Il se moquait lui-même de son nez proéminent et de ses oreilles décollées. Pourtant, son talent exceptionnel l’a hissé au sommet de la gloire, prouvant que le charisme dépasse la perfection plastique.
4. Réseaux Sociaux et “Ratés” : La Nouvelle Obsession
Aujourd’hui, l’explosion des réseaux sociaux a créé une armée de “spécialistes” autoproclamés. Une simple veille Google sur la chirurgie esthétique fait remonter une majorité de contenus liés aux stars et aux influenceurs.
Hélas, ce qui attire le clic, ce sont souvent les drames :
- Les complications : Des opérations qui tournent mal, allant jusqu’au décès, défrayent la chronique.
- La polémique Miss France : Le comité interdit aux candidates la chirurgie esthétique majeure. Pourtant, si une opération est parfaitement réalisée, elle reste indétectable sans aveu de la candidate ou violation du secret médical (ce qui est totalement contraire à la déontologie).
- Les “Ratés” célèbres : Le public et les médias sont impitoyables envers les modifications trop visibles. On pense aux commentaires sur les lèvres d’Emmanuelle Béart ou au lifting de la chanteuse Sheila dans les années 90, qui a longtemps servi de “contre-exemple” dans nos cabinets (les patientes nous disaient : “Je ne veux surtout pas ressembler à ça”).
5. Rhinoplastie et BBL : Les Opérations les plus “Star”
Quelles sont les interventions les plus populaires chez les célébrités ? Elles ciblent le visage et la silhouette.
- La Rhinoplastie : Pour affiner une pointe ou corriger un nez trop long. C’est le grand classique.
- L’Augmentation Mammaire : Par prothèses ou lipofilling.
- Le Brazilian Butt Lift (BBL) : Cette augmentation fessière (par prothèse ou injection de graisse) est très en vogue chez les influenceuses, mais aussi très commentée pour sa dangerosité.
- Le risque majeur : Si des lobules de graisse sont injectés malencontreusement dans les veines, cela entraîne une embolie graisseuse, une complication gravissime pouvant être mortelle.
La soumission des influenceurs au bistouri crée une curiosité malsaine chez leurs milliers de followers, qui suivent la cicatrisation comme une série télévisée.
Conclusion : Déontologie vs Buzz
Ces commentaires ne cesseront pas. Ils répondent au besoin du public de se comparer à ces icônes inatteignables. Il reste donc aux médecins et chirurgiens une responsabilité majeure. Lorsqu’ils sont sollicités par des journalistes pour commenter des “Avant/Après” afin de booster les ventes, ils doivent observer politesse et retenue. Le comportement déontologique, fixé par le Conseil de l’Ordre, est clair : ne jamais trahir les secrets médicaux des patients, qu’ils soient célèbres ou anonymes.
– 50 ans après leur description, les liftings profonds ont la cote!
La presse ne tarit plus d’éloges en ce qui concerne les deep plane face lifts qui sont des liftings du visage et du cou apparemment de nouvelle génération. En réalité cette technique d’opération de rajeunissement, qui s’avère extrêmement efficace repose sur l’utilisation d’une structure anatomique qui s’appelle le Système Musculo-Aponévrotique Superficiel de la face, ou SMAS, qui a été décrit en 1976 par les chirurgiens français , le docteurs Vladimir Mitz et Martine Peyronie, travaillant à l époque dans l’équipe du Professeur Paul Tessier, lui même inventeur de la chirurgie cranio faciale.
Dès les années 1990 les opérations de rajeunissement du visage utilisant le SMAS ont été publiées par Mitz et Owsley, un chirurgien américain novateur; mais à l’époque elles faisaient plutôt peur aux chirurgiens plasticiens, ou du moins elles attiraient beaucoup de réticences, car la plupart des chirurgiens de l’époque préféraient ne retendre que la peau.
Ces nouveaux liftings étaient beaucoup plus complexes à réaliser; ils impliquent l’utilisation d’un plan anatomique qui était très voisin des nerfs permettant la mobilité volontaire du visage ,que sont les branches du nerf facial. Le danger inhérent à cette opération a divisé le monde des chirurgiens du rajeunissement entre ceux ce qui faisait la libération et le relèvement du SMAS et ceux qui au contraire préféraient réaliser une remise en tension uniquement de la peau , utilisant parfois des gestes minimaux de plicatures sur le SMAS jugé comme une membrane délicate à manipuler chirurgicalement.
Mais une nouvelle génération de chirurgiens est apparue, plus audacieux sans être téméraires; d’ailleurs ils ont profité des idées d’un autre chirurgien esthétique célèbre récemment disparu , le docteur Sam Hamra qui proposait un lifting plus profond sous le SMAS avec une approche bien décrite.
En tout cas personnellement je suis très heureux que mes idées qui ont pris forme à la fin du siècle dernier trouvent seulement maintenant leur application avec des résultats confondants de naturel et de qualité des résultats.
J’utilise donc bien sûr cette technique depuis toutes ces années et je l’ai décrite dans beaucoup de conférences et de congrès. J’utilise aussi une autre technique encore plus révolutionnaire, qui s’appelle le micro Smas lift, plus légère avec des suites opératoires minimalisées, mais implique aussi un travail sur le SMAS, qui permet d’opérer des patients encore jeunes présentant des déformations modérées de vieillissement; pour ces patients très demandeurs d’un geste efficace , léger mais pérenne de rajeunissement, on effectue ainsi un geste astucieux et simple de remise en tension de la peau et du SMAS du visage, ce qui permet de donner des résultats excellents qui ne nuisent pas au naturel de l’apparence.
En conclusion ces nouveaux liftings et notamment le “micro lift ” ont un bel avenir devant eux!
Vous avez lu cet article de magazine ? Non, pas celui qui vous fait culpabiliser de ne pas avoir de six-pack, mais celui sur cette dame de 76 ans qui a eu un lifting du visage spectaculaire. Un rajeunissement bluffant, comme si elle avait fait un aller-retour dans la DeLorean de Retour vers le futur (sans les cheveux électriques !). C’est le genre d’histoire qui nous fait nous poser la question existentielle : rajeunir à un âge avancé, est-ce vraiment raisonnable ?
La réponse, selon moi, c’est : “Et pourquoi pas ?!” Après tout, on n’a qu’une vie, et si on peut la vivre en se sentant bien dans sa peau (même si elle est un peu retendue), où est le mal ? Ce qui est fou, c’est que ce fameux lifting n’est pas une nouveauté. L’article parle d’une technique basée sur le SMAS (Système Musculo-Aponévrotique Superficiel) découverte il y a presque 50 ans par Vladimir Mitz et Martine Peyronie. C’est un peu comme si votre grand-mère vous révélait que la recette secrète de ses crêpes, que vous pensiez “révolutionnaire”, existait déjà depuis l’époque de Louis XIV. Sauf que là, on parle de chirurgie, pas de crêpes. Mais vous avez l’idée !
Le SMAS, ou le secret pour ne pas ressembler à une vieille chaussette
Imaginez que votre visage est un peu comme un lit défait après une nuit de sommeil agitée. La peau, c’est la couverture froissée. Le SMAS, c’est le matelas et les draps du dessous, la structure qui soutient tout. Pendant longtemps, on se contentait de retendre la couverture (la peau), ce qui donnait un résultat… comment dire… un peu tiré. L’impression que la personne avait été plaquée contre un mur par un TGV.
Mais grâce à Mitz et Peyronie, on a compris qu’il fallait agir en profondeur, sur le SMAS. C’est ce qu’on appelle le Deep Plane Lifting, une technique qui s’attaque à la structure du visage pour la remettre en place. Le résultat ? Un rajeunissement de 10 à 15 ans ! Pas une transformation radicale à la Michael Jackson, mais un coup de jeune qui vous donne l’air de revenir de deux mois de vacances aux Bahamas, pas d’un lifting.
Et ce n’est pas tout ! La magie de ces techniques “écologiques” (j’adore ce terme !) est qu’elles utilisent vos propres ressources pour vous donner un coup de jeune. On prend de la graisse ou une partie du SMAS pour l’utiliser comme un “filler” naturel. C’est un peu comme si on vous volait un peu de votre jeunesse pour vous la rendre, mais en mieux. On remonte les volumes qui se sont effondrés (parce que oui, avec l’âge, notre visage a tendance à s’effondrer, comme une vieille bâtisse). On améliore la luminosité de la face, comme si on avait réinstallé un éclairage au néon dans votre salon. C’est le lifting 2.0, et le résultat est juste… bluffant.

Sensationnalisme ou simple admiration ?
L’article de magazine est peut-être un peu sensationnaliste, mais c’est aussi un moyen de mettre en lumière ces nouvelles techniques. J’admire le travail des jeunes chirurgiens qui se sont lancés dans ces méthodes modernes. Ils obtiennent des résultats d’une efficacité incroyable. On ne peut qu’applaudir ! C’est un peu comme si vous voyiez un magicien faire disparaître un éléphant sur scène. Vous savez que c’est une illusion, mais vous ne pouvez pas vous empêcher d’admirer la virtuosité du tour.
Et ce n’est pas réservé aux femmes ! Les hommes aussi se lancent dans l’aventure. Souvent, ils commencent par quelque chose de plus “léger”, comme une opération des paupières, histoire de se familiariser avec l’idée. Puis, une fois qu’ils ont compris que le monde ne s’écroule pas et que leur virilité est toujours intacte, ils se lancent dans un lifting du visage. Et pour eux, il y a souvent un petit bonus : le lipolift, une opération pour se débarrasser de la graisse du cou et des bajoues. Bye-bye le double menton, bonjour la mâchoire de super-héros !
La question de l’âge : Y a-t-il une date de péremption pour la beauté ?
Non, la réponse est un non retentissant ! J’ai opéré des patientes de plus de 80 ans. L’âge n’est qu’un chiffre sur un passeport. Ce qui compte vraiment, c’est la qualité de leur perception psychologique et de leur mental. Ce sont souvent des personnes incroyablement actives, impliquées dans la vie, avec une énergie débordante qui ferait pâlir d’envie la moitié de la population des quarantenaires.
Et leur vie amoureuse ? Eh bien, elle est souvent bien plus trépidante que ce que la société pourrait imaginer. Le désir de plaire, de séduire, de se sentir bien dans sa peau ne disparaît pas avec les bougies sur le gâteau. C’est même une nécessité vitale ! On ne devrait pas juger les gens qui veulent continuer à se sentir jeunes, à désirer et à être désirés, même après 60 ans. À une époque où les réseaux sociaux nous font croire que la jeunesse est éternelle, notre état d’esprit reste souvent bloqué à 50 ans. Alors, pourquoi pas notre visage ?
Bien sûr, il y a des risques, comme pour toute opération. On ne va pas se le cacher. L’état de santé général, la vascularisation cérébrale, les problèmes de diabète ou de tabagisme peuvent compliquer les choses. Mais les techniques anesthésiques ont tellement progressé qu’on a l’impression d’être à l’ère de la science-fiction. Les opérations de rajeunissement ne durent que 4 heures en général. En quatre heures, on peut faire un lifting, des paupières, du front, et même rajeunir un nez qui a tendance à piquer du nez avec l’âge ! C’est un peu comme si on passait par un garage pour une mise au point complète, mais pour le visage.
Le dernier mot de l’éternel jeunot
Cet article de magazine est plus qu’un simple fait divers sur la chirurgie esthétique. Il met en lumière une tendance de fond de notre société. Certes, on peut trouver cela un peu superficiel, un peu égoïste, de vouloir lutter contre le temps qui passe. Mais imaginez l’impact que cela a sur le moral d’une personne qui se sent jeune à l’intérieur, mais qui ne le voit plus dans le miroir. La dépression guette, l’estime de soi s’effondre.
Le nombre de personnes qui ont recours à ces opérations ne cesse d’augmenter, et c’est un signe que la demande est là. Comme l’a dit le professeur Jean-Bernard : “Pourquoi pas la chirurgie esthétique ?“. Rajeunir, c’est possible. Il y a des gens qualifiés pour vous aider. Et si cela peut vous permettre de vous sentir bien dans votre peau et de vivre votre vie pleinement, alors, qu’est-ce qu’on attend ? À vous de jouer !
Le micro smas lift est une opération très intéressante qui a été décrite en 2014 par le docteur Vladimir Mitz, après qu’il ait découvert le SMAS( système musculo, aponévrotique, superficiel de la face), en 1976, dans un article publié dans plastic et reconstructive surgery journal.
Cette opération est un lifting composite du visage ou le chirurgien, soulève la peau et smas ensemble, qui ne sont pas détachés l’un de l’autre, avec des vecteurs composites: l’un l’vertical devant l’oreille et l’autre qui est un vecteur à 45° derrière l’oreille tendu vers la mastoïde, qui retend remarquablement le cou, car on agit sur la partie arrière du muscle peaucier du cou.
Cette opération combine les avantages des mini lift à petites cicatrices et une remise en tension l’ensemble du visage, car l’action sur le smas permet de repositionner les loges graisseuses profondes, notamment la loge graisseuse Sous malaire ce qui évite de transformer le visage par des greffes adipeuses à cet endroit.
Cette intervention peut être combinée facilement avec une opération de rajeunissement des paupières également avec un lipofilling mis en place au niveau du tour de la bouche, des lèvres, des sillons et des ridules qui forment le barre codes de la lèvre supérieure.
On a ainsi la possibilité de faire un rajeunissement global de la face y compris au niveau des volumes qui ont été perdus chez certains patients à cause de l’atrophie qui se produit du fait du vieillissement du visage.
En conclusion, une opération complexe, mais avec des suites simples, et qui peut se pratiquer sous anesthésie locale avec des suites, beaucoup moins impressionnantes que celles que l’on rencontrait .autrefois, au cours des liftings avec grand décollement cutané.
plis du cou ou cordes platysmales
par le docteur vladimir mitz, chirurgien esthétique à paris
Lorsque le cou vieillit, en plus de l’excédent de peau, des fanons verticaux ou cordes apparaissent: formant des plis du cou disgracieux, des cordes verticales surviennent: ces signes de vieillissement , plis du cou ou cordes platysmales, sont difficiles à traiter: malgré un lifting cervicofacial bien fait, les cordes platysmales peuvent récidiver!
Les plis du cou ou cordes platysmales témoignent d’une dégradation des vertèbres et de la colonne cervicale qui perd de sa rectitude, et se courbe; En réaction les muscles du cou se contractent;En arrière du cou, on ne voit rien; mais au devant apparaissent des cordes ou fanons, sous forme de plis disgracieux, parfois enrobés de tissus gras, pouvant former un cou de dindon; Ces déformations agacent les patients qui voient ainsi des signes génétiques parfois apparaitre, et des déformations difficiles à accepter.
Elles sont nommées cordes platysmales parce qu’elles sont constituées par les fibres musculaires du peaucier du cou, ou muscle PLATYSMA; c’est le muscle de la grimace, qui attire les coins de la bouche vers le bas, lors de la grimace;
De plus, de la graisse accumulée localement peut venir accentuer la déformation, créant alors un aspect très disgracieux en poche graisseuse flasque et tremblotante, que les petit enfants secouent en se moquant des personnes qui e, sont affublées!
En 1995, j’avais l’intuition que les plis du cou n’étaient pas liées à un simple relâchement musculaire, mais plutôt à une hypercontraction!
C’est ce que mon élève et billant assistant P.KNIPPER a démontré par des électromyogrammes; du coup, nous avons associé un traitement par botox de ces cordes, avec un protocole particulier, et avec succès!
Un article récent dans la prestigieuse revue PRS américaine dit la même chose sans nous citer!!
je signale nos travaux pour les lecteurs curieux et friands de la prééminence tricolore…
KNIPPER P., MITZ V., LEMERLE J.P.L. – Cervicoplastie expérimentale: correction de l’angle cervico-mentonnier par la suspension postéro-supérieure de l’os hyoïde. Etude sur vingt pièces de dissection anatomique. – Ann. Chir. Plast. Esthét., 1996, 41, n° 6.
Is it necessary to suture the platysma muscles on the midline to improve the cervical profile? An anatomic study using 20 cadavers.
Knipper P, Mitz V, Maladry D, Saad G.Ann Plast Surg. 1997 Dec;39(6):566-72.
*vous pouvez aussi vous référer, à propos des plis du cou et des cordes platysmalesn aux articles contenus dans mon google site dédié:https://sites.google.com/site/neckliftvladimirmitzcom/

le platysma du cou, dessin par vladimir mitz
Le lifting du visage et la restauration des volumes perdus de la face :
Le visage perd de son volume dans le temps: des études par IRM démontrent clairement ce processus inéluctable;Le lifting du visage et la restauration des volumes perdus de la face doivent donc être associés pour obtenir le meilleur résultat possible:
Y-a-til véritablement perte de volume des tissus faciaux?
La réponse est scientifiquement, oui; Même l’os perd en partie de son volume, sur des bilans radiographiques à longue échéance; Les tissus graisseux se résorbent chez certains patients, squeletisant le visage ou les orbites; le derme cutané s’atrophie, les fibres élastiques se fragmentent.
Dans d’autres cas, ce sont tissus gras qui prolifèrent, arrondissant la face, mais les autres structures s’amincissent néanmoins.
Associer le lifting et des armes modernes du rajeunissement chirurgical du visage, tel le lipofilling ou les augmentations réparatrices de volume grâce aux fillers stables tels l’acide hyaluronique très réticulé, sont devenu très efficaces et restaurent ainsi le naturel, tout en demeurant subtilement rajeunissants.
Le visage se creuse avec le temps dans certaines familles: au niveau des tempes, des orbites, des paupières, les joues perdent du volume;la peau s’affine, elles se marque de taches brunâtres, il semble que les structures osseuses perdent un peu de leur matrice calcaire.
Que peut on faire pour réparer ces pertes volumiques ?
Le principe est de réparer les structures en incorporant structure pour structure: greffe osseuse pour restaurer les pertes de volume osseux, adipocytes pour réparer les fontes de volume sous cutané; mais les greffes osseuses sont malaisées à effectuer, on substitue donc à l’os des implants en silicone, ou on pratique plusieurs couches de greffes dermograisseuses, car elles ont tendance à fondre au bout d’une seule application.
la restauration des volumes du visage en même temps qu’un lifting cervico facial a été envisagée et est même devenue ainsi un must au cours des opérations de rajeunissement de la face;
Depuis les années 1980, j’utilisais des fragments de SMAS ou des cellules dermograisseuses prélevées sur le patient au cours de l’opération pour étoffer les lèvres déficientes, les joues creuses ou les pommettes trop plates.J’avais présenté le “lifting volumétrique cervicofacial biplan” devant le grand chirurgien brésilien, Ivo Pitanguy, au cours d’un congrès brésilien à RIO de Janeiro!
Depuis, la restauration volumétrique par lipofilling a fait son chemin!
dans le journal américain “plastic et reconstructive surgery “du mois de juin 2014:
des auteurs (dont le texan Rod Rohrich)plaident de plus en plus pour la combinaison d’un lifting du visage associé à une restauration concomitante des volumes, qui chez certains patients, subissent une atrophie: le visage se creuse,et donne à voir une squelettisation de la face!
Les résultats présentés par cette équipe américaine confirment nos propres observations: pour obtenir un beau lifting cervico-facial, il ne suffit pas de remonter correctement les tissus ptosés, mais aussi de retrouver les rondeurs de la jeunesse heureuse; d’ailleurs, un chirurgien français plaidait déjà en faveur de cette attitude de remplissage, en réalisant des”baby-face”, dans les années 2000: le Dr M.BON!
A l’époque je plaidais pour un lifting biplan-donc remontant le SMAS au devant des pommettes-,associé à un repulpage léger des lèvres avec de bandelettes de SMAS,et un lipofilling(greffe de votre propre graisse)des sillons nasogéniens et des plis d’amertume;
Ci dessous un exemple de lifting volumétrique réussi:
La même patiente après lifting volumétrique, redrapage biplan, et lipofilling zygomatico-malaire et des lèvres
un lien vers le site futura sciences ou j’explique beaucoup de choses:https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-lifting-cervico-facial-avantages-inconvenients-dr-mitz-75319/

laurent terzieff âgé

laurent Terzieff jeune
La retouche après lifting du visage, dans les suites d’un premier lifting peu satisfaisant
La retouche en matière de lifting cervicofacial ou même de microlift interesse environ 5% des patients, à cause de la fracture invisible à l’oeil nu,des fibres élastiques du derme et du SMAS!
Peu d’opérations demandent autant de précision et de constance dans le résultat que le lifting cervico-facial, partiel ou total.
Les patientes sont extrêmement exigeantes en ce qui concerne la qualité et la stabilité des résultats.Mais la retouche fait partie des infos que l’on donne au cours des premières consultations , car elle doit toujours être envisagée pour parvenir au meilleur résultat possible!
pourquoi une retouche?
Toute détérioration qui peut survenir (entre 6 mois et 1 an après l’acte opératoire) rend les patientes insatisfaites, très en colère: elles exigent une réparation.
Ce d’autant plus qu’il y a un œdème post opératoire important ; elles se rendent bien compte que les tissus ont alors été distendus par l’œdème inattendu et inquiétant.
Elles craignent que le résultat ne sera pas aussi merveilleux que ce à quoi le chirurgien les avaient engagé à espérer ; elles sont demandeuses d’une reprise aussi rapide que possible, presque en urgence.
accepter une retouche?
pour les patientes insatisfaites, la retouche est quasiment exigée, mais son tarif fait peur!
Au demeurant, ipour nous chirurgiens, l faut être assez large dans ces indications de retouches ; on peut distinguer plusieurs types :
1- La retouche minime partielle : en fait une simple reprise des cicatrices qui sont distendues au niveau cervical, temporal, ou pré-auriculaire, avec un décollement cutané modéré.
2- Une reprise avec décollement cutané segmentaire étendu : soit au niveau des bajoues, soit au niveau du cou, voire les deux.
3- Une reprise totale avec réfection complète de l’opération et parfois adjonction d’un geste encore plus important sur le smas génio parotidien ou le plastysma.
L’indication de chacune de ces reprises doit être exposée, compte tenu de ce qui a été fait antérieurement, de la psychologie propre de la patiente, et aussi des possibilités financières qui résultent d’une négociation assez ardue.
En effet, pour les patientes, la retouche chirurgicale fait totalement partie de l’engagement du premier paiement, sorte de contrat à durée indéterminée.
comment évaluer le coût de la retouche?
Pour nous, entrent en ligne de compte d’autres facteurs :
– détérioration liée au mode de vie,
– mauvaise hygiène alimentaire,
– facteur génétique non contrôlable,
– exigence particulière de la patiente,
– vieillissement subit, inattendu et assez brutal.
Il n’y a donc pas de règle en ce qui concerne le montant financier à évaluer de la retouche chirurgicale; le fait de chiffrer des honoraires de retouche n’est pas scandaleux, mais sera expliqué et discuté en fonction de chaque cas particuler ,pour servir au mieux les intérêts réciproques..
Il est bien entendu que les frais de clinique et d’anesthésie doivent être payés par la patiente ; Mais les honoraires chirurgicaux doivent être calculés avec encore plus de tact et de mesure de façon à ne pas froisser la patiente et la conduire à aller consulter quelqu’un autre, qui aura beau jeu de médire du premier chirurgien ;
d’autre part il faut faire comprendre à la patiente qu’il y a néanmoins un risque ; seul l’argent à payer fera réfléchir, comme le disait notre maître Raymond VILAIN.
réussir la retouche?
C’est en général le cas: la reprise chirurgicale s’effectue en général entre 6 mois et 1 an après la première intervention; par conséquent, le chirurgien qui a analysé les causes de la distension post opératoire sur les tissus superficiels et le SMAS en profondeur, et aussi évélué les volumes à augmenter ou diminuer, ^parviendra en général à un excellent résultat.
Je n’ai pas eu à refaire de 3è retouche avant 10 ans sur les granfs liftings cervico-faciaux biplans.
