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Étiquette : chirurgie esthétique

avril 27, 2015
Plasties mammaires (suites opératoires)

Chirurgie esthétique Plasties mammaires (suites opératoires)

Vous venez d’être opérée d’une hypertrophie ou ptôse mammaire: en Chirurgie esthétique Plasties mammaires (suites opératoires) sont un chapitre important du fait de la fréquence de cette opération.
L’opération consiste à remodeler la peau et la glande pour les remettre dans une meilleure position et leur donner une forme plus avantageuse.
Il existe des cicatrices circulaires autour des aréoles,  verticale sous les aréoles et une courte cicatrice dans le sillon sous mammaire. Ces cicatrices vont progressivement s’atténuer.

Vous n’aurez que peu de douleurs à la fin de l’intervention car le pansement qui a été fait soutient parfaitement la poitrine.

quoique léger,il est perméable à l’air ,et efficace;
Le lendemain de votre opération un nouveau pansement pourra être éventuellement refait afin que vous puissiez avoir déjà la forme des seins opérés ; dans d’autres cas, un pansement compressif sera remis en place jusqu’au 6ème 7ème jour post-opératoire. A ce moment là vous devrez prévoir et ne pas oublier un soutien-gorge qui vous maintiendra bien la poitrine en place (il permet de comprimer la cicatrice ,par exemple un soutien-gorge de sport en lycra boutonnable par devant.)

Chirurgie esthétique Plasties mammaires (suites opératoires)J+7

Chirurgie esthétique Plasties mammaires (suites opératoires) après les premiers jours, les douleurs sont devenues minimes!
Les agrafes seront retirées  entre 7 et 14 jours post-opératoire ; il vous sera possible de vous doucher et de sécher les plaies au sèche cheveux tiède le jour même ainsi que les jours suivants.Un brumisateur d’eau fraîche fait aussi parfaitement l’affaire!
Vous aurez un deuxième rendez-vous de soin vers le 14ème jour où seront enlevés les derniers fils ; il est utile de porter un soutien-gorge  très léger jour et nuit pendant un mois.Puis à votre guise,car il faut érotiser l’entourage!
Vous verrez votre poitrine évoluer pendant les 3 mois qui suivent.
Les seins vont en effet, un peu retomber car, en fin d’intervention, ils ont été volontairement placés trop haut et ont un aspect un peu en « concorde » c’est à dire que le mamelon louche un peu vers le bas. Mais, ceci s’amende très rapidement, et en 3 mois votre sein va prendre une forme plus naturelle du fait de la pesanteur.

Chirurgie esthétique Plasties mammaires (suites opératoires) les mois suivants

La sensibilité des mamelons est diminuée pendant une période de 4 à 6 mois. Mais, vous pourrez exposer votre poitrine, sur le plan érotique, à partir de la fin du 1er mois.La symétrie se rétablit le plus souvent en 4 mois; la poitrine retombe un peu, reprenant un caractère plus naturel, moins projeté au pôle nord des seins !

Chirurgie esthétique Plasties mammaires (suites opératoires) et complications 

en post op immédiat,encore à la clinique,Une complication à redouter,

  1. un hématome expansif très important peut se constituer : le sein gonfle rapidement, devient très douloureux et saigne au-dessus du pansement. Dans ces conditions, il faut  appeler l’infirmière car une geste chirurgical peut s’avérer nécessaire :  cette complication survient dans les heures qui suivent l’opération, pendant l’hospitalisation. ,et impose une reprise bénigne en bloc opératoire;votre chirurgien sera appelé en urgence!Heureusement, cette complication est très rare et survient dans un cas sur 200.Plus tard après votre sortie, peuvent survenir:

2.Les petites complications qui peuvent survenir sont de 2 types : des petits hématomes bénins autour des mamelons et une impression de tension sur les seins ou des petites douleurs ou un petit suintement de la partie basse de la cicatrice.
Tous ces petits ennuis peuvent être facilement corrigés et ne nécessitent pas de ré-intervention urgente : il suffit d’appeler l’infirmière qui vous conseillera sur la meilleure conduite à tenir dans chaque cas.
3.Une  complication est à mentionner mais tout à fait exceptionnelle : c’est la nécrose du mamelon.
En effet, dans certains cas de gigantomastie par exemple, la chirurgie effectuée autour du mamelon peut entraîner des petits problèmes dans sa vascularisation. Des soins sont être nécessaires pendant une période de 6 semaines à 2 mois, tant que tous les mauvais tissus ne seront pas éliminés : une chirurgie secondaire peut être indiquée, permettant de reconstituer le mamelon.
Heureusement, avec notre technique, cette complication est absolument exceptionnelle.

4.L’infection locale ou diffusante reste toujours présente à l’esprit du patient et du chirurgien; il faut la prévenir(régime bas en sucre nourrissant les microbes, shoot antibiotique peropératoire)

Chirurgie esthétique Plasties mammaires (suites opératoires) à long terme, FAQ

  1. quand peut on bronzer les cicatrices?
    Vous pourrez faire bronzer vos cicatrices dès la 6ème semaine post-opératoire.
  2. comment vont évoluer les cicatrices ?
    En tout cas, dans les premières semaines post-opératoires les cicatrices sont nettes et minces et vont progressivement se modifier et devenir plus visibles, sensiblement plus grosse. Elles resteront ainsi pendant quelques mois. Pendant cette période, il faut que vous fassiez des massages : ces auto massages sont très importants pour réorganiser les cellules de la cicatrice, ils permettent d’aplanir et d’affiner la cicatrice.
    Considérez donc importants ces massages si vous voulez avoir les cicatrices les plus jolies possibles.
  3. la plastie mammaire est elle une opération au point?
    L’opération de plastie mammaire est particulièrement au point et vous donnera un bon résultat si elle est pratiquée dans de bonnes conditions tant médicales que psychologiques.
    Nous avons mis au point des opérations à cicatrices limitées (parfois réduites à la seule verticale  sousmammaire ou à la seule péri-aréolaire) qui pourront vous être proposées si votre cas le permet.
  4. à partir de quel âge se faire opérer?Un dernier conseil : plus jeune l’opération sera pratiquée, meilleur sera le résultat !car le bénéfice physique et psychique seront présents plus vite!

    Chirurgie esthétique Plasties mammaires (suites opératoires) 

une vidéo pour des explications sur la réduction  esthétique et fonctionnelle  de l’hypertrophie mammaire:

avril 27, 2015

après,aspect post opératoire

une opération chirurgicale bénigne permet de recoller les oreilles: avant

Chirurgie esthétique paris Oreilles décollées (suites opératoires)

Vous venez d’être opéré(e) des oreilles décollées.

L’opération a consisté, non seulement à les recoller de façon serrée mais également, à redessiner le pli cartilagineux qui s’appelle l’anthélix.

Le pansement qui est mis en place sera enlevé dès le lendemain de l’intervention.

Vos oreilles seront un peu rouges et la partie antérieure sera violacée du fait des ecchymoses qui se sont produites.

Des fils peuvent être apparents : vous pouvez les cacher dans les cheveux.

Les fils seront retirés au 10ème jour post-opératoire, s’ils ne sont pas résorbables.

Chirurgie esthétique paris Oreilles décollées (suites opératoires): douleurs ou suintement?

Si vous avez un peu mal après l’opération, ou s’il se produit une hémorragie ou un gros hématome, il est bon de revenir consulter. Sinon vous pouvez simplement mettre en place, la nuit, un bandeau « de tennis » qui plaquera vos oreilles de façon délicate. Ce bandeau peut être porté pendant 10 à 15 jours après l’intervention, mais n’a pas une utilité absolue. C’est toutefois une bonne précaution.

Chirurgie esthétique paris Oreilles décollées (suites opératoires): douche ou pas ?

Vous pouvez vous doucher les cheveux et les sécher au sèche cheveux tiède après le 5è jour, car la plaie est devenue étanche; sinon un peu d’eau courante  peut couler , et passer dans la plaie, avec un petit risque infectieux potentiel par captation d’eau en profondeur.

Après la douche, il n’est par nécessaire de frotter avec une serviette pour parvenir à l’assèchement.tamponnez simplement avec une serviette propre, ou à l’air tiède d’un séche cheveux; point n’est besoin d’appliquer de la betadine sur la plaie à c stade!

Chirurgie esthétique paris Oreilles décollées (suites opératoires); quelle évolution à prévoir?

Les oreilles vont se décoller un peu dans les deux mois qui vont suivre.

En effet, dès les jours qui suivent l’opération, vous remarquerez qu’elles sont extrêmement plaquées. Ceci est d’autant plus le cas chez les adultes. Car chez les enfants, le cartilage est souple, chez l’adulte il est un peu rigide : le chirurgien doit coller davantage les oreilles.

Ces oreilles peuvent se redécoller un peu, soit au niveau de la partie haute soit au niveau du lobule.

Dans certains cas rares, (5%),une petite retouche, 1 ans après, est nécessaire:elle peut s’effectuer sous anesthésie locale!

Cette opération est tout à fait bénigne et donne, en général, de grandes satisfactions. En tout cas, la cicatrice qui est derrière l’oreille, doit être surveillée et le nettoyage à l’intérieur de l’oreille doit être fait comme à l’accoutumé.

Chirurgie esthétique paris Oreilles décollées (suites opératoires);risques rares de cicatrice chéloide!

La seule crainte est l’apparition d’une cicatrice vicieuse derrière l’oreille:on l’appelle CHELOIDE, elle se traite par injection répétitive de corticoïdes in situ;

Heureusement cette éventualité est très rare!1 cas sur  400 environ!

Ainsi une petite opération chez l’enfant peut elle enlever un grand complexe!

voici une vidéo démonstrative:

avril 27, 2015
incisions discontinues dans la maladie de dupuytren
incisions discontinues dans la maladie de dupuytren

incisions de mitz dans la maladie de dupuytren

Chirurgie réparatrice main Maladie de Dupuytren (suites opératoires)

Vous venez d’être opéré(e) d’une maladie de Dupuytren:

c’ est une maladie bénigne où il se produit une rétraction des tissus situés entre la peau et les tendons de la main,mais aussi au niveau parfois de la plante des pieds,et très rarement au niveau du sexe masculin  .

Il ne s’agit absolument pas d’une lésion grave ou cancéreuse, mais d’un phénomène de rétraction le plus souvent d’origine congénitale ,exceptionnellement post-traumatique.

L’opération va consister au travers d’une incision, à extirper tout le tissu pathologique en évitant de faire des dégâts au niveau des nerfs, des tendons, et des vaisseaux sous-jacents.

Chirurgie réparatrice main Maladie de Dupuytren (suites opératoires): premier pansement 

Le pansement que vous avez au moment du réveil est destiné à comprimer doucement les éléments qui ont été décollés et opérés. Il vaut mieux garder le membre surélevé à peu près à la hauteur du cœur ; ce qui diminue le risque d’hématome post-opératoire.

Le premier pansement sera défait à la demande du chirurgien ; il se peut que se soit vers le 4ème ou le 5ème jour dans les cas précis ou il est nécessaire d’adapter et de mettre en place une attelle d’extension ; à ce moment là le kinésithérapeute mettra en place l’attelle qui permettra de tirer doucement sur votre doigt ; il faudra la porter d’une façon intermittente et discontinue, environ 2 ou 3 heures plus l’enlever et la remettre.

Chirurgie réparatrice main Maladie de Dupuytren (suites opératoires): attelle ou pas d’attelle?

Quelquefois le chirurgien juge nécessaire que l’attelle soit portée la nuit. Le port de cette attelle est intéressant pendant les deux mois qui suivent l’intervention car elle complète l’action du chirurgien qui ne peut aller libérer toutes les rétractions, notamment celles qui siègent au voisinage immédiat des articulations.

Chirurgie réparatrice main Maladie de Dupuytren (suites opératoires):une kinésithérapie spécialisée?

Dans le cas d’une opération d’une maladie Dupuytren simple, une rééducation simple, une rééducation douce peut être commencée en vous asseyant la main à plat sous les fesses.

Dès le 1er pansement, vous pourrez vous lavez les mains à l’eau du robinet et sécher les plaies au sèche-cheveux tiède. Il faudra examiner soigneusement la sensibilité au bout des doigts : vérifier si elle est conservée et si le doigt a bien rosi.

Si vous avez des douleurs ou des lancements, il faut avertir l’infirmière et le pansement sera enlevé plus tôt.

Les seuls petits risques sont concrétisés par un hématome qui reste enfermé dans la plaie, qu’il suffira de rouvrir un peu pour l’évacuer. Vous pourrez mettre de vaseline sur les croûtes pour aider à les faire tomber.

dans les cas sérieux et compliqués(raideurs persistantes, réapparition d’un crochet digital, douleurs, gêne professionnelle, surtout chez lez musiciens ou artistes manuels), une kinésithérapie spécialisée sera conseillée, car il y a aussi des spécialistes en rééducation de la main!

Chirurgie réparatrice main Maladie de Dupuytren (suites opératoires)et les risques de récidive?

Très variables d’un patient à l’autre, les risques de récidive de cette maladie génétiquement programmée sont réels; ils sont agravés par les micro-traumatismes professionnels dans la paume de la main, l’abus d’alcool et aussi par les stress neuro-sensoriels.

Chirurgie réparatrice main Maladie de Dupuytren (suites opératoires): vidéo de mes résultats:

voici une vidéo viméo intéressante:

maladie de Dupuytren, infos news par Vladimir Mitz from mitz vladimir on Vimeo.

 

avril 27, 2015
aspect d

Lipolift, degraissage du cou, liposuccion cou, lifting cou, cou gras, sont des des  déformations nécessitant des opérations fréquentes,associées au lifting cervico-favial biplan

lipolift avant

patiente au cou gras avant

la graisse enlevée est recueilliel

aspect de la graisse enlevée par lipolidt,150gr

aspect d'un lipolift après

patiente opérée d’un lipolift isolé

.

Vous vous réveillez d’un lipolift

Le but du lipolift est de parvenir à conjuguer 2 mécanismes d’action :
1 – Dégraisser la partie basse du visage au niveau des bajoues et du cou ;
2 – D’autre part utiliser les capacités de rétraction des tissus qui sont de l’ordre de 10 à 30% en fonction la qualité du réseau élastique dermique (effet lifting).

Une vidéo à voir:www.dailymotion.com/video/x3fm5hm

Ainsi, cette opération permet par l’intermédiaire d’une toute petite cicatrice située au devant de chaque oreille, et au niveau du creux du menton ( la partie la plus avancée du cou), de travailler sur toute la moitié inférieure du visage. En bas, le dégraissage se fait de façon très étendue, pratiquement jusqu’à la base du cou.

quelle anesthésie pour un lipolift ou dégraissage du cou?

Ce type d’intervention ne peut se faire que sous anesthésie locale potentialisée  ou anetnésie générale légère : l’anesthésiste injecte une drogue qui diminue l’anxiété et l’agitation ; ce qui permet au chirurgien de faire une anesthésie locale sans même que la patiente ne s’en rende compte. Une minime canule est alors introduite au niveau des zones concernées, et par une aspiration douce, les tissus graisseux sont progressivement retirés. Un maillage très rigoureux est nécessaire pour avoir une bonne homogénéité de la rétraction.

quels soins post-opératoires après un lipolift ou dégraissage du cou?

En post-opératoire, dans certains cas mais pas toujours, le port d’une contention élastique douce est utile de façon à obtenir une rétraction des tissus : Cette contention se fait essentiellement par le port d’un bandeau de tennis qui est placé en bandoulière autour du visage et du cou pour bien comprimer la région des bajoues. Mais rappelons-le, ce n’est pas toujours nécessaire.

Les suites post-opératoires peuvent être marquées par des hématomes parfois impressionnants mais rarement.

Dans 30 % des cas, les patientes sont à peine gonflées. A l’inverse, dans 1/3 des cas l’œdème est assez important.

quelle évolution après lipolift ou dégraissage du cou?

Le résultat de l’opération apparaît dès le lendemain matin puis à tendance à se dégrader dans la mesure où il y a une sécrétion;

Des petits points résorbables ou non sont mis sur les points d’entrées des canules. Leur ablation est utile entre 5 et 8 jours après l’intervention, sauf dans le cas de fils résorbables qui tomberont tout seul au bout qu’une quinzaine de jours. On peut considérer cette opération comme présentant un effet lifting réel à la partie basse du visage.

de lymphe et des hématomes qui reproduisent la déformation initiale. Puis, progressivement, le dégonflement se produit.

Vers 6 semaines  postop ,il y a même des petits risques de rétraction sous-cutanée avec des zones plus ou moins régulières et une sorte de capiton pour lequel, parfois des massages ou parfois une simple patience permettront d’obtenir une bonne amélioration finale.

Le résultat est considéré comme excellent et stable entre 2 et 4 mois après l’opération. Les suites post-opératoires sont également marquées par des douleurs très peu intenses, plutôt modérées.

quand faut-il envisager un lipolift ou liposuccion du cou?

Le lipolift est d’ailleurs très souvent pratiqué au cours d’un grand lifting cervico-facial, comme geste initial à l’intervention du lifting lui-même. Il contribue ainsi très efficacement à la qualité de la dissection sous-cutanée, et participe aux modalités de rétraction que le chirurgien souhaite pour obtenir un effet rajeunissant. De plus, la diminution des masses graisseuses au niveau du cou et des bajoues contribue efficacement à rétablir un visage plus juvénile.

 

Le lipolift est donc une opération tout à fait remarquable dont les effets ont été décrits depuis une vingtaine d’années grâce aux travaux d’ILLOUZ chirurgien français qui a inventé la méthode de liposuccion. Assez rapidement, elle a été appliquée au niveau du visage ; régulièrement ses bienfaits sont constatés chez de multiples patients très heureux d’avoir eu cette opération assez bénigne et très efficace.

les complications du lipolift ou dégraissage du cou:

Les complications du lipolift sont rares. En dehors des cas très rares d’infection à traiter par mise sous antibiotiques et drainage, on a signalé quelques cas de lésions du nerf mandibulaire qui est le nerf qui fait bouger la lèvre inférieure. Il s’agit d’une simple irritation du nerf qui ne peut être sectionné car les canules sont mousses et leur mouvement très régulier.

Le travail à la main est ainsi supérieur aux ultra sons où il y a un risque d’arrachage, notamment  lorsque l’on utilise des canules vibrantes. La récupération se fait en 6 semaines à 3 mois.

Une dernière complication est la patiente insatisfaite du résultat :

1 – soit parce que trop de graisse a été enlevée ce qui entraîne une rétraction trop importante des tissus des zones d’adhérences et un capiton de zones résiduelles. Dans ce cas, une reprise chirurgicale avec re-injection de graisse peut être proposée.

2 – soit par l’insuffisance de l’action chirurgicale : une asymétrie imposant une petite retouche chirurgicale qui en générale donnera satisfaction.

conclusion du lipolift ou dégraissage du cou

En définitif, le lipolift est une formidable opération, car c’est une opération bénigne qui donne un grand résultat, par de toutes petites cicatrices, ce qui est tout à fait typique des opérations modernes de la chirurgie esthétique.

avril 27, 2015

 une vidéo à voir:

https://youtu.be/44uvxTx7hxY

Chirurgie des bras obèses

Les brachioplasties sont des opérations devenues extrêmement fréquentes du fait des interventions destinées à provoquer un amaigrissement massif (opérations dites bariatriques).

Lorsque la patiente à maigri de 30 à 100 kilos environ, il se produit une détérioration des bras avec persistance « d’une saucisse graisseuse » située à l’arrière, et d’une peau qui devient très flasque, qui ballote au cours des mouvements.

Cet aspect disgracieux complexe considérablement les patientes qui en sont affectées.

 

Lifting  axillaire des bras,ou minibrachioplastie

voyez http://dai.ly/x4f0e9y

 

Il existe des déformations beaucoup plus discrètes, plus légères que l’on rencontre chez des femmes qui ont vieilli avec une peau qui est cassée : l’influence du soleil et du tabac peut jouer à ce niveau comme cela joue au niveau du visage.

La peau devient fine, flasque à la face interne des bras ; il n’y a pas réellement de boudin graisseux mais un excédent cutané qui crée un rideau cutané agité et disgracieux à l’intérieur des bras, de l’aisselle jusqu’au coude.

Il est possible par la chirurgie de remédier à ces problèmes.

 

CHIRURGIE ESTHÉTIQUE des BRAS

 

1 – Dans les formes les plus légères :  je pratique un lifting intra axillaire.
Il s’agit dans ces cas d’enlever la moitié ou les trois quart de la peau qui porte les glandes sudoripares et les poils de l’aisselle, afin de tirer toute la partie intérieure du bras vers le haut, comme si on remontait des collants aux membres inférieurs.

L’intérêt de ce procédé est que la cicatrice est complètement dissimulée à l’intérieur de l’aisselle mais son inconvénient est que l’on n’enlève pas de peau à la face interne du bras entre l’aisselle et le coude.

Le périmètre du bras n’est ainsi pas diminué.

Mais dans les formes légères, cette opération peut suffire ; elle peut même être recommencée un an après la première intervention, s’il y a une distension post-opératoire qui se produit, ce qui est survient dans 5% des cas.

2- Dans les formes importantes :

On associe à cette résection intra axillaire, l’ablation : (c’est à dire l’enlèvement) d’un fuseau de peau et de la graisse qui en est adjacente, ce qui crée une cicatrice entre l’aisselle et le coude.

 

CHIRURGIE ESTHÉTIQUE des bras:vilaines CICATRICES

 

Nous essayons de dissimuler cette cicatrice de façon à ce que, quand la patiente garde les bras le long du corps, cette cicatrice ne se voit ni en avant ni en arrière.

Evidemment lorsque la patiente soulève les bras, la cicatrice devient visible.

Cette cicatrice est bien souvent rouge et disgracieuse pendant un an.

Puis elle blanchit et disparaît quasiment complètement, donnant, l’aspect d’une simple vergeture peu visible.

Les résultats de cette opération qui combine la résection intra axillaire et la résection longitudinale le long de l’axe interne du bras sont généralement excellents.

Les soins post-opératoires consistent en fait à enlever le plus vite possible les pansements, une fois que les premières agrafes auront été retirées.

La patiente doit se doucher avec un brumisateur, puis simplement à la douche une fois que l’on est certain qu’il n’y a plus d’ouverture cicatricielle ou entre les points.

Le séchage se fait au séchoir à cheveux sur le tiède ou tout bonnement avec une serviette propre ;  des petits stéristrips sont placés pendant environ 6 semaines pour maintenir la cicatrice la plus fine possible.

Quand la cicatrice est hypertrophique voire à tendance chéloïdienne, il sera bon d’appliquer des patchs en silicone pour l’écraser.

Les mouvements sont gênés pendant une quinzaine de jours : la patiente peut écarter les bras jusqu’à la hauteur des épaules mais guère plus.

La liberté complète de mouvement se retrouve après 6 semaines à 2 mois sans qu’il y ait la nécessité de rééducation.

 

COMPLICATIONS DES BRACHIOPLASTIES

 

Les complications de cette opération sont l’hématome et l’infection, voire la désunion de la cicatrice et la cicatrice disgracieuse ou chéloïdienne.

Ces complications sont rares ; elles se manifestent sous forme de gonflement des tissus, de fièvre en cas d’infection et de suppuration.

Le traitement est purement infirmier, avec nettoyage, ablation des caillots de sang, traitement antibiotique au besoin après étude des germes en cause.

La cicatrisation seconde même s’il y a une petite ouverture, se fera sans trop de problème ; l’aspect final n’est pas aggravé notablement par une petite complication de ce type.

C’est pourquoi nous recommandons aux patientes qui souhaitent se faire opérer de bien maigrir avant l’intervention, ce qui va diminuer considérablement les risques de complications ultérieures.

Il s’agit d’une opération que l’on pratique à la face interne des deux bras en même temps ; en général on évite de combiner cette opération avec une autre, telle la résection de peau et de graisse à la face interne des cuisses, ou une dermolipectomie abdominale ; car plus l’anesthésie est courte et moins les gestes associés sont nombreux, meilleur sera le confort post-opératoire.

Dans le cadre d’une chirurgie post-bariatrique où il faut opérer chez une même patiente la face interne des bras, les seins, le ventre et l’intérieur des cuisses, voire pratiquer une liposuccion, l’idéal est de faire des opérations bien séparées de trois à quatre mois environ, pour obtenir des suites simples et des résultats extrêmement favorables en 1 an environ.

Rappellons que la chirurgie réparatrice des membres a Paris ,et en province,(ou dermolipectomie des membres)  est une opération qui peut être prise en charge par la sécurité sociale  apres entente préalable grâce à un formulaire spécial,quand elle est à visée réparatrice.

 

Docteur V. MITZ

avril 27, 2015
dessin vladimir mitz

Vous venez de subir l’ablation de la peau et de la graisse qui formait une saillie disgracieuse au niveau de votre fessier, ou de l’intérieur de la cuisse selon les cas.

Cette opération a permis de re-sculpter la fesse et le tour de la cuisse. Les points de suture qui ont été mis en place sont retirés progressivement en partie le 8ème jour et le restant vers le 15ème jour post-opératoire.

Parfois, nous mettons des fils résorbables en 15 jours environ. Au début, il sera difficile de vous mettre en position assise ; il vaut mieux être soit debout soit couchée.

Faites vous aider au besoin par une voisine ou par un membre de votre famille ou par une infirmière.

Vous pourrez faire vos besoins en écartant bien les cuisses : une échancrure pelvienne est pratiquée dans le pansement pour éviter son ablation les premiers jours.

Une toilette après les besoins est tout à fait nécessaire (douche puis séchoir à cheveux). Dès que le pansement sera enlevé vers le 3ème jour, votre vie va être bien plus facile. Vous pourrez dès lors vous doucher et sécher les plaies opératoires au sèche cheveux.

Tentez très progressivement de prendre une position assise, mais en étant très précautionneuse pour ne pas rompre les coutures.

Vous pouvez dormir dans la position qui vous convient mais noter que la position sur les côtés est tout à fait excellente pour éviter que les hématomes ne s’accumulent. Cette position est recommandée surtout en changeant de côté toutes les 3 ou 4 heures.

Il n’y a pas de risque de douleurs intenses, mais si vous avez une douleur qui lance, notamment la nuit, appelez l’infirmière, il peut s’agir d’un hématome qui s’est collecté.

En général, un petit pansement suffira à traiter ce problème mais il est possible qu’une évacuation chirurgicale apparaisse souhaitable. Ceci reste tout à fait rare.

Lorsque les derniers fils ou agrafes seront enlevés vers le 21ème jour, vous pourrez pratiquement vivre normalement.

Il se peut que des bleus coexistent dans les zones ou une aspiration complémentaire aura été pratiquée.

Après 6 semaines, toutes les activités normales sont autorisées y compris le sport et la natation.

Les cicatrices vont rougir progressivement vers le 3ème ou le 4ème mois, parfois s’écarter un peu.

Elles ne seront très jolies qu’au bout d’un ou deux ans et en général ; vous pourrez les cacher assez aisément car la partie interne de la cicatrice est dans le sillon de la fesse et la partie externe sera recouverte par le maillot.

S’il existait la moindre anomalie au niveau de la cicatrice, prévenez-nous.

Il sera alors possible sous anesthésie locale, de faire une petite retouche.

Il se peut également, que des petites saillies disgracieuses persistent et correspondent à l’accumulation de graisse qui s’est cloisonnée en post-opératoire.

Dans ce cas, un petit geste chirurgical par aspiration sous anesthésie locale pourra se révéler intéressant.

N’hésitez pas à revenir consulter car ces opérations ne mettent absolument pas votre vie en danger et sont assez délicates sur le plan technique : il vaut mieux que le chirurgien prudent puisse vous faire une retouche discrète plutôt qu’une ablation trop importante avec séquelles qui peuvent être graves.

Cette opération permet de réaliser un véritable tour de la fesse et de la cuisse, parfois de la face interne de la cuisse.

Bien que les cicatrices importantes en soient la rançon, le résultat obtenu est un galbe très satisfaisant et une remontée du « collant » cutané qui était écroulé.

Cette intervention permet parfois de corriger certains désastres liés à des liposuccions exagérées avec aspect en « tôle ondulée » insupportable.

L’association à une résection cutanée au niveau des hanches réalise alors un « BODY LIFT »,avec cicatrice circulaire autour de votre corps.

avril 27, 2015

LES LIFTINGS ET SES VARIANTES

 

L’opération de lifting consiste à rajeunir l’apparence du visage par une opération combinant à la fois une remise en tension de la peau, des structures sous cutanées et notamment du Système Musculo Aponévrotique Superficiel ( SMAS) de la face.

 

Il est possible pendant l’opération de faire un rajeunissement global du visage au niveau de la région des paupières par une blépharoplastie supérieure et inférieure, un rajeunissement frontal soit par voie endoscopique ou par ruginage des muscles ou par injection de Botox ; également des remplissages de la région des sillons naso-géniens, des lèvres supérieures et inférieures, au niveau de la zone muqueuse mais aussi au niveau de la lèvre blanche.

 

Il s’agit donc d’une opération assez complexe dans son organisation et dans sa pratique, qui doit tenir compte d’une part de la réalité des déformations constatées, de la vitesse du vieillissement, de la qualité des téguments, mais aussi de ce que la patiente désire : c’est l’élément qui sera déterminant.

 

En fonction de l’âge et des déformations, il est possible de combiner un certain nombre d’interventions ou de n’en faire que certaines composantes.

 

Très souvent les patients demandent une amélioration au niveau de la région du cou qui est empâté, gras, avec une peau distendue.

 

Or, les réparations « isolées » au niveau de la région cervicale imposent néanmoins la remise en tension du visage vers le haut : ce vecteur vertical est fondamental pour pouvoir soutenir le cou qui s’écroule progressivement.

 

Par contre, les opérations de re-tension de la partie haute du visage peuvent se faire isolément : lifting temporal ou lifting facial supérieur ; l’intérêt de ces liftings partiels est de ne s’adresser qu’à une partie du visage qui est vieilli, ce qui peut se voir chez les patients assez jeunes qui ont une déformation débutante, encore peu marquée.

 

C’est pourquoi l’analyse attentive du chirurgien examinant le patient est tellement importante.

 

Je m’aide de photographies pré opératoires, de photographies très anciennes à titre comparatif, d’une éventuelle situation de l’état familial : si la patiente ressemble à un membre de sa famille, ces déformations seront très certainement correspondantes.

 

L’opération de lifting est lourde et chère. Lourde parce que minutieuse et longue, chère parce que c’est l’opération « reine » de notre spécialité.

 

Elle prend du temps et impose beaucoup de minutie.

Les complications des liftings peuvent être nombreuses entre des mains inexpérimentées, plus rares entre des mains confirmées.

 

La survenue d’hématomes ou de paralysie est très rare.

Les paralysies faciales ne se voient qu’exceptionnellement et sont transitoires, surtout entre des mains qui ont l’habitude de l’intervention.

 

Une dégradation précoce peut par contre se produire entre 6 mois et 1 an après l’opération, à cause d’une qualité désastreuse de la qualité de la peau qui peut être vieillie par le soleil ou le tabac, ce qui entraîne une rupture des fibres élastiques.

 

Lorsque ce phénomène détesté se produit, une retouche à 1 an avec un tarif réduit est possible.

 

En tout cas, l’opération de lifting est une opération merveilleuse à deux conditions :

 

1° Personne ne doit s’apercevoir qu’une opération de rajeunissement a été faite ! Ce qui impose des cicatrices bien cachées et des vecteurs parfaitement adaptés, pour ne pas créer de distorsion ou de déformation.

2° Que la patiente accepte l’idée que l’amélioration après l’opération est progressive ; le maximum de résultat post-opératoire est obtenu entre 2 et 4 mois après l’intervention, en fonction du type de peau ou de la présence ou non d’hématome ou de petites rétractions post-opératoires qui peuvent survenir.

 

C’est certainement l’opération la plus angoissante pour le patient, celle qui exige plus de doigté, d’expérience et même d’humanité de la part du chirurgien.

 

C’est aussi celle qui coûte le plus cher ! Mais rajeunir de 10 ans en 3 heures reste une merveilleuse aventure que je suis prêt à suivre.

avril 26, 2015

Par le docteur Vladimir MITZ

S’il est une opération où il faut réussir du premier coup, c’est bien celle de l’augmentation mammaire !

En effet, cette opération d’augmentation des seins (relativement onéreuse) fait espérer aux patientes un résultat magique :

Le bon résultat d’une augmentation mammaire doit être immédiat, durable, et conforme aux attentes de la patiente par rapport aux explications qu’elle a reçu en pré-opératoire.

Or, ce n’est pas une opération facile :

Il convient en permanence de limiter les causes d’insatisfaction ou d’insuccès, voire d’erreur, qu’elle soit technique ou qu’elle soit non prévue, même pas signalée dans l’information pré opératoire.

historique

voici bien longtemps que les femmes aux petits seins rêvent d’une augmentation mammaire miraculeuse! Si l’implantation ancienne de boules en ivoire a été abandonnée très vite, d’autres procédés ont été utilisés avec des fortunes plutôt mauvaises: spaghettis de polyéthylène, fragments de derme déspécifié, lipomes recueillis ailleurs sur le corps…

Il a fallu attendre  le 20è siècle pour que l’idée de remplir de trop petits seins avec des membranes élastiques remplies de sérum physiologique marque un réel progrès: ce fut l’idée de l’inventif Dr Arion, fondateur d’une célèbre et toujours active marque de prothèses mammaires françaises!

mais l’augmentation mammaire a réellement pris son essor avec l’introduction de prothèses dont la paroi était en silicone: l’idée en revient aux américains Ger et Cronin, le premier ayant remarqué que les poches de transfusion sanguine étaient nouvellement protégées par des membranes en un nouveau matériau: la silicone!

Ces prothèses historiques en paroi silicone et remplies de gel de silicone  ont perduré pendant plus de 30 ans chez  les premières femmes ayant subi une augmentation mammaire esthétique…

Mais à long terme elles avaient tendance à donner des coques très dures, calcifiées, d’autant que Cronin leur avait adjoint un patch de dacron collant sur la face arrière, pour que ces prothèses collent aux tissus et ne s’échapassent pas!

Le taux de coques était élevé après augmentation des seins par cette méthode: près de 20% des cas; les progrès immenses des prothèses contemporaines, par la purification chimique des composants siliconés et une micro texturation de la paroi, ont abaissé le taux de coques post opératoires à moins de 2%!

les différents positionnements des prothèses mammaires

pour pouvoir comprendre les ennuis post opératoires, il faut réaliser que le chirurgien esthétique peut placer les implants de 3 manières différentes:

1)derrière la glande mammaire, ce qui est la position idéale; encore faut il qu’il existe des tissus de recouvrement satisfaisants, assez denses et épais; sinon les implants deviennent visibles, avec la formation de vagues et et des bords évidents; un lipofilling d’épaississement peut aider; sinon , il faudra placer les prothèses en rétro musculaire…

2)derrière le muscle pectoral: cette solution  a l’avantage de camoufler les prothèses derrière un rideau musculaire, et donc amoindrir sa visibilité en cas de glande mince et de peau maigre; mais l’inconvénient est que les prothèses vont bouger du fait de la contraction musculaire, parfois de façon comique pendant les exercices de gymnastique! Cette déformation s’atténue avec le temps, mais  elle peut préoccuper des patientes perfectionnistes.

de plus le placement des implants en rétro musculaire est douloureux pendant plusieurs jours, et ces implants peuvent demeurer très écartés à cause de l’action des fibres musculaires qui les repoussent sur les côtés;

3) »le dual plan »

Il s’agit de combiner les 2 techniques: les implants sont rétro musculaires dans leur pôle nord; et sous glandulaires ou sous cutanées dans leur pôle sud; Cette technique qui parait astucieuse expose en réalité à des déboires à moyen et long terme car elle peut associer les inconvénient, des 2 méthodes!!

Nous distinguerons quatre types de retouches qui nous paraissent être les plus fréquemment en cause :

1) : La mal façon immédiate, ou l’infection post opératoire

2) : L’apparition d’anomalies mammaires à type de vagues ou de coques moins fréquentes actuellement

3) L’insatisfaction à distance de l’opération mais pendant la période où les prothèses elles-mêmes sont encore parfaitement conservées et en bon état : exemple, une asymétrie mammaire persistante malgré une opération correctement pratiquée

4)le lymphome à grandes cellules, tumeur exceptionnelle liée à certains types de prothèses

1- les retouches précoces pré-opératoires :

En dehors des hématomes géants qui imposent une ré-intervention immédiate, les causes principales d’insatisfaction proviennent d’une mal-position des prothèses.

A cet égard il faut préciser que la technique qui (actuellement) me paraît la mieux adaptée aux patientes qui présentent des seins petits mais néanmoins existants est l’implantation des prothèses par voie axillaire rétro glandulaire et pré musculaire.

En cas de malposition manifeste, une réintervention doit être programmée rapidement;

En cad d’infection grave et profonde autour de la prothèse (biofilm!), la réintervention est souvent nécessaire avec parfois malheureusement un temps de dépose de l’implant, puis sa réintroduction après 4 mois.

2)  L’apparition d’anomalies mammaires à type de vagues ou de coques :

La remise en place de prothèses plus denses , plus volumineuses, et mieux remplies peut aider si des vagues apparaissent; parfois un changement de placement des implants en rétromusculaire pectoral sera la solution avec addition de lipofilling de remplissage autour de l’implant

3) L’insatisfaction à distance de l’opération :

elle peut provenir d’une asymétrie résiduelle intolérable, à corriger par changement d’implant:; un changement subit de la forme de l’implant peut être lié à une rotation de l’implant(la face avant passe en arrière, ou un implant anatomique a son bas qui se place en haut); une correction simple par manoeuvres externes peut être tentée en consultation  et réussit le plus souvent!

voyez la vidéo expliquant la manoeuvre de retournement des prothèses:    copiez dans votre moteur de recherche:http://dai.ly/x19y763

4) Une cause rare et sérieuse  de retouche nécessaire est l’apparition d’un lymphome  anaplasique à grandes cellules post opératoire tardif(LAGC)

il résulte d’une réaction cancéreuse à bas bruit à l’enveloppe siliconée de certains implants; la membrane qui entoure le gel peut être structurée de 3 façons différentes:

  • une membrane lisse , non attaquée par des produits de texturation: risque infime de lymphome!
  • une membrane filamenteuse , imitant les excroissances des couches de polyuréthane parfois employées par certains chirurgiens; ces membranes se brisent et sembleraient favoriser le LAGC
  • une membrane micro texturée, veloutée sans excroissances  qui comporte un risque très faible de LAGC; c’est mon choix favori pour une augmentation mammaire!+++

    Les signes évocateurs de LAGC  après augmentation mammaire datant de plusieurs années sont un accroissement du volume d’un sein ou des deux, l’apparition de zones dures périphériques; une écho et mammographie des  seins confirment  la présence de liquide autour des prothèses; une  ré-intervention est nécessaire pour explorer, vider le liquide, enlever l’ implant et la coque périprothètique,  et procéder à une analyse histologique de la paroi; si confirmation du LAGC il y a, un traitement chimiothérapique complémentaire sera prescrit, conduisant à la guérison dans la majorité des cas.

Heureusement ce scénario est absolument exceptionnel en matière d’augmentation mammaire; mais cela suffit pour que le suivi des patientes soit assidu et précis; nous attendons un registre national des patientes porteuses d’implants mammaires;

après les scandales PIP( le fabricant remplissait certaines prothèses avec un gel de silicone industriel, non médical!), celui des prothèses au gel trop fluide qui dissolvait les membranes protectrices dans les années 1998- ce qui avait conduit à proscrire les implants remplis de gel au profit d’implants gonflés au sérum physiologique(mais qui peuvent alors se dégonfler brutalement!), le temps semble venu d’une certaine confiance et paisibilité en ce qui concerne la technologie au point des prothèses mammaires contemporaines!

en conclusion, paix sur l’augmentation mammaire  aujourd’hui ; des progrès sont encore à prévoir; certains fabricants proposent des implants plus légers, adaptant une technologie de  l’aérospatiale pour remplir le gel de silicone de billes ultra légères; Mais prudence aussi, une technologie sûre vaut mieux que des expériences parfois désastreuses à long terme!

en tout cas , si insatisfaction il y a , une retouche s’imposera…peut être, car il faut toujours peser le bénéfice risque en matière d’augmentation mammaire.

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avril 26, 2015

Très important!

comment se passent les suites es principales opérations que je pratique,

plutôt bien dans l’ensemble, très heureusement; j’ai tenté d simplifier au maximum la gestion des suites opératoires ; les suites opératoires habituelles sont décrites dans les chapitres associés correspondants!

cliquez sur le chapitre qui vous intéresse dans le moteur de recherche du site!

 

avril 26, 2015

CHIRURGIE MAMMAIRE REPARATRICE APRES CANCER DU SEIN.
Dr V.MITZ

pourquoi des photos avant après en matière de reconstruction du sein après cancer?

mais parce que les patientes qui ont subi la grave mutilation qu’est une mastectomie, ou qui vont la subir, veulent savoir quelles sont les possibilités réelles de réparations possibles…
Raymond Vilain avait distingué les problèmes du sein bénin, du sein malin et du sein Vilain. Aujourd’hui, la chirurgie du sein malin après l’ablation du cancer doit aboutir à un sein joli.
Ce type de reconstruction est, dans note esprit, nécessairement entouré d’une préoccupation majeure : la chirurgie doit rester sobre : elle doit aboutir à un résultat esthétique et rester efficace longtemps.
Dans les pires des cas, à la suite de l’ablation majeure de tissus (peau et muscle pectoral), il faudrait qu’en neuf mois (c’est-à-dire le temps d’une grossesse), la réparation puisse être complète. Ceci n’est pas toujours possible.
En effet, si dans la majorité des cas, la chirurgie d’exérèse du cancer se fait d’une façon complète et permet d’éviter la radiothérapie, dans d’autres cas il peut subsister une radiodermite ou des invasions tumorales par métastases cutanées qui rendent la chirurgie d’exérèse pris réparation particulièrement délicates.

Si l’on ajoute à ces problèmes le fait qu’il y a actuellement une certaine pression sociétale à pratiquer des reconstructions en un temps, le lecteur comprendra la grande diversité des techniques qui s’offrent aujourd’hui et pour lesquelles il nous paraît opportun de faire une mise au point.
LES DIFFÉRENTES SITUATIONS PRATIQUES
Les bon cas
prenons pour

exemple en matière de reconstruction du sein les séquelles consécutives à l’ablation du sein par la technique de Patey.
L’ablation de Patey résulte en une cicatrice horizontale.

La glande mammaire est enlevée avec la peau et le feuillet aponévrotique antérieur du muscle pectoral, qui est respecté.

La reconstruction est ici assez facile : à supposer que le sein contro-latéral soit satisfaisant, la reconstruction comportera deux temps, chacun séparé d’environ quatre mois :

utilisation d’une prothèse siliconée rétro-musculaire, plus rarement pré-musculaire
Dans le premier temps, on mettra en place une prothèse en silicone gel qui sera glissée en arrière du muscle pectoral, en utilisant comme voie d’abord la partie latérale de la cicatrice ; celle-ci devra être excisée pour contrôle histologique :

certains collègues américains ont même acté le choix d’implants siliconés en pré-musculaire quand les tissus de couverture étaient de bonne qualité; ceci évite bien des douleurs liées à la désinsertion du muscle pectoral des côtes d’attache, et évite d’avoir un implant trop haut et écarté de la ligne médiane.
Trois mois après, la plaque aréolo-mamelonnaire sera reconstruite en utilisant une greffe de peau totale dans la région inguino-crurale. Le mamelon lui-même sera refait par transfert composé d’un tiers du mamelon sain controlatéral. Il n’y aura pas de déficit préjudiciable au niveau du prélèvement aréolaire.C’est une excellente technique que j’ai mise au point dans les années 1990 dans le service du Pr Vilain.
– Parfois un décollement de peau abdominale gagnera de l’étoffe cutanée et permettra de refaire un sillon sous-mammaire, en remontant les tissus sous mammaire, dans la direction inverse d’une plastie abdominale..

la reconstruction par prothèse mammaire silicone donne un joli galbe érotique!

A condition de pouvoir mettre en place des implants à profil haut, et éventuellement de parfaire la grâce du sein reconstruit par des greffes dermo-graisseuses(encore appelées lipofilling).

Bien entendu, le sein sain contro-latéral sera symétrisé au cours e la première opération de réparation, ou lors de la réfection secondaire de la plaque aréolo-mamelonnaire.
Ces reconstructions donnent des seins parfaitement acceptables au niveau de leur symétrie : si ce n’était la cicatrice, on ne pourrait même pas deviner qu’il s’agit d’une chirurgie après cancer du sein. Les patientes sont en général très satisfaites physiquement et psychologiquement.

Reconstruire un sein après cancer expose t il à un risque accru de récidive?

La reconstruction du sein ne fait absolument pas courir de risque de récidive du cancer.
Toutes les études statistiques ont montré l’innocuité de ces méthodes de reconstruction en ce qui concerne la reviviscence d’un cancer.
Parfois il existe une ptôse contro-latérale ou une hypertrophie mammaire contro-latérale.Nous avons mentionné l’intérêt d’une symétrisation aussi précoce qu possible;

Dans ce cas, il y aura également deux temps opératoires.
Le premier temps comporte la mise en place d’une prothèse du côté ex-cancéreux, et la plastie du sein hypertrophique ou ptôsique qui est sain. Quatre mois après, on reconstruira la plaque aréolo-mamelonnaire selon la même technique que ci-dessus.

En cas de cancer du sein bilatéral

Lorsqu »il existe une amputation mammaire bilatérale selon la technique de Patey, à cause d’un cancer bilatéral, une reconstruction simultanée des deux seins pourra être effectuée sans problème.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, une reconstruction bilatérale donne les seins les plus symétriques. Il est possible de mettre en place une prothèse assez volumineuse (entre 340 et 380cc) qui est glissée contre la paroi thoracique.
Le galbe étant obtenu, trois à quatre mois plus tard, il suffira de refaire les plaques aréolo-mamelonnaires par une greffe de peau totale inguino-crurale et en prélevant un petit fragment de greffe composée de lobule de l’oreille. Il sera ainsi possible de refaire complètement une aréole satisfaisante.Le tatouage me semble moins esthétique que ces reconstructions fines, chirurgicales, mais en 3D et avec un aspect tissulaire plus proche d’un mamelon normal!

lobule de l'oreille

prélèvement du lobule de l’oreille qui fera un très joli mamelon

joli aspect du lobule de l'oreille refaisant un mamelon

résultat greffe de lobule

Nous préférons faire ces reconstructions à l’aide d’éléments tissulaires qui donnent une aréole un peu plate sans le relief habituel d’une aréole normale, mais en évitant les tatouages ou les faux semblants trop médiocres quant à leur résultats esthétiques.
Les séquelles de tumorectomies déformantes.
Un certain nombre de chirurgiens pratiquent des tumorectomies de façon à conserver un sein à la patiente en lui

promettant d’ailleurs ce qu’ils n’arrivent pas toujours à obtenir : c’est que le sein restera joli après une tumorectomie importante du tiers ou la moitié du sein. Nous n’avons guère vu de quadrandectomies ou d’hémirésections mammaires donner des séquelles esthétiques satisfaisantes, lorsqu’on laisse le sein en l’état. Dans ces cas, la reconstruction peut être assez difficile : les patientes sont souvent déçues des résultats.
Le principe fait appel bien entendu à la mise en place de prothèses en silicone gel. Ces silicones n’ont pas une capacité de s’adapter à toutes les déformations : la forme et la consistance du parenchyme mammaire normal sont extrêmement variables d’une patiente à l’autre. Or, nous ne disposons que de quelques types de prothèses, dont la consistance du gel reste toujours à peu près égale, assez stéréotypée. Ainsi, les tumorectomies peuvent poser de redoutables difficultés de reconstruction.
Une bonne solution actuelle est représentée par le lipofiling ou autogreffe de sa propre graisse : mais il faudra s’y reprendre 2 à 3 fois car à chaque fois seulement 30% des adipocytes greffés survivent !

La chirurgie oncoplastique est une nouvelle possibilité thérapeutique

C’est un nouveau concept qui consiste à associer dès le départ l’ablation des tissus cancéreux, inscrite dans design d’ une chirurgie esthétique de plastie mammaire de réduction

elle ambitionne d’enlever le cancer du sein en même temps qu’on pratique une plastie mammaire de réduction : on associe des techniques de chirurgie plastique et esthétique, afin de retirer la tumeur maligne tout en construisant un sein au galbe satisfaisant.

Les grandes pertes de substance thoracique postopératoires ou les séquelles de l’opération de Halstedt.

ces opérations étaient pratiquées autrefois et exposaient à des mutilations thoraciques injustifiées; de plus si radiothérapie il y avait, les gros bras et radiodermites thoraco-axillaires venaient compliquer les cas et alourdir encore les séquelles à moyen et long terme, obérant gravement la vie des patientes mutilées!
Dans ces cas, il n’y a pas de reconstruction immédiate possible.
Il est nécessaire de faire un resurfaçage thoracique préalable. Ce resurfaçage a pour ambition de refaire non seulement l’étoffe cutanée mais également de refaire le retapissage musculaire du thorax. On peut faire appel à deux types de techniques :
Le lambeau de grand dorsal, qui est maintenant bien connu ;

il consiste à transposer vers l’avant le muscle grand dorsal surélevé par un ilot cutané. C’est une superbe opération

qui avait déjà été décrite au début du siècle par Tanzini, remise à l’ordre par Olivari en 1972. Ce lambeau permet aussi bien de redonner une étoffe cutanée que de refaire le muscle manquant.

Il n’est possible que si le nerf du grand dorsal n’a pas été sectionné on irradié et que si le muscle garde une certaine consistance.
Lorsque la paroi thoracique aura été ré surfacée, on pourra se retrouver dans le cas précédent et refaire une reconstruction en deux temps.
Finalement, il faut neuf mois pour refaire totalement un sein et une poitrine à peu près symétrique chez une patiente ayant subi une chirurgie d’exérèse très importante.
Les lambeaux de peau abdominale pédiculés sur le grand droit visant à reconstruire un sein sans prothèse.
C’est ce que les Américains appellent la technique du TRAM. Il s’agit d’opérations assez importantes pour lesquelles l’ambition est de transposer toute la paroi abdominale sous-ombilicale, recouverte de la peau qui est excédentaire vers le thorax.
Son utilisation repose sur la permanence tissulaire des artères épigastriques. Pour des raisons de sécurité on a tendance à prendre non plus un seul muscle grand droit mais les deux muscles droits : parfois, il faut des lambeaux libres avec des anastomoses vasculaires, notamment de décharge veineuse.
C’est une opération très importante dont la durée, même pour un opérateur entrainé est d’environ deux heures et demie. Elle est assez lourde et ne s’adresse que dans les cas ou il existe un excédent cutané abdominal et lorsque la patiente préfère avoir un sein reconstruit mais ptôsique, ressemblant au sein sain.

C’est une technique que nous ne faisons guère dans notre pratique, mais nous la considérons à connaitre en cas de défaite de toutes les autres techniques ou comme rattrapage quant il n’y a pas de lambeau de grand dorsal possible.
Le DIEP ou lambeau microchirurgical de peau du ventre sans abimer les muscles : c’est une variante ultramoderne de la technique du TRAM : on prélève les rameaux perforants artériels en respectant les fibres musculaires. Un remodelage secondaire du lambeau sera souvent nécessaire.
Les lambeaux inhabituels prélevés sont greffés par microchirurgie :

lambeaux de fesse, de cuisse, des flancs : techniques plus rares mais possibles.
Les séquelles de la radiothérapie.
Lorsque la radiothérapie vient d’être faire, rien n’est possible ; il faut que les tissus s’assouplissent et qu’une période d’environ six mois soit écoulée pour que l’on puisse envisager une possibilité thérapeutique. Il n’y a pas tellement d’intérêt, dans ces cas à utiliser des expandeurs de façon à dilater la peau car la peau expansée a progressivement tendance à se contracter secondairement.
Il existe souvent des infections, des expositions des prothèses qui ulcèrent la peau irradiée. Lorsqu’on a impression que les tissus se sont un peu assouplis, on pourra utiliser des techniques faisant essentiellement appel à des lambeaux.

En cas de radiothérapie ancienne avec, parfois, des radiodystrophies (télangiectasies, petites ulcérations, peau rougeâtre et atrophique…), il devient indispensable de recourir à des lambeaux. Si le lambeau de grand dorsal est possible, il aura notre préférence. Sinon, on pratiquera des lambeaux de grand droit abdominal.
Des lipofilings préparatoires peuvent améliorer la trophicité locale ! : dans certains cas de resurfaçage présternal très important, le recours au lambeau de grand épiplon pédiculé (technique de Kiricuta) devra être utilisé. Le gros problème, que nous avons rencontre dans une série d’une quinzaine de cas depuis dix ans, est qu’il existe très souvent des cellules cancéreuses qui sont piégées et qui peuvent se dissimuler dans le fond des tissus scléreux.

L’histologie systématique des pièces d’exérèse des radiodystrophies a montré la présence assez fréquente de ces cellules et même 8% de cancers radio-induits.
LA PLACE DE LA RECONSTRUCTION MAMMAIRE D’EMBLEE
Il s’agit d’un programme très intéressant : toute patiente qui subit l’ablation d’un cancer par un chirurgien généraliste peut, le jour même, bénéficier d’une reconstruction par un chirurgien plasticien présent. Celui-ci doit, non seulement fermer joliment la plaie mais éventuellement, essayer de refaire un galbe. Si l’attitude théorique est très alléchante, il faut bien admettre que les résultats de cette méthode ne justifient pas leur appellation de reconstruction d’emblée car, il est pratiquement impossible de mettre une prothèse de bonne taille sous une plaie qui vient d’être refermée.
Les études récentes ont montré qu’il fallait mettre en place un expandeur qui permettra progressivement de dilater la peau et qui secondairement devra être remplacé par une prothèse définitive et par la reconstruction du mamelon en deux temps.
Cette reconstruction en un temps est donc exceptionnellement possible d’emblée : finalement, on se retrouve dans le cas initial, c’est-à-dire une simple reconstruction en deux temps nécessitant un minimum de trois mois de délai.
La place des expandeurs.
Les expandeurs ont été en vogue dans les années 85-90 pour refaire un sein après cancer.
Le principe en est de dilater progressivement la peau par mise en place d’une prothèse en silicone gonflée petit à petit à travers un réservoir implanté à distance.
On parvient ainsi à dilater la peau, de façon considérable, ce qui autorise la mise en place de prothèses très volumineuses. Le gonflement se fait par piqure dans la peau au travers de la valve, deux fois par semaine : chaque fois, il faut injecter entre 20 et 40 cm3 de sérum physiologique à l’aide d’une aiguille ultra-fine.
C’est une sujétion pour les patientes : lors de l’ablation de l’expandeur, on s’est aperçu progressivement que le gain de peau était perdu et que la peau revenait mouler les prothèses mises en place. Or, ces techniques avaient été utilisées pour recréer certaines ptôses mammaires de façon à éviter l’opération sur le sein normal.
Finalement, le choix de notre équipe est qu’il vaut mieux réaliser des seins jolis après un cancer du sein plutôt que de refaire un sein résiduel. Nous avons abandonné, sauf cas très précis, la technique des expandeurs.
DES OPERATIONS PLUS SOPHISTIQUEES EN MATIERE DE RECONSTRUCTION DU SEIN ?
Un certain nombre d’auteurs, notamment américains (Shaw), préconisent l’emploi de lambeaux micro-chirurgicaux pris sur la fesse pour refaire un sein : par micro-chirurgie, ils anastomosent les vaisseaux au niveau d’un site receveur qui peut être intercostal ou axillaire.
Ces opérations très sophistiquées ont un peu l’inconvenance des techniques de lambeau abdominal transposé sur le grand droit. Ils sont assez longs à réaliser : l’anesthésie va durer deux heures et demie à quatre heures.

Or, pour nous, c’est un argument très important qui joue contre l’utilisation de cette méthode : en matière de reconstruction du sein après cancer, le chirurgien plasticien doit être respectueux des défenses naturelles de la patiente, et les opérations envisagées doivent être courtes et efficaces : une sorte de reconstruction éclair. C’est pour quoi nous ne favorisons pas les reconstructions par microchirurgie après un cancer du sein, au profil de technique plus simples.
CONCLUSION
La chirurgie mammaire reconstructrice après cancer du sein a fait d’immenses progrès : vouée aux gémonies il y a trente ans, considérés comme illégale et dangereuse car faisant courir un risque de cancer (voir l’hostilité qu’a subie le Pr. Pérel dans les années 50 !), elle est devenue parfaitement admise et est même un « must » chirurgical qu’il faut proposer aux patientes jeunes qui sont victimes d’un cancer du sein.
Les techniques se sont considérablement simplifiées. Nous avons appris à raccourcir les délais de reconstruction.
Enfin, l’essentiel est de travailler avec une équipe de cancérologues susceptibles, avant chaque étape, de vérifier l’état immunologique et l’imprégnation tumorale par l’étude des marqueurs nécessaires.
Mais l’association dans une même équipe d’un chirurgien généraliste et d’un cancérologue permet de donner à la patiente les meilleures chances de ne pas craindre que son image corporelle sera détruite.
Notre expérience a montré que cette chirurgie est hautement valable, très favorable au niveau physique et psychologique, et que les patientes était prêtes à largement supporter les aléas d’une reconstruction pour effacer les souvenirs amers du cancer.
Dans une série d’environ 200 patientes, nous avons eu 4% de récidives connues par nous à long terme. On peut donc affirmer qu’à cinq ans, cette chirurgie de reconstruction n’implique pas la récidive inéluctable pour des patientes condamnées.
C’est au contraire une chirurgie qui ouvre l’espérance d’une meilleure qualité de survie.

choisir son chirurgien par internet, sans cpnsultation, est ce raisonnable?

La réponse est assurément NON un article récent de la bible des revues professionnelles en chirurgie réparatrice et esthétique, le PRS le démontre; un article qui a été rapporté dans les médias internationaux (science daily et santé magazine!!)

Chirurgie esthétique : pourquoi il faut se méfier des avis en ligne

Il ne fait pas bon se référer aux commentaires et avis du net concernant le choix d’un chirurgien esthétique, démontre une nouvelle étude scientifique. Les auteurs expliquent pourquoi ces avis sont trompeurs.

Chirurgie esthétique : pourquoi il faut se méfier des avis en ligne© Istock

La tentation est grande, pour beaucoup de sujets, d’aller faire un tour sur les avis d’internet pour s’aider à faire un choix : restaurant, hôtel, magasin ou même médecin… De plus en plus d’entreprises et de personnes sont notées sur le web, via Google ou d’autres sites spécialisés.

Mais en matière de santé, et notamment de chirurgie esthétique, mieux vaudrait se méfier des avis laissés par les autres patients sur la Toile. C’est ce que conseillent des chercheurs américains de la Northwestern University, dont l’étude est parue dans le Plastic and Reconstructive Surgery Journal.

Leur étude a consisté à passer en revue 1 077 avis de patients ayant subi une reconstruction mammaire à visée esthétique, dont 935 étaient positifs, et 142 négatifs. Ces commentaires étaient déposés sur des plateformes en ligne telles que Google, Yelp ou RealSelf.

« Nous avons constaté que les gens qui écrivent ces avis sont soit très satisfaits ou très insatisfaits, donc il est difficile pour le consommateur d’obtenir des informations équilibrées« , a déclaré le Dr John Kim, professeur de chirurgie plastique à la Feinberg School of Medicine de l’université Northwestern, et coauteur de l’étude.

Si ce constat est assez évident, un autre l’est moins : les chercheurs ont constaté que les personnes laissaient parfois des commentaires surprenants, car ne portant pas sur la chirurgie en elle-même, mais sur tout ce qu’il y a autour, par exemple le fait que le personnel de la clinique réponde toujours au téléphone, ou qu’il soit poli, le temps d’attente etc. Certains internautes laissaient même des avis alors qu’ils n’avaient pas subi de chirurgie de la part du chirurgien en question, qu’ils avaient simplement vu en consultation !

Des avis très polarisés et qui ne présument en rien de l’expérience du praticien

Les chercheurs se sont également aperçus qu’une autre donnée illustrait la grande polarité des avis : il y avait beaucoup de commentaires à une ou cinq étoiles, mais beaucoup moins d’avis à 2, 3 ou 4 étoiles. C’est bien connu, les personnes moyennement contentes s’expriment généralement moins que les personnes très mécontentes ou ravies. En outre, les personnes mécontentes laissent généralement des commentaires plus longs que les autres, créant une fausse impression à la vue des avis.

Le Dr John Kim rappelle que ces avis n’indiquent rien sur l’expérience du chirurgien plastique : “Vous pourriez avoir pratiqué tranquillement et humblement pendant 20 ans, les patients penseront tout de même que quelqu’un avec 1000 avis, même s’il a beaucoup moins d’expérience, doit être meilleur”, regrette le chirurgien.

Ce dernier conseille aux patients cherchant un bon praticien de se fier davantage aux diplômes et certifications, de demander conseil auprès de leur médecin généraliste ou de leurs proches, et de rencontrer le chirurgien en question pour s’en faire un avis plutôt que de se fier aux avis en ligne.

Source : Science Daily